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Notre Auguste Souveraine les HApeE également. Dans tous Les lieux où il a passé, on s’est accordé à faire la même observation. La procession défila par les rues magnifiquement décorées d’arcs de triomphe couverts de feuillage, dont les plus beaux, sans contredit et par une coincidence anomale, se trouvaient être ceux qui avaient été élevés par l’archevêque et les Francs-maçons. Dans le cortège qui avait plus d’un mille d’étendue, on remarquait les indiens dont le costume étrange est indescriptible et les nègres qui semblent être très nombreux à Halifax ; ces derniers portaient une bannière sur laquelle on lisait cette inscription : ‘ Liberté à lesclave ! ”” Les enfants noirs et les enfants blancs marchaient pêlemêle ; les petite filles, cela va sans dire, étaient toutes vêtues de la dernière couleur. Au passage du Prince, ils entonnèrent le chant suivant sur l’air de l’hymne national :
Welcome our Royal guest!
Welcome from every breast, From ev'ry tongue, From hearts both warm and true, Hearts that beat high for you ; Loudly our welcome due To thee be sung.
Prince of a lofty line, The virtues all be thine, Which grace Our Queen; To ber we pay throngh thee, Love faith and loyalty, Homage which fits the free God save the Queen !
Durant le défilé de la procession, le Prince et son Etat Major étaient à cheval ; le bruit du canon et l’aspect des arcs de triomphe et des pavillons tourmentaient sa monture. On eût occasion d’admirer son habileté comme cavalier. Daus la soirée, Son Altesse Royale dina avec les principaux fonctionnaires de la colonie, et il y eut une illumination générale de la ville et de la flotte, accompagnée d’un feu d'artifice du plus magique effet. Le lendemain, mardi, le Prince fit la revue des troupes, en présence d’au moins 25,000 spectateurs. [1 visita ensuite la maison construite pour son grand-père, le duc de Kent, sur les bords du bassin de Bedford, puis assista aux jeux des sauvages. Le même jour, M. J. Caldwell, maire d’Halifax, donna un gouter ({unch) auquel furent conviés un grand nombre des représentants de la presse des Etats-Unis et du Canada et plusieurs étrangers distingués parmi lesquels on remarquait, M. H. Lincoln, maire de Boston, et M. C. $S. Rodier, maire de Montréal. Ce dernier fit en anglais et en français des discours qui furent couverts d’applaudissements. Le Prince, dans la soirée, se rendit à un bal donné daus un édifice élevé temporairement pres de l’hôtel du gouvernement et décoré avec un goût exquis. Les murs étaient cou-
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verts de bannières sur lesquelles on lisait les noms des hommes eminents de la Nouvelle-Ecosse, et entre autres eeux de 4 Williams, ”? ‘“Inglis”” et “ Dawson.” Dans la salle de bal, des jets de gaz formaient des inscriptions ; celle qui était au-dessus du dais du Prince était ainsi conçue : Matris carissimæ jlli care. Le troisième jour, il y eut lever, suivi de régattes, et dans la soirée grande réception chez Lady Mulgrave. Jeudi matin, à 7 heures, Son Altesse Royale, quitta Halifax et se rendit en chemin de fer à Windsor, ville distante d’à peu près quarante-cinq milles, où le Prince et son entourage arrivèrent un peu après une heure de l’après-midi. Comme cette ville possède une université, la plupart des inscriptions des arcs de triomphe étaient en latin, telles que les suivantes : Principis est virlus nosse suos, et Mænia ipsa atque tecta exultant. Ceci nous rappelle la belle inscription tirée des Psaumes que l’on avait placée sur le palais de l’archevêque d’Halifax : Prospere, procede et regna. Après avoir reçu des adresses et prit part à un déjeuner, donné dans la station du chemin de fer, le Prince et sa suite se dirigèrent vers Hartsport, situé à environ sept milles plus loin et du côté où se trouve Cornwallis et où le S{yr avait jeté J’ancre pour les attendre, l’eau ne se trouvant pas assez profonde à Windsor.
Dès que le Prince et sa suite furent à bord, le navire fit voile our St. Jean, dans le Nouveau Brunswick. Lord Mulgrave et Amiral Milne revinrent, de leur côté, à Halifax d’où ils se ren-
dirent dans le Bas-Canada.