L’ADIEU
Puissent long-temps ces bords jouir de ta présence
Vain désir ! il le faut, le deuil de ton absence jientot va commencer pour nous !....
La nuit va dérober l’astre toujours fidèie !....
À travers l'océan, la gentille hirondelle
Va fuir vers des climats plus doux,
fl faut que le soleil éclare une autre plage ; [1 faut que le bonheur, dans sa course volage,
Brille et s’efface tour à tour ! |
Il faut rendre à son fils ta glorieuse mère |
Dont l'amour inquiet, dont la tristesse amère { Demande à Dieu ton prompt retour !
Pour nous, elle a bravé l'angoisse maternelle!
De ce sublime effort la mémoire éternelle Dans ces lieux bénira son nom!
Dis-lui que pour louer ses vertus intrépides,
Sur le fleuve géant, l'écho des Laurentides
Domine la voix du canon !
Prince, adieu! va remplir tes grandes destinées ! La gloire, souriant à tes jeunes années Te convie au festin des rois!
Nous te suivrons, de loin, dans tn ‘: carrière ; Pour toi, de nos enfants lu? privre Monte au ciel du pied de la Croix!