‹ Relation faite par m. de Fontrailles des choses particulières de la courChapitre 25 sur 89 · NOUVELLE ÉDITION DE LEURS MÉMOIRES · texte numérisé non relu

NOUVELLE ÉDITION DE LEURS MÉMOIRES

'oir étadié, dans l'histoire de lears mefoes , la marche des entreprises , en 'lées, que firent les deux personnages ila Fronde, le cardinal de Retz, dont e le génie si admirablement reproduit ropres Mémoires (1), et le prince de fidèlement peint dans ceux de Pierre ît mieux encore dans les longues lettres lit à cet habile et fidèle agent de ses

1 est triste et pénible pour rob«U!rvateur de redescendre aux personnages subalaux événements d'une bien moindre e préparaient très-péniblement et que Qt plus mal encore d'inquiètes médiocrités par hasard à de puissants personnaellement incapables d'amener à leurs Qjorations qu'elles rêvaient. Ces méle manquaient point de confiance en es, mais le cocfur et le génie leur failours.

in en effet des grands mouvements po- •alevés par le coadjuteur de Paris , et !s combinaisons politiques et stratégiuis de Bourbon prince de Condé , aux jets d'assassinat , froidement calculés ispices de messeigneurs Gaston d'Or- Louis , comte de Soissons , par des Is que Montrésor, Saint-Ibar , La Ghâailies , et même Beaufort , le Boi-deson consulte les Mémoires qu'ils ont r expliquer leur inaction dans le moif , et leur manque de cœur lorsque le l'énergie étaient la condition du succès, t rejeter attentivement la faute sur les nrés; et si leur entreprise a échoué, abeur de leurs ennemis, et au sort qui protéger ceux-ci , qu'ils s'en prennent tion comme sans pudeur.

m doit donc chercher et ce que l'on peut trouver dans les Mémoires de Montréns la Relation de F ontr ailles^ ce sont données sur de petites conjurations,

1« de la 3< série de la collection de MM. Mi- •ujoulat.

2 de la même sérii .

racontées en détail par des témoins oculaires, et dont l'authenticité paraît suffisamment établie au moyen de nombreux documents contemporains.

Gaston d'Orléans, esprit faible et indécis , toujours prêt à entrer dans un complot, bien plus empressé encore de s'en retirer, qui fit sa paix avec le pouvoir qu'il voulait abattre en lui livrant ses conjurés, fut de tout temps gouverné par ses favoris ; ils étaient pour ce prince une nécessité de sa vie : aussi ces tristes bénéfices ne furent-ils jamais vacants. Poyiaurens, Montrésor, l'abbé de La Bivière , et pendant quelque temps le cardinal de Betz, se succédèrent tour à tour et ne furent pas plus heureux les uns que les autres ; ils ne pouvaient pas changer le naturel de leur roattre. Gaston conserva toujours son caractère faible et indécis; on le vit toujours montrer le même empressement à tout entreprendre contre l'autorité d'un premier ministre favori , et la même crainte au moment de l'exécution des projets le plus longuement médités pour lui et avec lui.

Le comte de Soissons, persécuté par le cardinal de Richelieu, était devenu aussi le centre des mal contents de la cour; mais sa fermeté et son habileté sont restées bien moins problématiques que celles de Gaston : Soissons périt malheureusement, après avoir remporté une signalée victoire sur les armées du roi de France, son souverain, et au moment où il espérait enfin abattre la tyrannie de Richelieu. Saint-Ibar, proche parent de Montrésor, exerçait une grande influence sur l'esprit du comte de Soissons. Dans le même temps Montrésor gouvernait absolument le duc d'Orléans. Ces deux favoris réunirent leur influence pour amener on rapprochement entre les deux princes autrefois divisés, et tous les deux, mécoutenls du cardinal premier ministre , se trouvèrent très portés à tout entreprendre contre sa vie. Fontrailles (3), ami commun de Montrésor et de Saint-Ibar, assista à tous les conseils tenus par eux , et il eut une très-grande part dans toutes

(3) Louis d' Astarac , vicomte de Fontrailles, marquis de Marestang , né dans les premières années du dii-septième siècle.

NOTICB sua MONTBESOR ET PONTRAILLBS,

les résolutions qai forent adoptées. C'est donc à la conjuration de Gaston d'Orléans et de Loois de Boorbon comte de Soissons, oo encore de Gaston toot seal , que se rapportent les Mémoires de Montrétor et la Relation de Fonirailles,

Claude de Bourdeille, comte de Montrésor, était issu d*une des plus anciennes familles de France, et, sans remonter aux deux guerriers de ce nom qui , selon les chroniques , auraient péri , Fun du temps de Cbarlemagne , à la bataille de Ronce- Taux, l'autre en Egypte, dans la croisade du saint roi Louis IX, nous mentionnerons cependant Elle de Bourdeille, archevêque de Tours en 1468, grand défenseur de TEglise contre l'empire, mort en odeur de sainteté, a C'étoitun pieux et ferme soutien des immunités ecclésiastiques, dit le généalogiste, ce qui fut cause que le parlement ordonna la saisie de son temporel ; il écrivit contre la pragmatique-sanction, ce qui fut cauie que Sixte lY le fit cardinal en 1483 et qu'il fut béatifié quelques années plus tard. » Parmi les personnages de la famille de Montrésor , il s*en trouve encore un appartenant à l'ordre ecclésiastique, mais plus célèbre par ses mémoires et ses relations de voyages que par la sainteté de sa vie : c'est Pierre de Bourdeille , abbé de Branlôme, Il trouvait son neveu « si bien né et si joli » qu'il lui légua son château de Richemont , espérant que la reconnaissance lui ferait respecter sa mémoire et lui ferait dire: «Voilà un présent que mon grand oncle me fit. »

Le mariage du duc d'Orléans avec mademoiselle de Montpensier, parente de Montrésor, fit admettre celui-ci dans l'intimité de ce duc. Claude de Bourdeille accompagna ce prince pendant sa retraite en Flandre, époque à laquelle le bénéfice de favori de Gaston était desservi par Puylaurens; ce dernier, arrêté en 1635, mourut malheureusement. Le comte de Montrésor lui succéda.

Dans ce même temps, Saiut-Ibar possédait entièrement la confiance du comte de Soissons, et une étroite amitié, fondée sur la reconnaissance, unissait alors Fontrailles à Cinq-Mars. Montrésor engagea successivement le duc d'Orléans dans différentes entreprises que l'indécision du prince compromit constamment. La conjuration d'Amiens, celle de Cinq-Mars et de l'infortuné de Thou sont de ce nombre. La première manqua par la faute de Gaston , l'autre coûta ia vie aux

(1) C'est ce qu'indiquent suffisamment les lettres de Gaston an Roi . à Richelieu et aux secrétaires d*état , ainsi que d'autres pièces, dont quelques-unes se trouvent dans nos notes sur les Mémoires de Montrésor et de Fontrailles.

(2) Les chansons de ce temps consacrent k Fontrailles des couplets qui paraissent assez Justifier le dire du cardinal de Retz et qui le mettent au nombre des débauchés dlllustre race. Voici un fragment de ces chansons :

Nous sommes bien demi-douzaine Qui ne nous mettons guère en peine

deux conjurés , et Gaston acheta son force de soumissions et en abandonnant la sévérité d'un premier ministre ofl malheureux amis et complices, pour h fut presque un des témoins à charge (1)

Montrésor et Fontrailles se réfugièren gleterre , où ils attendirent la mort de B elle précéda de quelques mois seulemen roi Louis XIII. Le duc de Beaufort avait l'objet de la haine du même ministre ; h Bretagne servit à tous les trois de refi lieu d'exil , et une même infortune rass< trois caractères ardents et toujours pn entreprendre.

De retour en France , Montrésor et F s'associèrent à Beaufort , mécontents < gente de Louis XIV, et formèrent la c; Importants^ «composée, dit le cardinal de gens qui sont tous morts fous , mais ce temps-là ne paroissoient guère sagei

L'exil et la prison firent entièrement tre les Importants,

Montrésor, exilé comme Tune des pers avaient pris part à celte cabale , se ré Hollande, où il prit même du service. 1 res de famille le rappelèrent en France d'anciennes relations d'amitié avec la de Chevreuselui attirèrent, à cette mêmi de nouveaux malheurs. Il fut arrêté et à Vincennes pendant quatorze mois. L< ces de la maison de Guise et de sou am M. de Béthune , lui procurèrent enfin 1 M. de Béthune travailla surtout à réconci trésor avec le cardinal Mazarin, au mon sortie de prison du comte ; la lettre su fait foi :

Lettre de M. Béthune au cardinal Me

De Selles, ce23juing

« Monseigneur, j'ay cru que VostreE me considérant il y a long-temps poni viteur particulier, u'auroit pas désagr je lui fisse mes très-humbles reraerctn celte lettre, de la liberté qu'elle a p monsieur le comte de Montrésor, et qu le nombre des obligations qu'elle s'est aci moy , je luy tesmoigne aussy que celledes plus sensibles dont je sois rede'

Du vieux ni nouveau Testament; Et Je crois qu'il n'est pas possible D'en trouver sous le ûrmamenl Qui puissent moins user la Bible.

J'en connois encor d'assez fermes .

Fontrailles, d'Aubyoux, de Tennes, Qui vivent de même façon :

Ne faisant Jamais d'abstinence .

Si ce n'est de l'eau , du poisson , De Jubilé et d'indulgence.

IT 8UI CtTTB IIOIJVII4.I EDITION Dl LIURS MIMOIRtS.

bNlé. JepMBbienanarar Vnstre Eraineiice, par laloogae frëqDentsIioa quej'ay eue avec monijegr de Uonirésor, que c'est an gentilhomme <fn a antaol de bonnes qualités que personne de HcoDdilion qae je conooiMe, et qae, dans la puiion et l'intérest que je prens an service de TOilra Emimiice, je Inysouhailerois tteancoapde KrTitnrs hicts comnie celay-li. S'il luy reste (KoreqnelqBe bonne opinion de mou jugemeDl, tUa lera persnadée de cette vérité , Iny protesbol qu'elle ne sera jamais trompée dans l'estime {■'elle fera de luy, ayant surtout une lidélitë in- Titlable, el toute la capacité requise poar eutrepcndre et s'acquitter dignement de toutes les dmei qui luy serout comiuiges. Vostre Erai- Muee me permettra , s'il luy plaist , devant que dt flnir, de Iny dire sur ce subject , et dans la Sberti qu'elle m'a anlrefois donnée de lay parkravee la franchise que je s^ay lay estre nala- Rlle,et qu'elle ayme et estime en aairny, que teai qni sont en la place que vous tenez , Mon- MgMur, ont grand iotérest lie fairechoiK de per- MODes éprouvées par une longue suit te d'actions flânes de vertu , pour estre attachées à leur forliM, d'autant qu'elles sont bien moins capables h laor manquer que les autres. Vous me partenerex. Monseigneur, ce que j'ay ozé vous iMDoigner de mes eeolimeos en ce rencontre, et ritLribuei, s'il vous plaist, à l'eicèg de mon rile 1 vostre service, quy sera, comnie je l'espère, hnrablement recen de la bonté de Vostre Emi- Mace,cognoiesaut le Tond de mon cœur et la ■iMiritë avec laquelle je vous l'escris, ne ponnilcatra arec plue de respect ny de passion que jipua, de Vostre Eminence, le très-humble et MMbéisMot serviteur.

0 BKrmjNi. ■

la nombreux amis de Ifonlrésor s'enipressènildelettliciterdesa sortie deprison; et parmi eu Tal aussi le dacd'Epernon , avec qui Montré- ■vanil d'aocieniies relations, et qui lui écrivait :

tXoasieur, vous ne dcvés pas douter que, natVMtre détention m'avoit donné nneextres- W deaplaisir , vostre bberlé ne me cause nue in* excessive. SytosI que j'ay apris que vous ■Mtsiorty du tiois de Vinceunes, je me suis ré- ■li devons leimoiguer la part que je prends à <Nlre contentement, vous asseuranl , Hon- ■Har, du très-humble et très-Gdelle service, "Hiieur, de vostre très-humble et très-obéissant «rrilenr.

» Lb dcc d'Espbsno».

>Dtnoutou$e, 3 juillet 1647. ■>

Huarîn essaya vainemeol, après la sortie de '"'•00 de Monirésor, d'amener un rapprochement foin lai el l'abbé de La Rivière , favori de Gaspi; H. le comte de Béthune se félicitait même de ** niuiière adroite dont il s'était débarrassé des ■II. c. D. M., T. tu.

eollicilaliona de llazarin à ce Biyel, par la lettre

u Monsieur, le sentiment quej'ay eu, après avoir leu la lettre que monsieur le cardinal Hazarin m'escrit , est bien dilTérent de celuy que voua me tosmoignei par vostre lettre; car, tant s'en faut que l'estime que j'ay faycto de vostre mérite vous ayt procuré aucun advantage auprès dudict seigneur, qu'au contraire je me suispersuadë, et avec raison, que la bonne oppinion qu'il a fait paroislre avoir de moi , vient de ce qu'il a connu que je ne lui avois rien dit de vous qui ne fust beaucoup au-delà de ce qu'il en connoissoit, et qu'il m'a estimé de ce que j'avois sceu faire choix d'un amy de tant de mérite. M. de Chavigny, qui me voulut favoriser de venir disner aéans lejour dont je receus vostre lettre au soir, m'en rendit la lecture intelligible, en ce que j'eusse pu avoir à y deviner , m'ayanl desduict de Gl en esgnille ce à quoi vous aviez esté convié; la prudente conduilte que vous aviez tennue à vous démesler de ce à quoy vous aviez de la répugnance, de laquelle il lui avoit esté tesinoigné la satisl^ction que vous aviez laissée de vous sur ce sujet, qui avoit encore accreu l'estime qu'on avoit desji cousue devostrcprobitéet de vostreprudence. Les deux personnes que vous m'y marquez de s'eslre entremises de cet accoinodemenl , auxquelles, si nae Iroisiesme, qui n'est pas sy eslevée en qualités y eust esté jointe, je n'estime pas qu'il s'en I fus! pu trouver d'autant plus capable de conseil- ! 1er quelque chose pour n'eu rien tenir, et per- \ suader que tontes choses sont faisables sang res- 1 pect de biencéance ny de concience, pourvu qu'on I s'en serve à l'advantage de ses inlérests. Un de ceux-là m'avoit autrefois donné un conseil qu'il me trouva bien éloigné de suivre. Quand vous au- I rez à venir en ces quartiers, je n'estimerois pas I que ce deust estre que comme en poste, aflin de ne point faire paroistre que vous fassiez peu de cas de tant de bonnes parollcs qui vous ont esté données, et démonstrations d'estime qui vous ont esté faicles. Je parle contre mon désir, mais aussy n'esl-il point balancé par les souhaits advantageux que j'ai pour vous, qui suis e( seray tant que je vivrai. Monsieur, vostre trés-huroble et IrèS'obéissant serviteur.

B De Cellti, ce l" août 1647. »

Maisdes troubles plus sérieux arrivés en l'année '648, réunirent les Importants sous le drapeau du coadjuleur de Paris. Disciplinés à grand* peine par un chef habile, et qui savait apprécier le genre de capacité des hommes qu'il employait, Montrésor et Fontrailles furent d'un grand secours au cardinal de Ueti, entravé d'ailleurs dans beaucoup de circonstances , à cause de

i SttK MO.tTHBSOB KX PO.NTBAIltSS ,

Mti caraclëre d'homme d'église. Gmine i l'égard de la plupart des aulres amis dn fougaeux préUt, Hazaria s'assura eusuile de leur sonmiBsioa par des bénëllces el par des récompenses pécnaiaireB el honorifiques qu'il lenr accorda.

Dès l'année 16âO, Mazarin préparait déjà ce résallal i l'égard de Honlrésor ; c'est dn mains ce que l'on peut présnroer de la letlre saivanle :

A Uotuitur de Montriior.

a UoDsieDr, je vona adveae qaeje n'avoispas snngé pour tous à l'abbaye de Lanoy , dont nous aprisraes, it y a deux jours, la vacance, parce que l'adris qu'on en eut la Taisoit passer pour n'eslre qne de (rois à quatre mil francs; mais aynnl sceu depuis sa juste valeur, et H. le grand charabelan m'ayaol tesmoigné que vous seriez bien aise de l'avoir, je l'ay demandée avec grand plaisir à la Boyne, et Sa Uajesié vous l'a accordée de la meilleure grâce qu'il se poavoit , el avec des paroles d'estime el d'alTeclion qui voua doivent plus contenler que la chose mesme. Cepeadaot, parce qu'elle n'arrive pas encore à la valeur que vous avez anlresPois tesmoigné à Lyonne de souhaiter, vous agréerez , s'il vous plaist , que je supplée jusqu'aux douze mil francs par une pension sur une de mes abbayes, laquelle l'on pourraaprès este indre dans quelque nouvelle occasion de vacance. Je souhaite de tout mon cœur qu'il s'en présente souvent de vous donner des marques de mon amitié et de la véritable passittn avec laquelle je suis. Monsieur, rostre trëi-aRiMitionné serviteur,

MlIAIIHI.

■ À Compiègne , U ^juin 1A50. n

Les chansons satiriques avaient converl de ridicule la cabale des Importants, dont Uoiitrésor faisait partie. Ses affections particulières eurent un certain retentissement et ne furent pas noiiplusépargnées. Mademoiselle de Guise, l'objet de tousseseoins, se vit bientôt célébrer malignemenl;etdeBnombreaxcouplels,oiiron rappelle celte liaison de Monfrésor, on n'en peotciter que le suivant :

(t) Celle lettre n'eit pai ilgnAe ; mail ton origine est «uffliammeni établie par le Keaaqu'elleporle, et sur lequel on remarque 1rs Initiclci U. G. iijrmonléu d'une couronne. Celte lettre Oiil partie dos mnuKrlis de la Bibllatli£quediiRoi.

H. de Lt Vieuvtlle n'éUlt p» moins paiiioooémeni le Irès^tiumbleiervlienr demidemolieltedeGulie i)oe le corale de Hontrétor. De noinbccuei lettres de ce liremler perrannigc. ronservécsà la Blbllollièque du Roi. BuQiuieni èiidemmeat le fait, h'ous u'cii rlieruni que

De Hercteur l'ett éloigné d'elle Pour la nièce d'un tivorl.

De cet amour elle se moque , Et du souvent par équivoque :

Je te garderai Monlrétor Bien plus chèrement que de l'or.

Mais ce que ne disent pas les chansons <k poqBe,cesonI les peines elles chagrinssupp par mademoiselle deGuise. Ou en trouve lai expression dans la lettre suivante, entièrei tracée de sa main ; elle est adressée à Montr

■ Je vous serois pins importune par mes | res, mais on me dit qu'elles vous sont si c gréables, que je m'abslien et demeure eu digi mes misères loute seule. Hélas I chère co» qui me peu-je lamenter qu'à vous; je tou mes nésessiLec, mes misères , mes maladit vous vous en faschez sans y remédier, je doublement misérable. J'avois creut du p qu'au moins vous avè pitié de moy ; mais n ne ponvée seufrir mes plaintes , je demem désormais sans mot dire. Permellée encoi fois que je vous répète mes maux : je sni([ £ dément incommodé depuis quatre moi', avoir sorty d'an accident comme résipel. ! fiebvre eusenl survenu , je seroil morlep. troys mois : je ne sçay ce que Dieu fera de I mais je ne suis liorre de cet accident. On- m que l'air m'est contraire, car je resens ce ma a environ un an. Pardonnée, je vous prie, vous en dirai plus rien, puisque je vous fàch n'a jamais estée mon intention ; au coulraîr soufrtray loute ma viepourvous acheter uo Jo contentement ; si mes misères vous plaisent, mot dire, mandée-le moy, el je vous promeli n'eu seré plus importuné ; cependant je ne I d'eslre bien à plaindre, plus que je ne voa dire et que je n'en tesmoigné : le bon Diet soit en ayde et vous conserve dans vos joyei me sera consolation dans mes afOicliont. cœur, prié du moins Dieu pour moy, afBn mes misères me soient salutaires , et me ma une fois franchement si mes pleiiites vous désagréables ou autres do mes actions , el J< manderay plustost la mort à Dieu que de deaplaire eu chose qui soit : je serois double malheureuse.

* A Dieu que je priequ'ayés pitié de moy, tre bien désolée (1). «

Montima-dt La Yieuvilie. aucomttde Montrt « Monsieur,

o Comme je vous escrUls devant que partir, s quej'emmenolsle sieur de Lanof, au prtludlee que vous m'avtei dit qu'on pourrait bien avoir alh luy dan* peu de Jours , Je vous envoje consulter < (I }e vous renvuleraT. PréseniemenlJ'en avoli bcs) l'ai emmené. comme Je dis; vous nem'aveipaion alMDiumenI de le laisser, el malnlenanl. par la téfi queJerenJsà vosadtis.Je vous dis qne)efuti pi vous l'envoyer à li'tirc vcuc, i;'esi4-dltc, au pu

BT SOE CtTTl ROUVfiLLK ÉDITION DB LEUBS MBMOIEBS.

Ces chantoiM rappelèrent eneore de temps à aulrele oom de Monlrésor, retiré désormais de loote intrigoe polUiqae; mais il avait eo soie de conserver de bonnes relations avec Mazarin et les antres secrétaires d'Etat. Les documents soifinls prouvent an moins que s*il ne manqua jamais de féliciter le premier ministre dans les grandes occasions, il fut aussi à même de rendre quelques services à d'anciens amis :

UUre de M, dTAngoulesme à M* le comte de

Monlrésor.

Do camp de Monron , le ^Juillet 1642.

c Mon cousin , je me ressens bien obligé à la Tareur que vous me faites , de vous ressouvenir de moy. Je n*estime pas que mes amis puissent me rendre de plus puissans ofHces que de faire cogooistre l'injustice de ma détention , et le remède le plus utile qui me reste est d'avoir une patience très-forte et sans inquiétude. J'advance que je souffre le mal le plus fâcheux qui me poumi arriver; je m'en suis expliqué avec vous avec franchise. Je suis très satisfait de la conduite de M. <A Joyeuse, et parfaitement, Monsieur, votre bien humble cousin et serviteur,

» Louis de Valois. »

Lettre du cardinal Mazarin au comte de Mon-

tréior.

I Monsieur, je suis très persuadé de la douleur que tous a causée la nouvelle de la maladie du Roi, et de la part que vous avez prise auxioquiétodes qu'elle m'a données. Je vous ay toujours conno trop bon François et trop mon amy pour tvoir pa croire que vous puissiez avoir d'autres sentîmens. Je vous en remercie de tout mon cœur, ^me réjouis avec vous de l'entière guénson de ^ Majesté , qui se prépare à changer d'air dans très peu de jours. Je vous prie de faire fondement 8or mon amitié, et de me croire. Monsieur, ^oefre très affectionné serviteur ,

» Le cardinal Mazabini.

9 Je TOUS suis très-obligé des nouvelles marques qu'il vous a pieu me donner de vostre amitié, et je vous prie de croire que je ne perdray au-

'tiot que vous me ferez Thonneur de m'en escrire. Que

Bi nous defons tous retourner, nous le ferons parellle-

*tient ; eofln , vous avez la clef de nos volontés, ou bien ,

l>our vous parler selon rEvangile : « Vous estes notre

^entenien si vous nous dites allez, nous allons ; si venez,

^ela se fait sans murmure et sans excuse. » Et plust à

l>ieQ que ce fust pour votre service, je n*y attendrols pas

Vos ordres , mais on me verroit à votre porte attendre le

bonheur de l'occasion de vous servir. Faites-moi la

srâee den dire aultant à celle que nous révérons tous

deux si chèrement. Je ne suis marry d'estre icy, mais si

cune occasion pour vous faire ressentir les effects de la mienne et de mes civilités.

» A Calais , le iS juillet 1658. »

( Le post-scriptum est entièrement de la main de Mazarin.)

Lettre du cardinal Alaxarin au comte de Mon-

trésor.

Toulouse . 17 décembre 1058.

« Monsieur , les saintes intentions do Roy ayant attiré les bénédictions du ciel pour la conclusion de la paix et le repos des peuples, que Sa Majesté demandoit tous les jours à Dieu si instamment; quoyque je me tienne fort glorieux d'avoir esté un instrument dont la Providence ayt voulu se servir pour mettre la dernière main à ce grand ouvrage et à Testablissement de la félicité publique , je connois bien que je n'en mérite pas beaucoup de louanges ; aussy ne reçois-je celles que vous m'en donnez, que comme un effet de vostre civilité et de l'amitié que vous m'avez promise , que je vous prie de me conserver , et de croire que je seray toujours parfaitement, Monsieur, vostre très-affectionné serviteur,

» Le cardinal Mazâbini.

» Je vous prie d'estre assuré de mon amité, de mon estime et de mes civilités , et que j*auray beaucoup de joye lorsque se présenteront des occasions propres à vous le tesmoigner. »

(Post-scriptum de la main de Mazarin.)

Montrésor mourut au mois de juillet 1663. Astarac, vicomte de Fontrailles, lui survécut et ne mourut que quatorze ans après lui , mais dans le même mois que Montrésor.

On ignore entre les mains de qui sont restés les manuscrits autographes de Montrésor et de Fontrailles ; de nombreuses copies de leurs Mémoires existent dans différentes collections. La Bibliothèque du Roi en possède au moins huit. La Relation de Fontrailles est ordinairement réunie aux Mémoires de Montrésor; mais aucun de ces volumes ne renferme le Discours par Montrésor touchant sa prison. On voit cependant qu'après avoir achevé ses Mémoires, il pensait déjà à s'occuper de ce Dtf-

Jc suis tant soit peu utile à son service, J'y vas et -y cours avec joye. Si, par le retour de ce laquais « vous daignez nous distiller quelque gouttelette de nouvelles de ce monde, vous ferez charité dont il vous sera tenu compte en l'autre : et cependant permettez-moi de vous remercier comme je doibs. vous protester ou plustost confirmer mes obéissances, et vous faire enfin souvenir que je suis, Monsieur, votre très-humble et fidel serviteur.

» Ce 28 du matin. »

» La Yieuvillk.

KOTICR SlIB MONTRESOR ET FONTR AILLES

court, qui en esl, on peut dire, le complément. Mon trésor écrit encfTet : « Je pourrai peut-être quelque jour, avec plusdeloisiret de repos, revoir ce que j*ay écrit ingénument, pour rendre ce discours plus intelligible et y adjouster ce qui s'est passé depuis Tannée 1636 jusques à 1642. » Il a même dépassé, dans sa narration, cette dernière date. Mais le but qu'il se proposait dans ce Discours, était de justifier sa conduite et de donner les raisons qui Font obligé d'abandonner le service du duc d'Orléans, auquel il s'était engagé par sa propre inclination. On y reconnaît facilement que Montrésor n'était pas du nombre des gentilshommes <( qui préféroient leurs intérests à leur honneur, » et que Gaston fit toujours ses traités particuliers avec Richelieu , sans s'inquiéter le moins du monde de son plus intime complice. Enfin Richelieu voyant que Montrésor, îiomme désintéressé, ne serait jamais dépendant ^e lui, stipula, comme conditions d'accommodement entre le prince et le ministre, l'éloignément du comte, et l'abbé de La Rivière fut misa sa place en qualité de favori.

Montrésor n'oublie pas, dans ses Mémoires, de célébrer la générosité de mademoiselle de tiuise, et il écrivit même pour elle la relation de ses malheurt. Du moins c'est ce que l'on peut présumer du passage suivant de ses Mémoires , quoiqu'il ne désigne pas nominativenient Marie de Lorraine :

« Pour ne pas manquer à celui que je me reconnois obligé de vous rendre dans toutes les occasions où vous désirez des preuves de la déférence qne j'ai pour vous, je me suis résolu , pour vous satisfaire, de mettre par écrit l'histoire de mes malheurs. Je sais combien vous avez essayé de les adoucir par tous les soins que peut produire une yéri table et sincère affection. Le destin qui gouverne tous les hommes, et moi par conséquent, ne m'a point imposé de si rudes conditions, qu*il ne m'ait été facile de les supporter par la modération que Dieu m'a donnée : si j'avois été plus heureux, je vous aurois rendu mes services, au lieu de vous causer de la peine; mais vous agissez si noblement, que vous tirez plus de satisfaction de m'avoir obligé, que vous n*en eussiez reçu si je vous eusse été utile. Quoi qu'il puisse arriver dans la suite des temps, je m'assure que vous aurez toujours pour moi les mêmes sentimens d'amitié, et que cette exquise probité, remarquée dans toutes vos actions, ne sera point altérée par les fausses maximes d'un fiiècle corrompu , qui préfère, à sa honte. Tintérêt à l'honneur. Les conseils de la prudence ont leurs règles et leur étendue : je conviens fort aisément qu'un homme de bien peut et doit rechercher les faveurs de la fortune, pourvu que ce ne soit pas aux dépens de sa réputation ; car, tout bien considéré, il n'y a point de raison qui nous puisse dispenser de la conserver dans une pureté entière, ni qui doive entrer en comparaison avec le repos de sa conscience. C'est nn bien qui vient

de la grâce du Ciel , qui ne peut être obtenu que par ceux qui contractent une vertu si solide et si constante, qu'elle subsiste toujours égale dans tout le cours de leur vie : l'estime du monde est aussi une récompense que le public refuse rarement, lorsque l'on se met en estât de la mériter. Vous avez toutes les qualités nécessaires pour être jugée digne de tous les avantages qu'uoe personne de votre naissance se peut légitimement acquérir : profilez-en, je vous supplie; vous le pouvez par les mêmes voies que vous avez tenues , puisque cela dépend absolument de vous. Et croyez qu'en observant cette généreuse persévérance > conforme à vos naturelles inclinations, vous devez faire un fondement assuré d'avoir en moi, jusques au dernier moment de ma vie, le plus fidèle et le plus passionné serviteur que vous eussiez pu choisir pour Thonnorer de vos bonnes grâces. »

Les Mémoires de Montrésor s'arrêtent au moment où les troubles de la Fronde éclatèrent.

La Relation de Fontrailles, ami intime de Montrésor, et qui partagea presque toujours ses infortunes, puisque tous les deux s'associèrent aux mêmes conjurations , ne comprend que ce qui se passa à la cour pendant la faveur de Cinq-Mars, jusqu'à la mort de ce favori de Louis XIH.

Mais avant de parler de la bibliographie des Mémoires de ces deux personnages , nous devons nous arrêter un instant au reproche qu'on adresse « à des gentilshommes , de raconter froidement les circonstances d'un projet d'assassinat qui pouvoit les conduire à l'échafaud. » Il nous paraît qu'en ceci on oublie l'époque à laquelle se rapportent ces Mémoires, et combien de pareilles machinations étaient dans les mœurs du temps, si même on ne les tenait pas en quelque sorte à honneur. Il n'y avait pas alors de moyen légal de renverser un premier ministre, qui faisait les affaires de la couronne aux dépens et au détriment des corporations nationales. D'ailleurs, Richelieu n'a pas raconté les entreprises qu'il fit faire secrètement. Mazarin commissionna un homme pour entreprendre contre le duc de Beaufort ; il fît expédier les ordres du Roi , pour s'emparer du cardinal de Retz , mort ou vif. L'homme qui acquit le plus de célébrité sous ce rapport, vers ce même temps, appartenait aussi à l'Église ; et sans entrer dans de nombreux détails, il suffit de rappeler qu'il offrit de faire tuer et saler le coadjutcur de Paris, et que, chargé par Mazarin de faire un traité avec un espion à gages , qu'on envoyait dans l'armée du prince de Condé , les deux clauses suivantes y furent insérées :

« Que comme monseigneur le prince se hasarde de passer souvent sans escorte, et qu'il luy pourroit arriver de prendre le dessein d'aller voir Son Altesse Royale ou Mademoiselle incognito, s'il se peut faire que ledit sieur Gaillet en donne des advis . et que monseigneur le prinee fût pris en suite du mesme advis, on luy feroit un

BT SUB CBTTB NOUVBLLB EDITION DB LEUfiS MEMOIHKS.

présent de cent mille escus, et mesme beaucoup plos. Ensuite de cet entretien, Son Eminence iuy (à Lebrun) proposa, de sa bouche, la même chose qn'auroit faite ledit sieur abbé ; de tout cela ledit abbé Fouquet Gt dresser un mémoire eo forme d'article, par ledit Lebrun et de sa main, dans lequel mémoire ledit sieur abbé iToit fait mettre que si monseigneur le prince poQfoit estre tué ou venoit à mourir de quelque bçoD que ce puisse être, par le moyen ou ministère dudit Lebrun, on Iuy donneroit les mcsmes cent mille escus cy-devant déclarés.

» Lequel mémoire estant signé dudit Lebrun , l'abbé Fouquet le fut porter à monsieur le cardioal, qui eu raya le dernier article, disant que dans on party de guerre il approuToit que monleigneur le prince y fût tué ou prisonnier, mais qu'il fût tué par on attentat prémédité, il ne pou- Toitle proposer (1). v

Eofin , si l'on Toit des gens d*église et des gentilshommes former alors si facilement des conspirations, pour se débarrasser de leurs ennemis par l'assassinat, c*est qu'ils regardaient ce crime eaDme « consacré par de grands exemples , justifié et honoré par le grand péril. L'ancienne Rome les aoroit estimés ; mais ce n'est pas par cet endroit, ajoute le cardinal de Retz, que j*estiffle l'ancienne Rome. s>

Les Mémoires du comte de Montrésor furent imprimés aussitôt après sa mort , dans un receeil de pièces publiées à Cologne ( Pierre du Marteau, 1663), puis réimprimés séparément dès la même année, format in-12; et l'année suivante, 1664, Jean Sambix le jeune (à la Sphère) <■ fit une autre édition. En 1665 , on les réimprima aussi en y joignant le Discoun par Monffii9r^9%tr ta prison^ et d'autres pièces. Enfin ils dirent encore publiés en 1723 , en 2 volumes petit in-13.

La Relation de Fontrailles, au contraire, fut

>^)rimée de son vivant, et parut en 1663 avec les

^^émoires de Montrésor. L'auteur la composa

' parée que, ayant été celui qui s'est rencontré le

plus avant dans la confiance de Cinq-Mars, il

^it bien aise de laisser ces Mémoires parmi les

f^piers de sa maison, afin que ceux qui trouve-

'^tra6o/tlioti (2) qu'il avoit prise, n'ignorent

1^ les sujets qui l'y avoient obligé. »

Noos nous sommes servis, pour notre édition ^ ces deux documents historiques , du volume '^^anoscrit (3) qui nous a paru le plus complet; il a pour titre : Recueil de Monlriior , et ^ «st inscrit sous le n^* 306 du Supplément franp^is de la Bibliothèque du Roi ; il est de format ^^^folio. On y remarque un plus grand nombre de historiques que dans l'édition de 1665. Nous ivons pas cru devoir les réimprimer toutes dans

<1) Mémoires inédits de Lenet . pages 613 et 614 . de I 9* série de la collection de MM. Michaud et Pou-

(4 Les lettres d*abolltlon accordées par \q Roi.

la nôtre; nous nous sommes contentés d'y insérer, en notes, quelques-uns de ces documents, nécessaires pour justifier quelquefois les Mémoires, que l'on aurait pu accuser d*exagération sur certains points. On trouvera cependant dans notre édition, à la suite des Mémoires de Montrésor : l'' la Relation de la mort de Carondclet; 2° la Relation de l'assassinat de Puylaurcns ; 3" le Récit de ce qui se passa avant la mort du cardinal de Richelieu. Les deux premières pièces se font surtout remarquer par Temphase du style.

Enfin, nous avons misa la suite de la Relation de Fontrailles : 1" la lettre de Cinq- Mars, écrite à sa mère après sa condamnation et quelques instants avant son exécution, d'après l'original autographe conservé à la Bibliothèque du Roi ; 2^ la lettre de l'infortuné de Thon à la princesse de Goémené, écrite aussi après son arrêt de mort; elle a été tirée également des manuscrits de la même Bibliothèque ; 3° la lettre de M. de Marca à M. de Brienne , sur le procès de Cinq-Mars ; mais nous nous sommes abstenus de réimprimer, à la suite de la relation de Fontrailles , le traité fait par le duc d'Orléans avec l'Espagne, le 13 mars 1642, ei la contre-lettre, parce qu'on les trouve dans les Mémoires de Brienne, page 72 de ce volume; 4° notre manuscrit contenait aussi une Relation bien plus détaillée et plus exacte , pour les dates, de ce qui s'est passé à Lyon do^ rant les procès de Cinq-Mars et de Thon, que le Journal qui existait dans toutes les éditions précédentes. Nous avons remplacé ce Jouma/ par cette Relation. Les notes biographiques ont été supprimées comme faisant double emploi , tous les personnages qui figurent dans ces Mémoires et Relations se trouvant mentionnés dans les volumes précédents de cette Collection , et nous nous sommes bornés à- mettre en notes les documents dont l'intérêt nous a paru capable de relever encore celui des Mémoires. Enfin, nous avons soigneusement indiqué par les lettres A. E. , les notes empruntées aux anciens éditeurs.

Les Mémoires de Montrésor et la Relation de Fontrailles reparaissent donc aujourd'hui dans notre nouvelle édition , avec quelques avantages sur les anciennes. Nous avons cherché attentivement les moyens de procurer ces mêmes avantages à tous les Mémoires que nous nous sommes chargés d'éditer de nouveau «dans la belle et consciencieuse collection de MM. Michaud et Poujoulat; les recherches que nous avons faites n'ont pas été infructueuses, et nos eflbrls tendront toujours à justifier la bienveillance avec laquelle le public les a accueillies.

(3) La bibliolhëque historique de Fonlellc mentionne, sous le n« 22,028, comme l'ayant pris dans un catalogue de Le Blanc, un autre manuscrit en quatre volumes et qui est plut ample que l'imprimé.

MEMOIRES

Page 1