‹ Relation du voyage de Son Altesse Royale le prince de Galles en Amérique [microforme]Chapitre 39 sur 69 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Du 23 juillet au 20 d’octobre, c’est-à-dire dans un peu moius de trois mois, le Prince de Galles à parcouru les provinces anglaises lu golfe St. Laurent, le Canada, les Etats de l'Ouest et ceux du Nord de l’Amérique, faisant en tout plus de 6000 milles de route. Le seul fait de cette immense et rapide excursion, dont le simple énoncé eût eflrayé nos ancétres—tout grands marcheurs qu’ils tussent à la raquette—ce seul fait était par lui-méme bien digne Pattirer l’atiention.

Pour l’Empire Britannique, pour les colonies et pour les Etats- Unis, il y avait là bien autre chose qu’un phénomène extraordinaire de locomotion et presque d’ubiquité. Les rapprochements historiques que svggérait ce voyage ont été pleinement développés ans les nombreuses adresses et harangues que nous avons fait passer sous les yeux de nos lecteurs, et ce serait abuser de leu: patience que de les résumer ici; mais qu’il nous soit permis de dire que le voyage de lhéritier présomptif, entrepris précisément au moment où les colonies anglaises de ce continent aiteignaient un si grand degré d’iniportance et où la grande république des Etats- Unis se trouvait à la veille d'événements aussi graves que ceux dont il a pu voir les pronostics certains, nous semble avoir en Inimême quelque chose de providentiel. Quelles que soient les épreuves que Dieu réserve à l’Amérique, dans ces jours où la face de la terre change et se renouvelle à vue d’æil, le jeune Prince, appelé à régner sur uue si grande partie de ce continent, aura sur nos contrées ces idées précises qu’une conncissance personnelle peut seule donner. Nous nous flattons même que le peuple qui habite les bords du Nt. Laurent, et qui, après avoir poussé j:squ’à lhéroïsme sa résistance aux armées des ancêtres de S, À, R., a depuis combattu, à ‘eux renrises, sous leurs drapeaux, avec le même courage et l1 même fidélité, n’aura point laissé dans son esprit une impression trop défavorable ; nous croyons, au contraire, qu’il en garde l’image comme un doux et excellent tableau de félicité, d’honnêteté, d’intelligente et paisible industrie, de dévouement modeste, mais sincère. D’un autre côté, les peuples ne sont guères gouvernés par des idées purement métaphysiques, et le pouvoir à

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ei besoin d'imprimer daus l'imagination popuiaire comme une efligie et à aimée et vénérée cle tous. La puissance britannique ne saurait, | peus nos populations, être mieux représentée que par l'apparition

rillante et gracieuse dont elles conserveront longtemps le sou-

venir.

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