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du (1) Nous devons ces renseignements et beaucrup d'autres, au Meur American Cyclopædia, rédigée par MM. Dawes et Rapley, et publiée par le libraire Appleton.
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Boston Guzelle, publiée par James Franklin. Le même éditeur hitparaître, en 1821, le New England Courant. Benjamin Franklin
était apprenti chez son frere James, et à l’âge de 16 ans, celni dont on devait dire plus tard,
Éripuil calo fulmen, sceptrumque tyrannis,
écrivait pour le Courant. 1! en devint ensuite l'éditeur. Aujouid’hui Boston a 117 journaux, dont 9 sont quotidiens et 49 sont des périodiques. Parmi ces derniers, le North American Review et PAtlantic Monthly, jouissent d’une grande réputation. Il en est de même des écoles de Boston et de tout l'Etat du Massachussetts. La législation, en 11atière d’instruction publique, a servi de base à celle du Haut-Canada et une partie de ses dispositions se trouve reproduite dans celle du Bas-Canada. 11 y à deux colléges, une école normale, un institut pour les aveugles et un institut pour les idiots, dirigés par le Dr. Howe et dont on dit des prodiges, huit écoles de grammaire et ‘211 écoles primaires, fréquentées par 25,000 elèves. On trouve à Boston plusieurs grandes bibliothèques publiques ; celle de l’Athénée, à laquelle est aussi adjointe une valerie de statues et de tableaux, est la plus considérable ; eile con. tient 70,000 volumes. Malgré le grand nombre d’églises et de beaux édifices dont cette ville s’honore, ‘ Faneuil Hall”? et le vieil Hôtel du Gouvernement, sont ceux qui attirent le plus d’attention à raison des souvenirs historiques qui s’y rattachent.
Pour notre part, de toutes les villes des Etats-Unis que nous avons vues, Albany et Boston sont celles qui nous ont plu davantage et que nous avons quittées avec le plus de regret. Nous nous y trouvions même beaucoup plus chez nous que dans aucune de villes du Haut-Canada, Kingston peut-être excepté. II faut autre chose pour plaire à l’esprit que le spectacle d’une grande activité commerciale et d’une grande prospérité matérielle, que des rues tirées au cordeau et des maisons élégantes et régulières. La ville qui n’a point de sites pittoresques, qui n’a rien de vieux, rien qui porte l’empreinte du passé ne saurait parler bien longtemps à imagination de l’étranger.
Cependant, parmi les souvenirs historiques de Boston la savante, Phéroïque, la révolutionnaire, il en est d’anciens et même d’assez récents, qui sont loin de lui faire honneur. L’esprit d’intolérance et de persécution, (la chose n’est d’ailleurs que trop bien prouvée,) n’est pas incompatible avec l’esprit d’indéperdance et de révolte. Les puritains, qui s’étaient exilés pour leur religion, exilèrent à leur tour d1 milieu d’eux ceux qui n’étaient pas orthodoxes. Boston a eu ses procès pour cause d’hérésie, et mieux que cela, on pendit en 1654, pour crime de sorcellerie, Mde Anne Hibbins, parente du Gouverneur Bellingham. Quantité d’autres personnes furent accusées de la même manière, et surtout vers 1692, il y eût force procès et une grande irritation populaire contre les sorciers ; le Massachnssetts, tont comme l’Espagne, ent ses autodafés. Le
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célèbre Dr, Cottou Mather, gradué d’'Harvard, et qui faillit à plusieurs reprises en être élu président Mather, dont les nombreux écrits théologiques et scientifiques ont été tant admirés de Franklin, publia plusieurs traités contre la sorcellerie, et porte une grande part de la responsabilité des odieuses et absurdes cruautés exercées à cette époque. Le sombre fanatisme des premiers jours s’est malheureusement perpétué dans une certaine classe de la population, comme ne l’a que trop prouvé l’incendie du couvent des Ursulines du Mont Benedict.
Boston a été, du reste, la derniere ville d’ Amérique que le Prince ait visitée, car, au grand désappointement des citoyens de Portland, il ne fit qu’y apparaître pour s’embarquer à bord du féro, qui, ainsi que toute l’escadre, l°y attendait depuis plusieurs jours,
Îi y arriva le 20 d’octobre, à deux heures de l’après-midi. Toute: la milice de la ville était sur pied, et l’on peut dire que toute fa population, non seulement de Portland, mais des environs, était rassemblée à la gare du chemin de fer pour saluer, à son départ, le jeune Prince, que l’on regrettait de ne pas voir plus longtemps. Mais dans tout le voyage, le Prince et le Duc de Newcastle avaient tenu à ce que l'itinéraire tracé d'avance fut suivi avec la plue grande ponctualité. [Il était dit que S. A. R. s’embarquerait à Portland le 20 octobre, à trois heures de l'après-midi, et rien, pas inème le désir d’être agréable à une population presque canadienne, puisque ce port de mer est lié an Canada par le chemin de fer di St. Laurent à l’Atlantique, ne put décider les nobles voyageurs à retarder d’un instant leur départ.
S. À, R, eut le plaisir de revoir le Premier Ministre du Canada, le Ministre des Travaux Publics, le Maire de Montréal et beaucoup d’autres personnages distingués des autres colonies anglaises, aceourns à Portland pour lui dire adieu.
Le Maire et les principaux citoyens de Portland conduisirent le Prince à travers les rues de la ville, ornées de verdure et de drapeaux, et encombrées d’une foule immense, jusqu’au quai Victoria, où S. À. R, descendit dars une des chaloupes du Héro et gagna cette frégate au milieu des acclamations de la multitude, des hourrahs des matelots nerchés sur les vergues des vaisseaux et des salves d'artillerie tirées par les batteries de la ville, par les canons de l’escadre du Prinèe et de celle de lAmiral Milnes; puis, S. A, R. étant à bord, son étendard fut hissé au grand mât üe la frégate, puis, après quelques instants de silence, un derniei coup de canon fut tiré ; c’était l’ordre de lever l’ancre, et lorsque ce dernier écho de toutes les ovations qu’Albert Edouard, Prince de Galles, avait reçu sur la terre d'Amérique, eût fini de retentir, le Hero, l'Ariadne et le Flying Fish gagnèrent la haute mer.
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