‹ Relation du voyage de Son Altesse Royale le prince de Galles en Amérique [microforme]Chapitre 14 sur 69 · RETIENS · texte numérisé non relu

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À Papproche du Prince, Québec fit de grands préparatifs pour le recevoir. Parmi les étrangers et les personnes de distinction qui s’y rendirent de divers points du Canada et des Etats-Unis, on remarquait les membres des deux chambres du Parlement invités à se réunir par le gouvernement exécutif, dans le but de célébrer

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la bienvenue de l'héritier présomptif qui avait entrepris ce long él voyage à leur demande ; tous les Evêques catholiques de la Pro-

vince; Lord Lyons, ministre britannique, le Barun de Guérolt, | ministre de Prusse à Washington et plusieurs consuls anglais et Ÿ étrangers de diverses parties de ce continent.

Le 18 août, de bonne heure dans la matinée, un grand nombre de bateaux à vapeur venus de Montréal et de différentes autres localités audelà de Québec et de ses environs, descendirent le fleuve pour alier à la rencontre de l’escadre royale. Le Mil, qui portait l’Amiral Milne, le Styx et le Valorous étaient aéjà depuis plusieurs jours dans la rade. Un des steamers de la ligne canadienne allant à Liverpool, quittait en même temps le port et s’arrêtait quelques instants auprès du Zero, à la Grosse Isle, pour recevoir les lettres et les dépêches qu’envoyaient en Angleterre ie Prince et les autres personnes de sa suite.

| À 3 heures, le Hero, l’Ariadne et le Flying Fish, escortés par

un grand nombre de steamboats et par d’autres embarcations de moindres dimensions, parurent au bout de la Pointe-Lévi. Aussitôt une salve d’artillerie fut tirée par les habitants de cette localité, dirigés par M. Lemoine, artiste pyrotechnique de Québec. Des démonstrations analogues, accompagnées du déploiement de bannières et de drapeanx et d’acclamations enthousiastes avaient partout accueilli ’escadre royale, durant son voyage sur le St. Laurent. La rive sud de ce fleuve, se compose des beaux comtés de Rimouski, de Témiscouata, de Kamouraska, de l’Islet, de Montmagny et de Bellechasse, exclusivement habités par une population d’origine française, dont les églises et les villages sont les plus riches ornements d’un paysage auquel rien ne saurait se comparer et qui, elle même, offre l’image parfaite de la paix, du bien-être, de la vertu et du bonheur.

À larrivée du Hero, les échos du bassin de Québec s’éveil- À lérent au bruit du canon de la citadelle, des vaisseaux ancrés ë dans la rade et de toutes les batteries de la vieille cité; en 4 un instant, les dômes, les elochers et les remparts firent envelop- FA pés d’une épaisse fumée. Les navires de lescadre répondirent Fl au salut, et à cet épouvantable fracas la pensée de plus d’untémoin à de cette fête se reporta d’elle-même aux jours de Montcalm et de [à Wolfe, alors que la flotte anglaise assaillait cette puissante forteresse. 4

Mais les joyeuses sonneries de toutes les cloches, rappelérent bientôt à la multitude que la cité de Champlain recevait comme son hôte l’héritier présomptif de la couronne d’Angleterre, un siècle Done après la grande lutte à laquelle nous venons de faire allusion.

La pluie était tombée toute la matinée et le ciel était encore couvert de nuages ; mais le temps finit heureusement par se mettre au beau, au grand contentement de la foule qui couvrait la terrasse Durham, les batteries, les toits des maisons et des édifices publics,

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