XXXVII . F
Les auteurs qui signalent cette première tentative de la Compagnie d'Occident ne disent pas les moyens employés. Ces huit cents hommes étaient-ils tous volontaires 2 Quelques-uns seulement étaient-ils volontaires et les autres des vagabonds, des malfaiteurs, des déserteurs enlevés de force ? On peut seulement constater que, en 1720, les enlèvements se faisaient avec une dureté excessive, donnaient lieu à des abus incroyables (1) ; qu’en 1723, Nompar de Caumont, duc dela Force, comparut devant le Parlement de Paris pour avoir fait enlever quatre cents familles, composant au moins mille personnes. (2).
Tous ces hommes arrachés violemment de leur pays, aigris par les mauvais traitements, faisaient de fort mauvaises recrues. On devait, quand ils arrivaient, les entourer de soins intelligents et leur donner les moyens de vivre honorablement. On aurait ainsi relevé les uns de leur dégradation morale, adouci l’amertume de ceux qui étaient victimes de parents avides ou d’ennemis sans scrupule. On les laissait, au contraire, périr de misère ; aussi ne se souciaient-ils point de mourir pour la colonie. Ceux que
(1) Saint-Simon, Mémoires complets et authentiques, t. x1, p. 284, 85. Ed. Cheruel, Paris, Hachette, 1864.
(2) I donnait quarante livres pour un homme, autant pour une femme, moitié moins pour un enfant, Comme il était grand seigneur, 1] fut condamné à la réprimande. Oriant, Bernard, Landais, ses instruments, furent condämnés Leaucoup plus sévèrement, (Journal de 8arlier, Ie série, pp. 136, 137. Paris, Charpentier, 1857.
NXXIX
l'on armait demandaient à poser les armes au premier coup de feu.
En 1719, nous disputions à l'Espagne la baie de Pensacola. Un coup de main hardi nous en avait livré le fort. Quand les Espagnols se présentérent pour le reprendre, notre garnison se rendit sans coup férir, malgré les instances des officiers. Peu de temps après, une troupe ennemie ravageait nos campagnes. Vigoureusement poursuivie. elle fat en partie détruite, en partie capturée. Au nombre des prisonniers se trouvaient dix-huit Français. Bienville cassa la tête à dix-sept, Serigny pendit le dernier.
La même année, après la prise de Pensacola, Champmêlin trouva aussi des Français parmi les prisonniers. 11 pendit les uns et condamna les autres aux galères (1).
Les désertions, malgré ces rigueurs, continuérent à se produire avec la même intensité. Après la guerre, on vit des compagnies passer avec leurs chefs à la Caroline ou dans les possessions espagnoles, Parmi ces déserteurs, se trouvaient souvent d’honnêtes gens venus volontairement à La Louisiane. En voici un exemple. Lesieur Duclos, conduisant un traversier richement chargé, fut rencontré par une troupe de déserteurs. Ils lui prirent des vivres et des boissons. Comme ils se retiraient sans toucher aux mar-
(A) Voir sur la guerre soutenue par la colonie contre l'Espagne : Charlevoix, loc. cit, t. 1v, pp. 199-223, — Le Page du Pratz, Hist. de lu Louisiane, t. 1, pp. 93-104. — Histoire générale des Voyages, t. x1v, p. 637. — Barcii, Ensayo cronologico, pp. 33-62.
chandises, il leur en manifesta son étonnement. « Nous ne sommes pas des voleurs, » lui répondirent-ils, « mais de braves gens allant demander notre vie à d’autres nations parce que la nôtre nous laisse mourir de faim. »
Cet état de choses allait cesser. Le 26 mai 1722, Bienville recevait enfin l'ordre de transporter à la Nouvelle- Orléans l'état-major de la Colonie. « IL me paroit » dit-il. « qu'on ne pouvoit prendre un meilleur party, attendu la < bonté du terrein le long du fleuve, propre à produire de « toute sorte de denrée et mesme de l’indigo, suivant les « épreuves qui en ont été faites par les habitans l'an der- « nier. On pretend mesme que la qualité est meilleure < que celle de celuy qui vient dans les îles de l'Amérique. < Il en resulte encore un avantage considerable pour la < facilité du dechargement des vaisseaux que l’on amare < aux portes des magasins. » Après avoir rappelé ce qu'il avait dit au Conseil de l'écoulement de la barre, il annonçait qu'on y construisait des batteries et des lorements pour garantir l'entrée de toute surprise (1).
Le 4 mars 1722, il avait écrit au Conseil que deux fois l'ingénieur Pauger avait descendu le Mississipi jusqu'à la
mer; que les navires tirant quinze pieds d’eau pouvaient entrer en toute sûreté. Si l’on avait pris Le parti, de se fixer à la Nouvelle-Orléans, tous les effets et vivres, ajoutait-il, se seraient consommés utilement pour la colome, on aurait
(1) Lettre de Bienville du 23 février 1723 (Ms. Arch. du Min. de la Mar. — Communication de M. Boimare).
sauvé les nègres et les ouvriers en les débarquant sur de beaux terrains. Au lieu de cela, tout se consomme sans profit. Forcés d'aller au Biloxi chercher des bras et tout ce dont ils ont besoin, les anciens colons se trouvent fort gênés et limitent leurs exploitations.
Il annonçait en outre que, en compagnie du P. Charlevoix, il avait sondé les embouchures et les avait trouvées plus sûres et plus profondes que lors de sa première visite: que, devant la Balise, susceptible de recevoir un fort et des magasins, on pouvait mettre quinze à vingt vaisseaux à l'abri de la mer et des vents (1).
Le jour où la Compagnie des Indes, répondant aux instances de Bienville, couronna la Nouvelle-Orléans capitale, la colonie louisianaise fut définitivement fondée.
En 1722, l’évêque de Québec, d'accord avec la Compugnie, divisa la Louisiane en trois juridictions spirituelles desservies par les Capucins, les Carmes et les Jésuites (2).
Les Capucins, « dit Bossu, » « sont les premiers moines « qui passerent à la nouvelle Orléans en 1723 comme « Missionnaires. Le Supérieur est Curé de la Paroisse :
(1) Lettre de Bienville du 4 mars 1122, (Ms. Arch. du Min. de la Mar. — Communication de M. Boimare).
(@) V. Infrà, appendice, note I.
« ces bons Religieux ne s'occupent que des affaires rela- « tives à leur ministère.
« Les Jésuites, deux ans après, sesont établis à la Loui- « siane ; ces fins politiques, ont trouvé le secret d'exploi- “ter Ta plus riche habitation de la Colonie, que leurs in- « trigues leur ont fait obtenir » (1).
A côté de cette appréciation, il semble convenable de rappeler ces paroles de Périer, successeur de Bienville, dans une lettre officielle du 14 août 1728: « Tout le «monde se loue des Jesuites des postes où ils sont. Je dois < vous dire qu'ils y font beaucoup de bien. Les postes qui « étoient les plus débordez, comme les Alibamous et les « Yasous, sont tout à fait changez » (2).
Au mois d'octobre 1726, Périer, lieutenant de vaisseau, avait remplacé Bienville.
Jusqu'à cette époque, les Louisianais n'avaient pu faire instruire leurs enfants qu'en les envoyant en France. Quelques familles riches se résolvaient à l'éloignement de leurs garcons (3); mais niriches ni pauvres ne voulaient en
(1) Bossu, Nouveaux voyages aux Indes Occidentales, l'° part. p. 28,
@) V. Infrà, app. n. I.
(3) « Les Créoles, en général sont trés-braves, grands et bien faits ; «ils ont beaucoup de dispositions pour les Arts et les Sciences ; mais « comme ils ne peuvent les cultiver parfaitement pour la disctte de « bons maitres, les pères riches bien intentionnés ne manquent point « d'envoyer leurs enfants en France, comme à ln première Ecole du « montle, en tous genres, (Bossu, Nouveaux voyages aux Indes occi- « dentales, 1° partie , p. 26; Paris, 1768). »
faire autant pour les filles. Une fille a besoin, pour atteindre la perfection morale et physique dont elle est susceptible, des soins intimes et des affectueuses caresses de sa mère. C’est la raison qui empéchait les dames louisianaises de se séparer de leurs filles par l'Océan.
Dans cette position pénible, les colons avaient toujours les yeux tournés vers la France. La Louisiane leur semblait un lieu d’exil. Is se hâtaient d'y faire fortune et ne pensaient guère à son avenir.
Bienville avait compris et fait comprendre à la Compagnie que, pour fixer les familles au sol, il fallait pourvoir à l'instruction des enfants. Des démarches faites pour obtenir des sœurs grises n’ayant pas abouti, le P. de Beaubois, jésuite, offrit de faire venir des Ursulines. Sa proposition fut acceptée et le 13 septembre 1726 on signa ui traité par lequel six de ces religieuses devaient être chargées de tenir l'hôpital et d'instruire les filles de la Nouvelle-Orléans (1).
(1) L'original du contrat passé, le 13 septembre 1726, entre les Ursulines et la Compagnie des Indes, est conservé aux Archives du Ministère de la Marine. Il est signé :
Pour la Compagnie, par l'abbé Raguet, J, Morin, Dartaguette-Diron, Castanier, Faintard, Fromaget et Langeoïs ;
Pour les Ursulines, par la sœur Buscoli de Saint-Amand, première Supérieure des Ursulines de France, par les mères Tranchepain, Jude et Le Boulenger.
Cette pièce à été publiée en anglais, par French, dans le 8° vol, de l'Historical Collections of Louisiana.
Le 12 janvier 1727, la future communauté se trouvait réunie dans l'infirmerie des Ursulines d'Hennebon pour reconnaître comme supérieure la mère Tranchepain de Saint-Augustin (1).
Toutes vinrent «lui rendre leurs soumissions selon « leur rang de profession comme il suit :
« Sœur Marguérite Jude de St. Jean l'Evangeliste, « professe dela Communauté de Rouen.
< Sœur Marianne Boulanger de St, Angelique de « Rouen.
« Sœur Marie de Mahieu de St. Fs de Xavier, professe . dela Communauté du Hàvre.
« Sœur Renée Guiquel de Ste Marie, professe de « Vannes.
« Sœur Marguerite de Salaon de Ste Therèse de « Ploërmel.
< Sœur Cécile Cavalier (2) de St. Joseph, professe de la « Communauté d'Elbœuf.
(1) La mère Tranchepain appartenait à une famille riche et protestante. Elle abjura entre les mains du grand vicaire de l'archevêque de Rouen et prit le voile aux Ursulines en 1699.
(Relation du voyage des premieres Ursulines à la Nouvelle Orleans et de leur établissement en cette ville. Par la Rev. Mère St. Augustin de Tranchepain, supérieure. Avec les lettres circulaires de quelques unes de ses sœurs, et de la dite Mère, p. 54. Nouvelle York, Isle de Mavate, de la presse Cramoisy de Jean-Marie Shea, M.DCCC L. IX. (Bibl. Nat. L K1? 871. Réserve).
(2) Madeleine Hachard dit: Cavelier. et c'est assurément Cavelier qu'il faut.
« Sœur Marianne Dain de Ste Marthe, professe de la «< Communauté de Hennebon.
« Sœur Marie Hachard de St. Stanislas, novice.
« Sœur Claude Massy, seculière de Chœur.
« Sœur Anne, seculière converse. » (1).
Elles s'embarquèrent le 22 février et arrivèrent à la Nouvelle-Orléans le 7 août, après avoir éprouvé de grandes fatigues, vu de près les corsaires, connu les angoisses du branle-bas de combat.
Les Louisianais leur firent la réception la plus sympathique.
« Les Pères et Mères, « écrit Madeleine Hachard, « sont transportez de joye de nous voir, disant qu'ils ne se « soucient plus de retourner en France puisqu'ils ont de- « quoi procurer l'instruction à leurs filles. ... et c'est « à qui nous envoira le plus, ce qui nous charge d’obliga- « tions presque envers tout le monde. »
Le monastère que leur construisait la compagnie n'était pas prêt. On leur donna provisoirement la maison que Bienville venait de quitter. Ce provisoire, qui devait être de six mois, dura plus de six ans. Ce n'est qu'en 1734 qu'elles furent installées (2). Entre cette dateet celle de 1727, seplacent des événements douloureux pour la petite communauté.
(1) Relation du voyage des premières Ursulines à la Nourelle Orléans, etc., pp. 5, 6.
@) V. Infrà,n. vi.
A la suite de la relation de la Mére Tranchepain, sous cetitre: Lettres de quelques Religieuses decedees dans le Monastère des Ursulines de la Nouvelle Orléans, écriles par la Mère St. Augustin, on lrouve de la p. 39 à la p.48 trois pièces dont voici les premières lignes :
I. «Le G Juillet 1728, est décédée notre très chère Sr « Madeleine Mahieu de St. F. Xavier, professe du «< Havre. » signé: Sr. Marie Tranchepan de St. Augustin, supérieure.
IT. « Le 14 Août, 1721 (1731) est décédée notre « chère Mére Marguerite Judde de St. Jean Y'Evangeliste.» signé : Sr. de St. Augustin, supérieure.
III. « Le 5 Septembre 1733, est décédée notre chère « Sœur Marguerite Talaon de Ste. Therese, professe de « Ploërmel, en Bretagne. » signé : Sr. de St. Augus- « Lin, Supérieure. »
À la suite, p. 54, se trouve une quatrième pièce sans signature intitulée : Lettre circulaire sur la mort de la Mère Marie Tranchepain de St. Augustin.
Cette religieuse était morte le 11 novembre 1733, au moment de prendre enfin possession du monastère, ce qui fait dire à ses compagnes, dans leur lettre circulaire, qu'elle expira, comme Moïse, en vue de la terre de Chanaan.
En arrivant elles ouvrirent leurécole et«commencèrent à « instruire les jeunes filles avec un succès qui causa beau-
« coup de satisfaction à la colonie. » (1). Dès 1728, elles élendirent leurs soins aux sauvagesses et aux négressas (2).
Depuis cette époque, elles continuent les mèmes fonctions, avec le même zèle, au milieu du quartier français de la Nouvelle-Orléans.
Elles n'étaient pas les premières des Ursulines et des Normandes qui traversaient les mers pour porter l'instruction aux jeunes francaises et aux petites sauvauesses.
En 1634, le P. Le Jeune, supérieur des missions du Canada, demandait que l'on établit à Québec un sémi- -naire pour les garçons « etavec le temps un pour les filles, « soubs la conduitte de quelque braue maistresse, que le « zele de la gloire de Dieu et l'affection du salut de ces peuples fera passer icy, auec quelques Compagnes animées de pareil courage (3). » L'année suivante, rap-
pelant les soins que les Hospitalières de Dieppe donnaient aux malades et aux sauvages qu’on leur envoyait, il ajoutait : «Si vn monastere semblable à celuy-là, estoit en la « Nouuelle France, leur charité feroit plus pour la con-
(1) V. Infrà, App. N. I, ad finem, et N. VI.
(2) V. Infrà, App. N. 1. — Bossu, Loc, cit. - Ie part, p. 28. — Dans deux mémoires que je crois postérieurs à 1740, elles figurent au budget de la colonie pour 12,000 1., savoir : pour entretien de douze religieuses 6,000 1.; pour entretien des filles pauvres orphelines 6,000 1. (Bibl, Nat., MM'F. Françus, n° 12,224, pp. 365, 68 et 70.)
(3) Relations des Jésuites, — Relation du P. Pavl Le leune, de 1634, p. 12, ©, 1, — Québec, 1858.
«< uersion des Sauuages, que toutes nos courses et nos « paroles. » (1).
Ces souhaits furent entendus de la Cour et des couvents. Me de Combalet, duchesse d'Aiguillon, nièce du cardinal de Richelieu, résolut aussitôt de fonder à Québec une maison d'Hospitalières et promit d'envoyer, l'année suivante, six ouvriers pour leur préparer un logement (2).
Dans le même temps, une dame normande, Marie Madeleine de Chauvigny, veuve deM. dela Peltrie (3), résolut de consacrer sa fortune et sa vie à l'éducation des jeunes canadiennes. Elle choisit pour l'aider dans sa mission plusieurs Ursulines de la maison de Tours, une de celle de Dieppe, sœur Cécile de Sainte-Croix (4), et partit de Dieppe le 4 mai 1639 avec les Hospitalières que la duchesse d’Aiguillon avait obtenues de la communauté de cette ville (5).
Dans une lettre datée de « Kebec, le 2 septembre
() Relations du P, Pavl Le Ieune, de 1635, p. 8, c. 2.
(2) Relation du P. Pavl Le Jeune, de 1636, pp. 5, 6.
(3) Madame de la Peltrie était d'Alençon. Elle naquit en 1603. Sa famille appartenait à la haute noblesse de la Normandie. Elle eut toujours beaucoup de penchant pour la vie claustrale. (M. Parkman, The Jesuits in north America, pp. 168 et seq., 5 éd. Boston, 1870. — Charlevoix, loc, cit., t. IV, pp. 320-23,
(4) François de Harlay autorisa le départ de celle-ci par lettre du 21 avril 1639, (4rch. dép. de la Seinc-Inférieure, série D, p. 345.)
(5) M. F. Parkman, The Jesuits in North America, p. 181.
1639 » (1), sœur Cécile raconte à sa supérieure les péripêties de la traversée et l'installation de la petite çolonie.
De violentes tempêtes les assaillirent. Elles passèrent parfois des jours et des nuits sans pouvoir se coucher ni s'asseoir; souvent elles désespéi crent d'arriver à destination et perdirent même le souveuir du Canada. Toutes les craintes qu'elles avaient successivement éprouvées furent un jour dépassées.
Elles étaient dans le réduit qui leur servait de chambre commune. La températureëtait devenue tout-h-coup aussi froide qu’au mois de janvier (2). Le P. Vimont vint à elles en disant : « Nous sommes morts! » La mort, en effet, se présentait à eux menacante, inflexible, horrible, sous la forme d'un îce-berg, montagne de glace « grande come vne ville. » Le navire était alors sur la route que suivent les glaces qui descendent des régions polaires par le détroit de Davis. Le temps était brumeux et quand on vit le danger, il ne semblait plus possible de l'éviter. L'équipage poussa des cris lamentables.
Les religieux et les religieuses, réunis pour mourir ensemble, firent un vœu et attendirent, le cœur palpitant, le choc qui devait les plonger dans l’abime. M"° de la Peltrie
(D) Arch. dép. de la Seine-Inférieure, Série D, p. 408.
(2) « Quelque temps auparauant que lon les aperseut (les ice-bergs) « il fesoit froit com au mois de janvier » /Lett. ms. de sœur Cecile de Sainte-Croix).
0 font comme colloôc sœur Mario do lnearnation, « ol «je disposais mos habits, s dit collezei. à Pour mo trouver dans un état décont lorsque Lo vaissonn viendrait h so
briser, + (1. « ne me vint,» dit h son tour Ca ile, ee une fonehante naiveté. « vne soulo pensée de Mes poele? ni erainte du ingemt ni de lonlor, Ta « sonlle crainte de mourirdans la morme suit etmodura
Sques 4 co que lo pore fut sorti que te commeoncai de < rontror dans moymesme.s
Cependant un matelot, quisemble avoir conserve un pou de sang-froid, so précipita sur lo gouvornat. Sous sos of torts désosporés lo navire changea subitement de direction Eglise fromphant auprès de l'iveebo D?
Rontemps, patron du navire, descondit alors chez los rolionses on eriant miracle ol leur tit voir, À l'ar viôre, la montagne de glace dont le sommet so perdait dans Ta brume,
Elles arrivérent à Tadonssne lo 20 Juillet, à Québoe lo août, vors los huit heures du MAN, Quandon out ro-
nu lour barque, le gouverneur los CNVOYA chorehor dass une chaloupe tapissée, vint au-devant d'elles avec son ie itonant et los ro cut avec beaucoup de courtoisie s Sitost que nous fusmes descendues à terre,» dit sœur Cecile, «nous nous mismes À genoux of le R, pere Vimont SAVE priore pour tous, Nous allagmes droiten l'eglise,
COR Casgrain, Histoire de la Mère Marie de l'Incarnation, première
Supérienute des Ursuiinss de la Nouvelle Francs, pp, 309: Ve id. Québec, 1865 î \
«on chanta de tedeum, entendismes Va Ste Messe ol “ COMMUNIANMNOS, puisapres ons vinmes satuer M Te gou “ Verneur en sa maison, » Dans sa relation do 1649, Le PPaul Le deune ajoute qu'elle ont baise la terre, qu'elle: étaient aus fraiches ebaussi vermoltles que quand elles partirent de France et que te canon retentit de tous côtés, Aprés une courte visite dans les villages de la banlieue de Québec, nos religieuses commencérent, Tes unes soi
puer Los malades, les autres, oinstruire les enfants (D: