‹ Relation faite par m. de Fontrailles des choses particulières de la courChapitre 59 sur 89 · Hamas · texte numérisé non relu

Hamas

■ Madame,.. .Je reviens hierde sis lieu où étoit M. le maréchal de La Force... régiment e demeuré dix ou donie Joi c'est une ville qui est fort belle et qui ne pas trop de la guerre. Tous les lieux fem presqn'en cet élat, mais les villages smii rement ruinés. Il y a près du tiers des de l'armée malades : ce n'est pas qne l manvais, mais à cause du froid qn'its ont Mon réghuent est un des moins dépéris mée; il ne laisse pasde l'être beaucoup... a point ane si bonne garnison en Fras celle où je suis à cette heure , c'est ad

guenau et Landau Vous aurez h

comme H. de Lorraine est repassé delà I Il fait semblant de vouloir revenir an pri avec de plus grandes forces. L'armée ■ est demeurée delà le Rhin....

> A Weissembourg. •

A la mime.

• Madame, nous sommes au si^d

depuis quatre ou cinq Jours; toute l'ui campée autour; le beau temps nou t bien. On emporta hier an soir un fMt * ennemis avoleot sur la rivière et qui ) dte la communication : ce qui est abM leur perte, car Ib Jettoient tous les Jo< gens dedans par là. Ils avoient trois em mes dedans, Ils ont été presque tous ' prisonniers — M. le maréchal de Brt reod force bons services à la cour; Je M cela produira quelque chose ittnet

POUR SERVIR d'introduction A SES MSH0IRB8.

qoe Spire puisse tenir plus de cinq ou six jours aa pios.

• Devant Spire. »

A ia même.

33 Hars 1035.

« Madame , depuis la prise de Spire nous

sommes revenus dans nos garnisons ordinaires ; M. le maréchal de Brézé a écrit à ia cour depuis, et m*y a rendu de fort bons offices ; il a même demandé quelque chose pour moi; je ne sais si cela réussira ; c'est sans lui avoir parlé; il ne fimt pas, s'il vous plait , en rien témoigner, parce que c'est fâcheux de paroltre trompé en

ce qu'on a cru qui arriveroit On parle que

nous retournerons bientôt en Lorraine On a

laissé Spire aux Suédois ; tous les soldats de dedans ont été pris à discrétion, et les officiers prisonniers: Il y avoit deux mille cinq cens iMHDmes dedans.

» A Landeau. >*

A ia même.

30 Mars 1635.

« Madame , quand je me donnois l'honneur de vous écrire, il y a cinq ou six jours, je nepensois pas que l'armée retournât si proropteitteut en Lorraine : mon régiment s'en va en foutier à Dieuse, qui n'est qu'à une bonne iommée de Metz ; M. le maréchal de Brézé s'en vil avec quelques troupes d'un autre c6té de la Lorraine. Je crois qu'à ce printemps il se s^rera tout à fait d'avec M. le maréchal de -La Force. Il écrivit à la cour par M. de Monsolins, et demanda que j'allasse servir de maréchal-de-camp dans son armée : beaucoup de mes amis ont vu la lettre; il témoigne pour cela une ehaleurextraordinaire ; je ne crois pas, pour moi, que cela réussisse. Je suis bien heureux qu'il me veuille du bien , car il est ami au dernier point, et est à la cour en grande considération. J'ai écrit à M. le cardinal de La Valette que je le sappilois de me donner ses avis , si je devois aller à Paris , et lui mande que je ne trouverois pas à propos d'y être dans le temps que l'on a demandé quelque chose pour moi , parce qu'en étant refusé on est vu de plus mauvais œil , et il semble que l'on n'est allé là que pour le demander. Je n'en ai jamais dit un mot à M. le maréchal de Brézé , et seulement il ne vouloit pat que je susse qu'il eût rien écrit de moi ; c'est une chose tout-à-fait secrète dans l'armée : cela ne se faisant point , je ne voudrois , pour rien an nMode, qu'on le sût. Je crois que je ne ferai

pas mal de demeurer quelques jours dans mon quartier, attendant quelque nouvelle de la cour ou de M. de Brézé, qui sera à Ramberviller. A moins d'une chose fort pressée pour aller à Paris , je m'en irai à Sedan

» D'auprès de Bousviller. •

A la même.

14 AvrU 1635.

« Madame , je pensois partir demain pour

m'en aller à Sedan, mais comme j'étols au Pontà-Mousson , où M. le cardinal de La Valette étoit allé voir M. le maréchal de Brézé , qui est parti pour s'en aller à la cour , les nouvelles sont venues que M. de Lorraine avoit passé le Rhin avec une partie de ses troupes et que le reste suivoit;ce qui oblige M. de La Force de s'en aller avec une partie de l'armée prendre ses quartiers vers Ramberviller, d'où il ne bougera pas et y laissera rafraîchir son armée , si M. de Lorraine n'avance pas plus avant. Ceux de Thionville commencent à venir piller les villages ici autour. On tient pour certain que le marquis d'Aitona est assez fort dans le Luxembourg, de sorte qu'il semble que ce soit un concert pour entrer, M. de Lorraine et lui , en même temps dans la Lorraine. Je crois que mon régiment viendra ici pour quinze jours ou trois semaines , pour se rafraîchir, et peut-être aussi que dans ce temps-là il s'y peut présenter quelque chose à faire ici autour M. de Brézé témoigne une envie si extrême que j'aille servir dans son armée auprès de Mézières , que Je ne sais cequiensera.....

>» A Metz. »

A sa sœur.

âO Avril 1635.

H Ma chère sœur, je reçus hier votre

lettre, et vous puis assurer que j'eusse fait le voyage de Sedan avec grand plaisir; car, hors le contentement de voir Madame, quantité d'autres choses m'y eonvioient ; pour ce voyageci, cela est tont-à-fait impossible, car je pars dans deux heures pour aller coucher entre Nand et le Pont-à-Mousson, et de là à Ramberviller : car M. de La Force met ses troupes ensemble , sur i'avis que M. de Lorraine vient droit à lui; d'autres disent qu'il s'en va assiéger Montbelliard. Le Roi étant parti de Paris, et n'y ayant personne de ceux qui font les affaires de mon frère qui suivent la cour, j'écrirai à M. Bouthiller le fils, ou à M. Servien, pour les supplier de faire considérer à M. le cardinal de

LBTtKU OU VICOMTB Dl TOIUIKI ,

qwlle eauéqaenca II est de laisser Sedan avec ^ peo de gBrnlion, et Je demaiiderai que mon frère lève une compagnie de chevaux-l^rs poar y mettre, et encore quelques compagnies de geas de pied; car asnuément la gnerre s'en va se déclarer..... Je nes^ si on fera quelque cboH pour moi à la conr ; le moyen de n'être pas trompé, c'est de ne faire fondement sur

rien de ces choses-là Je continue à recevoir

tontes sortes de civilités de M. le marquis et de

madame la marquise de La Force

» A Metz. ■

A ta mire.

7 Juin i63S.

•■ Madame,.. .JesuisfAcfaéquemonftèrea'ait pas Mt son voyage de la cour ; cela eût peatêtre servi à le Âlre employer dans cette guerre. Nous primes hier un château près de Porentro, où il y nvoit cinq cens liommes. Je crois qne cette armée Ici, s'il n'y arrive qneique ehose de Donveau , penrnrit bien être envoyée en Lorraine ponr se rafratdiir qnelque temps. M. le Cardinal de La Valette, à ce que Je crois, en commandera une au premier Jour; cela n'est pas

tout-A-fait publie H. de Lorraine a repassé

le Bhin; il n'est demearé de deçà qne quelques garnisons dans deux on trois petites places >

A la même.

aSJntnlCSS.

■ Madame,... comme l'armée s'enalloit en Lom^ne ponr se rafratchir, Je m'en suis venu Ici avec M. le cardinal de La Valette. Nous arrivâmes hier au soir. J'ai été aujourd'hui à Buel, avec lui , voir H. le cardinal qui m'a fait extrêmement bonne chère, etm'a dit que J'allois être marédul de camp dans l'armée que M. te cardinal de La Valette va commander , qui sera composée de don» compagnies des gardes qui sont en Lorraine , de nonveanx réglmens et de qaelques troupes que l'on prendra à H. de La Force,eton lui rendrad'autres places. Le comte de Gslebe servira aussi dans cette armée là. Je n'eusse pas pu recevoir une pins grande Joie. J'irai demain voir le R<ri à Fontainebleau. M. le cardinal m'a dit si affirmativement qne le Boy l'avolt tait , qne Je crois ne devoir pins douter. Je ne crois pas demeurer Ici plus de sept ou bult Jours ; car M. le cardinal de La Valette croit partir en ce temps I& poor aller assembler l'armée...

. A Paris. .

■ Madame,... M. le cardinal de La Valette part demain pour assembler des tronpes de Langrès et les mener vers Vie , qui est te rradetvous de son armée. Le passage dn Rhin de Gains i'obllge & ce partement si prompt J'sl n leRoià Fontainebleau, qui m'afalt extrtimemcot bonne chère et m'a confirmé ce que H. le cardinal ra'avolt dit...

> A Paris. -

A ta même.

SOJaUldiejfi.

■ Madame,... H. le cardinal de La Valette vit hier M. le duc de Veimar , à trois lieott dicl. Je crois qne, sur cette conférence , notre armée marchera btentAt; tonte l'Infanterie «t arrivée, mais rien qu'une partie de la cavalerip. Je crois que mon régiment quittera l'armée dt M. de La Force an premier Jour , et vlendn Joindre celle-ci , comme il en a l'ordre... Je se croyols pas partir aujourd'hui; mais Je m'en vali & cette heure au Pont-à-Uousson,lereDdeE-VMi des troupes , et demain Je crois qne nous alkni Joindre les tronpes du doc Bernard vers Dem- Ponts... J'ai vu M. l'admlnistratenr et M. du Beux-Ponts chez eux. Ils se réjouissent bien It ce que les tronpes du Bol avancent. M. de b Force est & Kpinal , et M. de Lorraine à Rnlremont...

• A Metz. >

A la même.

■ Madame,.,, nous avons pris depuis dm Jours un petitlieunomméBlngben,sarle Bbta, à trois lieues de Hayence , et y sommes eneort, parce que noue ne manqnons pas de vivres. Ot a ea nouvelles assurées , à ce soir, qne le lasdgravedeHcsse marche pournoos venir Joindra. On dit ici que M. d'Angoulême est arrivé i Nanci , poar servir dans l'armée de H. de Ll Force avec lui.... U. le cardinal de La VtkSi m'envoie pour empêcher qu'on ne preoM eiM ville.

• An camp de Blnghen. •

A la même.

■■ Madame,... je revins hier de dehors averh

POliB 8IBYIB D INTHOOUCTION A SES MEMOIBES.

1 y eut quelques troupes de l'ennemi

che Francfort. On n'a eu ici nulle

pain , mais toutes les autres choses

p près de Mayence. »

A la même.

30 Octobre 1635.

Bv nous sommes revenus bien it de notre voyage... Presque toute îrdu son bagage , ou pris par les enibandonné par la lassitude des cbedes deux tiers des officiers n'ont rap-

* qu'ils avoient sur eux. Ce voyage le ruiné tout le monde... S'il nous :her au premier Jour, comme il y a

avec quelques troupes que le Roi

lerai en un étrange équipage... Nous

ourd*hui au Pont-à-Mousson. M. le

La Valette est parti ce matin pour

iT le Roi. Il y sera de retour dans

A la même.

18 Octobre 1635.

e,... on remet aujourd'hui l'armée !€ sera pour marcher demain. Je ne le nous fassions long voyage. Nous gnerons pas de l'évéché de Metz ni [ne. Il est arrivé beaucoup de trouée de M. de La Force qui marche . Galas est vers la rivière de Saare, »rraine à trois ou quatre lieues d'ici, 16 cavalerie... On a dit ici, mais il le certain , que les troupes de l'Emsoient la Moselle et tiroient vers le

M-Mousson. »

A la même,

10 Décembre 1635.

e,... J'ai mené M. deRohanavec moi il , et l'y ai retenu un Jour ou deux ne pouvois , attendant M. le cardinal ite , et de pouvoir savoir les nouvelles es par un courrier qui lui est venu de a*ls une lettre à mon frère, et je Jui propos que M. de Rohan y allât ir. On dit que les ennemis ont pris H s'assemblent auprès de Maëstricht.

AX bien l'obliger d'y revenir ; de sorte 8 que vous pouvez aisément l'y faire

passer. Il s'ouvrira à lui de beaucoup de choses qu'il ne peut pas écrire, et peut-être sera-Ml bien aise de le voir. 11 est vrai que s'il avoit pris cette résolution , que l'on appréhende tant , il pourroit bien s'en aller à la cour , car Je ne sais pas, cela étant , s'il voudroit s'en retourner à Maëstricht...

• AToul.»

A la même,

12 Janvier 1636.

« Madame,... notre voyage vers l'Alsace a été retardé. M. le cardinal de La Valette devoit partir aujourd'hui ; M. le duc de Weimar lui manda hier au soir que force troupes s'étoient assemblées vers le Luxembourg et marchoient droit ( à lui ), ce qui l'obligeroit de se retirer , si l'on ne rappuyoit... ; de sorte que l'on met quelques troupes ensemble ici autour , pour voir le dessein de l'ennemi. J'y ai été envoyé pour cela et pour y prendre ordre de M. le duc de Weimar...

»A Saint-Mihel.»

A la même.

26 Janvier 1636.

« Madame,... Jen'eusies lettres qu'hier, parce que Je revenois de sept ou huit lieues d'ici, où J'avois mené deux régimens allemans; encore que j'eusse été Jusqu'à Verdun, Je vous supplie de considérer comme il étoit impossible que J'allasse à Sedan , M. le cardinal de La Valette ayant toujours cru me mener au voyage avec lui , et qu'il ne seroit besoin de laisser persoQDje pour commander les troupes qui demeuroient, puisqu'on ne parloit point d'ennemis. M. le duc de Weimar lui manda, deux jours devant son partement, que les ennemis, s'étant assemblés dans le Luxembourg , marchoient droit à lui, et leprioit de me laisser avec lui pendant son voyage. Je fus le trouver aussitôt , et ai fait assembler toute l'infanterie de l'armée auprès de Saint-Mlhel. En effet , les ennemis ont quatre ou cinq mille chevaux à trois heures de ses quartiers, où il y a aussi deux r^imens de l'armée de M. le cardinal de La Valette , que Je m'en vas demain visiter; n'y ayant ici personne que moi avec toutes les troupes , il est impossible que Je m'en éloigne avant son retour...

» A Saint-Mihel. »

A la même.

28 Mai i636.

« Madame,... je vins hier ici trouver M. le car-

LETTRES DU VICOMTE DE TUEE^iNB,

dlnal de La Valette, qui vient de Paris. Od a permis à M. de Gliarnacé de pouvoir faire le voyage de Coblens avec mon frère. Ils commanderont par jour ; c'est une chose bien fâcheuse ; car dans la mauvaise intelligence où ils sont , il lui nuira en tout ce qu'il pourra. Il ne sut cela qu'en partant, car il avoit toujours cru y aller seul. M. le comte de Guiche ne sert plus dans cette armée. Il sera avec M. le duc de Weimar , comme étoit M de Feuquières. M. le comte (de Soissous) et M. le cardinal de La Valette sont à cette heure tout-à-fait mal ensemble, et même jusqu'à une rupture entière. M. le prince (de Condé) est entré avec son armée dans la Franche-Comté ; je crois qu'il va assiéger Dole... Il n'est pas encore assuré si mon frère viendra servir dans l'armée de M. le comte (deSoissons)...

«A Bar.»

A la même.

I« Juin 1036.

« Madame,.. . les troupes sont arrivées à Haguenau et y ont porté le bled pour le ravitailler. On n'a rencontré que quelques régimens des ennemis qu'on a battus... M. le cardinal de La Valette m'a dit , à ce matin , qu'il falloit que je m'en retournasse au camp de l'armée, où il n'y a point de maréchal -de-camp...

» A Haguenau. »

A la même,

11 Juillet 1636.

« Madame,... je me donne l'honneur de vous écrire ce mot^ de peur que vous ne soyez en peine de moi. Je fus un peu blessé avant-hier devant Sa verne. Il n'y avoit que deux jours que j'y étois arrivé avec des troupes ; c'est au bras gauche... Je n'en serai point estropié , je remue fort bien tous les doigts...

» Devant Saverne. »

A la même.

29 Juillet 1636.

« Madame,... ma blessure me tient plus longtemps au lit que je ne pensois ; toutes les grandes douleurs sont pasi^s... Il n'y est point arrivé d'accident. L'armée est campée à quatre heures d'ici. . . Si l'armée repasse les montagnes , je m'en irai avec et ne demeurerai pas ici...

» A Saverne. »

A la même.

17 Août 1636.

« Madame^... je suis parti de Saverne avec

l'armée ; je vas en carosse et quelquefoi val , et n'ai plus de douleur à la main, i rurgien espère que le mouvement revieiM libre, mais il faut du temps...

» A Lixim. »

A la même,

15 Septembre

« Madame,... je m'en vas trouver M de Weimar, sur une nouvelle qui est i L'armée est à cette heure dans un f pays où on trouve des vivres en abondai

» A Coblentz. »

A la même.

i*^ Octobre 1<

« Madame,... l'armée du Roi est toi Monsaujon , et celle de l'Empereur à dei res d'ici. Je crois que la saison sera bie cée avant qu'elles entrent dans les quartii ver. On ne manque pas de vivres et à « marché...

» A Monsaujon. »

96 Novembre

« Madame, (les ennemis) sont à œU

retirés dans la (Franche) Comté, an-dd rivière de Saône. On attend nouvelles d avant que de mettre les troupes en garni qui sera au premier jour. On prendra ] les mêmes quartiers que l'année passée crois (que M. le cardinal de La Valette) à Paris dans quelque temps. Il m'a ditqi que je demeure à l'armée

»> Au camp de Coilli. ^

A la même.

7 Avril

« Madame, il n'y a nulles nouvelle

ce n'est que l'armée navale a fait une d dans les îles que les ennemis tenoient. Je hier au soir avec M. le cardinal de La qui revenoit de Ruel ; je ne crois pas qo* d'un mois pour aller à l'armée. M. le Weimar se sépare de la sienne cette an lui donne M. Du Hallier avecquelqw francoises

» A Paris. »

A la même.

27 Jota 1

'< Madame, on travaille ici àfaireoi

roui SERVIR t) l^TRODbCTIO^ A SCS URNOlBEf

vttlBtion. Les «DDetnls ont un camp I Valendeiuiei, mais qui est eocore

SI Jaillei 1«37.

me, ce valet de chambre vous

il se passe à ce siège , dont , selon touparences , on verra la fin en peu de y a ici la plus grande abondance de «es qu'on ait jamais vue dans aucune

France

imp devant Landreci. ■

A la même.

26 Juillet 1037.

me, Je ne croyois pas que cette place

tAt; ils en sont sortis aujourd'hui. A re que cette armée est libre , on est e faire d'autre progrès , si les ennemis Mseat avec de plus grandes forces que

l'on a vues Jusqu'ici ; la prise de cette : les fâcher extrêmement , car on peut iribuer Jusqu'aux portes de Cambrai, !t de Valencienoes. On attend ordre de

•or savoir ce que l'armée de viendra

s encore nouvelle Ici que M. le prince

ait rien entrepris. On tient toute son ibarquée vers la Zélande, mais le vent

lété contraire

ndrcd. -

Alan

99 Jalltelte».

ime, il y aura demain buit Jours que

: commença à capituler. M. de Vaubeist gouverneur et son régiment dedans.

I étolt allé à la cour pour savoir ce lée deviendroit , est revenu ^ je ne sais « ce qu'il a apporté , parce qu'il n'est \'k ce soir, et que c'est au quartier de I. Dès que nous commencerons h mar- 008 le manderai. On a eu nouvelles Ince d'Orange , ayant trouvé le vent , est allé assiéger Breda , et que la cir-

lon est commencée

imp de Landreci. •

A la même.

11 Août 1037.

me,.... l'armée fstàMtubeuge (que l'ou

a pris) , six lieues plus avant qne Landreci et à (rois beures de Mons ; il y a apparence que l'on fera quelques secours ici. Plcolomlnl est arrivé à Mons, et n'a emmené que quatre réglmens de cavalerie, qui peuvent faire douze oo quinze cens chevaux , et six régimens d'inftinterle ; on le sait certainement par beaucoup de prisonniers. Tonte la plus grande force des

Pays-Bas est encore vers Breda Picolomini

a renvoyé force soldats sans rançon , qu'il avoft pris, allant quérir de la paille. On lut a renvoyé aussi quelques officiers des siens. On n'a point

de nouvelles assurées de Breda

> An camp de Maubeuge. *

A ta même.

• Madame, une partie de l'armée est par-

tie aujourd'hui pour aller assiéger Avesnes. Je suis demeuré ici avec M. de Caudale , avec l'autre partie. Picolomini est toujours auprès de Mons,et aaussi quelques troupes en Flandre avec lui ; ils disent , dans cette armée , que le cardinal infant assiège Venio et Parmont, et tiennent Brada pour perdu ; peut-être que M. de Candate pourroit me laisser ici et s'en aller au siège (d'Avesnes). M. de Bussi est arrivé à Guise avec quelques troupes ; on est aussi fortiBé de trois régimens qn'avoit M. Lambert, que l'on dit

qui a servi dans l'armée de M. de Chdtillon

Dans le plan de la circonvallation de Breda, mon frère y commande un quartier. J'étols, il y

a cinq on six Jours , à la prise d'une ville qui

s'appelle Beaumont

• A Maubeuge. •

lOOctobn M37.

• Madame,.... Je marcbal hier de Manbenge avec l'armée qui y étoit ; celle qui étoit à Landreci vint Joindre. Les ennemis lâchèrent d'empêcher la jonction , mais foiblement et avec perte de leurs gens.... On a eu quelque nécessité à Maubeuge , mais pas si grande qne l'on en a fait courre le bruit. Je pense que l'armée marchera demain ; on ne sait pas encore de quel côté

• Au camp de Landreci. <

A la même.

• Madame,.... (j'inrorme) partieulièremeut

LETTBES DU VICOMTE DE TUBENNB,

la cour, par les lettres que j'écris, de Tétai auquel j'ai trouvé les troupes que le Roi lève ici , après que leur quartier a été enlevé. J'ai cru que cela étoit assez d'importance pour faire passer quelqu'un exprès. J'attendrai leurs ordres là-dessus....

» A Liège. »

A la même,

10 Avril 1638.

« Madame,.... j'attends avec impatience

de savoir ce qu'ils m'ordonneront de la cour.... J'ai reçu une lettre de M. ie cardinal de La Valette, par laquelle il me mande comme M. de Créqui a été tué d'un coup de canon , et qu'il a ordre d'aller en Italie fivrt proraptement. Par les premières lettres , je pourrai savoir ce que je deviendrai....

» A Maëstricht. »

A la même.

30 Jaillet 1638.

« Madame ,.... je passai hier le Rhin à Neubourg , au-dessus de Brisac , et n'ai presque point perdu de soldats , pour avoir marché par

les plus grandes chaleurs qu'il est possible

M. le duc de Welmar verra demain les troupes que j'ai amenées....

» Près Neubourg. n

A la même.

2 Août 1638.

« Madame,.... je vous dirai comme je suis arrivé à Fribourg, où est M. le duc de Welmar, avec les troupes que l'on m'a commandé de lui amener , n'ayant perdu presque personne pour Uûsi grand chemin....

» A Fribourg. »

A la même.

11 Août 1638.

« Madame,.... craignant que vous ne soyez en peine à cause de la bataille qui se donna avant-hier, je me donne l'honneur de vous faire ce mot.... On a pris onze canons des ennemis et quelque vingt cornettes ou drapeaux. Savelli et Gœtz étoient joints ensemble.... Les ennemis ont bien perdu douze ou quinze cents chariots...

» Au camp, près Capel. »

A la même.

23 Septembre 1638.

Madame ,.... je ne vous ai pas écrit , y ayant

dix ou douze jours que j'ai une fièvre fort cbangéante; il semble qu'elle me veuille quitter. Je suis à Ck>lmar , à trois heures du camp. M. It duc de Weimar a été mal , et est guéri.... » A Golmar. »

A la même.

17 Octobre Ml

« Madame ,.... j'ai eu une maladie qui m^ retenu assez long -temps à Golmar. Je cnii m'en aller demain au camp , ayant été quelqii temps sans fièvre.... J'ai eu ordre, lacampagM étant passée , de m*en retourner trouver le BoL M. de Weimar a défait toute la cavalerie de M. de Lorraine , pris vingt cornettes et do ea« non....

» A Golmar. »

A la même.

26 0ciobi«iai

« Madame ,.... il y a huit jours que je suis W*' rivé au camp ; je suis , Dieu merci , assez Un refait pour une si fâcheuse maladie ; le lende* main , les ennemis vinrent se camper vis-à-yii. Dimanche dernier ils attaquèrent, et après aYoir gagné deux forts , les François les leur reprirent. Ils font état d'avoir perdu plus de dme cents hommes; c'a été un assez grand oombÉt^ les François ont fort bien fait. ( Les enneoril) se sont retirés deux heures plus loin. Ont beaucoup de bonheur jusqu'ici ; mais les choM changent bien aisément.... J'ai permissioftél m'en aller après la (in de la campagne

» Au camp de Brisac. »

A la même.

10 Novembietflli

« Madame, les ennemis se sont un pu.

éloignés; ceux de Brisac paroissent être tt grande nécessité. On a emporté quelques lien forts qu'ils tenoient ces jours passés....

» Devant Brisac. »

A la même.

ÔDécembrom

» Madame,.... il est arrivé ici un aeeoQifl^ l'armée de M. de Longoeville , depuis doq ^ six jours ; c'étoit toute infanterie.... Bans f0i de jours le siège finira. Ge ne peut être <p8 bien ^ à moins qu'il n'arrive un grand malhev. Nous sommes ici fort bien huttes et en étal es demeurer long-temps , à moins que les ne nous en chassent....

» Au camp , devant Brisac. v

POUl BIRVIB U'iKTROD

A la mime.

18 Ihîcerobre ICIS.

[tdame,.--> (on va) porter à la cour la nonla la prise de Brlsac. Oa y est entré aqboi ; la moitié de ceux de dedans sont de Ihim. Il y a ea une extrême nécessité. tirai dans quelques Jours , et suis un peu mode de la flèv re quarte qui demeure réel ai souvent les autres Jours des accès de le soir. Je n'ai pas bougé du camp, et H laissé de sortir tous les Jours A l'ordl-

n camp de Brlsac. ■

ao Avril 1639.

idame, les afbires sont tot^ours en

Il état en Italie ; les ennemis ayant pris peu Verrac et Cressentin , tant le monde noe à partir d'ici pour aller à l'armée. : passer force troupes en Piémont...

Paria. >

A la même.

lame,... Il y a huit ou dix Jours que Je M à Plgnerol , et ai trouvé la trêve Talte ■ S4 octobre, aux conditions que toutes Aemeureroient en l'état qu'elles étoieut lagnerre, à savoir : la ville de Turin aux I, et la citadelle au Roy. On n'a pas en- 1 de la cour s'ils l'approuvent. On dit devoit être à Lyou dans trois ou quatre i ce traité Ici ne l'a fait retourner. Tou- Toopes sont demeurées eu ce pays. J'ai ame ( la dncbesse de Savoie) , qui est à nre à Saluce, en assez mauvais état, si iUe trêve on ne trouve quelqu'accomuit pour elle...

Ngnerol. ■

A la même.

15 Sepienibre 1639.

lame,... M. le cardinal de La Valette de depuis quatre ou cinq Jours ; Je crains, wn mal a commencé, qu'il ne lui dure temps. Les troupes des ennemis et les »t dans les quartiers sans nulle Interle la trêve. Madame de Savoie doit être leare auprès du Roi , A Lyon ; Je pense lo'elle l'aura va elle reprendra le che- B Savoie.

Ignerol. »

CTIOS A SES HBHOIHES. S^t»

A la même.

5 Oetottre 1639.

■ Madame,... il fant nécessairement qu'il y ait de mes lettres perdues j Je me snis donné l'honneur de vous écrire depuis la mort de M. le cardinal de La Valette... Il doit passer , un de ces Jours, douze on quinze compagnies du régiment des gardes du Boi , et quelqu'antre infanterie. La trêve finissant le 34 de ce mois, Je vous manderai quels ofBcfers d'armée demeureront Ici, et celui qu'on enverra pour y commander

■ A Plgnerol. ■

13 Octobre 1639.

• Madame,... M. le cardinal (de Bichelieu) m'a mandé qu'il a parlé au Roi pour me donner le régiment de cavalerie de feu M. le cardinal de La Vallette , et qu'il me l'a accordé... M. te comte d'Horcourt arrive demain , qui a d^à dit k plusieurs de mes amis à Grenoble , qu'il veut fort bien vivre avec moi . . .

• A Plgnerol. ■

4 Novembre 163».

'Madame,... nous avons pris une grande ville nommée Cbler, dans laqnelie toute l'armée est logée et avec grande abondance de vivres... Il y a aujourd'hui bnlt jours qae, les deux armées s'étant trouvées en campagne , notre cavalerie eut quclqu'avantage sur les ennemis... On ne parle plus ici de là trêve; mais Je crois que le mauvais temps fera bientôt retirer les armées...

• A Gbier. -

9 Novembre 1639.

■ Madame,... pour ce qu'il vous plaît que Je vous mande de la maladie de M. le cardinal de La Valette, il est mort d'nne grande fièvre continue... Nous sommes toujours à Gbier, etje crois que notre armée et celle de nos ennemis se retireront bientôt...

- A Cbier. <

A la même.

■ Madame,... Je n'ai pas le temps de vous mander autre chose si ce n'est que l'on a gagné une bataille contre M. ie marquis de Léganês qui assiégeoit Casai. Tl a perdu pinsdecinq mille

LETTISS DU VlCONTk DE TtIBBNNI ,

hommes , tous Espagnols naturels , avec son canon et son bagage. Nous avons beaucoup perdu, mais pas approchant. ..

■ Au camp de Galllan.»

A ia même.

16 Août 1610.

•■ Madame,.... on demeure assez eu repos, quoique les ennemis soient assez proches. Je pense que, dans quinze jours ou trois semaines, on verra la an de ceci.... Je verrai dans quelque temps, après le siège de Turin, si je demeurerai en Italie cet hiver....

. Devant Turin. •

A la même.

20 Novembre 1«46.

•> Madame,.... J'avois dit à quelqu'ons de mes gens de vous mander l'état de ma maladie, qui a été extrêmement grande de douleurs d'estomac les plus violentes du monde, avec une fièvre presque continue, m'nyant duré k Turin près de cinq semaines. Etant retombé deux ou trois fois et ne pouvant trouver de soulagement, Je loe suis résolu de me faire porter à Lyon, espérant , par le changement d'air et les médecins qui y sont , de trouver du sonlagement.

> J'ai Ait huitjournées sans arrêter, durant lesquelles Je me sais trouvé quitte de mes douleurs , et suis venu en brancart , ayant passé les montagnes fort heureusement. Je m'arrêterai à Lyon on auprès....

■ Depuis mon départ , je me mis aussi trouvé quitte de la fièvre. J'ai laissé une partie de mon équipage en Piémont , où J'étois destiné de demeurer cet hiver, M. le comte de Harcoart ve< nant à Paris.

> A Chambérl. -

A mademoiselle de Bouillon, sa sceur.

. Ma chère Sœur, je n'ai Jamais en ma vie eu nouvelle qui m'ait touché d sensiblement que celte de savoir comme mon frère a été arrêté à Casai par ordre du Roi. Il y a mille choses à dire que l'on ne sauroit écrire ; mais 11 n'y a rien qui soit si capable d'aigrir la cour contre mon frère que de ne se pas bien gouverner à Sedan ; 11 fout, à mon avis, bien prendre garde à cela, et k ne donner nul sujet de soupçon. Pour moi , je n'aurai jamais d'autre pensée, sinon que Sedan soit conservé à mon frère et i ses enfans. Quolqne j'oie assez d'ambition pour désirer avoir

une fortune plus grande que celle que J'ai désirerai jamais m'agrandir par ce mo J'envoie ce gentilhomme k Sedan pour des nouvelles de madame etdevouB,et belle-sœur. Un voyage que Doutevllle a la part de mon frère à la conr, a domt coup de soupçon. J'étois aux eaux d temps-là. Je suis persuadé que vonscroyi que mon affliction est aussi grande qse ( ceux qui emplissent une feuille de pi parler.

• On me mande de la cour qu'il ei certain que mon frère avolt part dans ee baie de M. le Grand (écuyer); et M. le a m'a mandé qu'il me fera voir comme mm deux mois après son accommodement, déjà commencé à se mettre dans cette a Monsieur a écrit à la cour et prie qu' veuille pardonner. Voyant le commeoi de tout ceci, j'ai prié mon frère e«Bl quand je retournai de Sedan à Parii prit garde à lut , et qu'il ne fit nulle idu pût donner soupçon. Il ne me témoigna, qu'il eût aucune part avec M. le Grand.

' Au camp devant Perpignan. ■

A la même.

7 FéTrlerMf

" Ma chère Sœur, si vous pouviez lUr ques ventes de bols , cela m'accommoder trémement , car je suis obligé d'empnm l'argent pour vivre, et de le prendre k h qui est une chose que vous savez qai Idood fort.

> M. le prince d'Orange m'a folt tt grands complimens par Bénévent , et d'oi foçon , que vous jugerez bleu , quand il i dira , qu'il auroit Joie de m'obliger. Si mi de Duras voulolt envoyer son second fl cas que M. le prince d'Orange témoignât sirer, je lui en écrirois, etjetécberoisde gcr à en prendre un soin particulier, t qu'on le lui envoyât. Que ma sœur de m'en écrive son sentiment, le mien nea'éi pas de cela. Je ne me suis pas hdté de pré au Roi son fils atné, parce que d'ordh étant aussi grand qu'il est , on ne va gnin le Roi que quand on doit sortir de l'aea pour aller à l'armée.

. A Paris. ■

Lettre du Rai au vicomte de

' Mon cousin , vous ayant donné le eM dément du corps de Irouppes de c

POU* SERVIK U ISTBODICTIO?!

terie doDt J'ai résolu de fortifier mon d'Italie, et ayant désiré de le composer ■s rjgimens de Vaubeconrt, du marquis lé et de Douglas , d'Inranterle deTreilly, ^tlottl et de Bonillon , de cavallerie , J'ay senlement ordre de passer en Piedmont IX réglimes de cavallerie et d'Infanterie Ql commandez , et de ceux d'infanterie lâl et d'Effiat. J'ai bien voulu vous en advls par cette lettre, et vous dire que tentlon est que vous ayez le commande ertICQller drâdltes trouppes, en l'absence I cousin ie prince Thomas ; et soubs son ié, en sa présence , que lorsqu'il vous or- B dejoindre mon armée avec ledit corps, basiez incontinent , en conserviez néantm ladite armée le commandement partitar ledit corps, ainsi que le sieur Du - Prasiin le gardera sur le reste des

■ de ladite armée, aussy soubs i'auctomoDdlt consln, et qu'en touttes occasions ;lniez suivant les ordres de mondit coude si bon concert avec ledit sieur Du

Prasiin, que cette séparation de commniim puisse aucunement préjudicieràmon ny empécherou refroidir l'exécution des t auxquels madile armée devroit estre ée; que pour servir soubs vous, dans cet , J'ai choisi le sieur Magalotti , maréclinlp, me remettant à vous de prendre des le-camp A votre choix; et que, lorsque Irez séparément, vous demanderez nng gens de batCaille qui sont en l'armée , nt cousin, auquel je me remets de ce que rois an surplus vous prescrire sur votre pardeià. Et commeje me promets beau-

■ services que vous m'y rendrez, aussi asieure qu'ils me seront en très-partirecommandation , priant Dieu qu'il vous Mt cousin, en sa sainte et digne garde. srIptàParia, le 27" mars IG43.

■ Louis.

» Et plus bas : Le Tellieb. •

ieomle de l\irenne à mademoiseiie de Bottillon , sa sœur.

. cfaëre Sonr, il me semble que Je n'ai vous mander, pour répondre â tout ce BS m'avez écrit. Je mande à mon père l'ai point voulu approfondir avec MM. les ei la raison pour laquelle on n'en parle edols être encore, cette campagne, lieu- (énéral avec H. de La Mellleraye. Le Roi

prend occasion , sur la religion , à témoigner qu'il ne veut rien faire pour mol ; Il fauteneora achever cette campagne. On parle fort de la paix et d'une suspension d'armes, et beaucoup plus , je voas assure , que de mon mariage.

> Quand ma sœur de Duras n'enverroit pas son second dis en Hoilande,Je serois bien d'avis que l'alné fût avec moi à l'armée , deux ou trois mois avant l'autre, car II me semble que, quand deux frères sont ensemble , ils ne se quittent Jamais, et cela les empêche d'être tant connus que quand Us sont seuls. Je n'ai pas besoin de grande rhétorique pour vous persuader 6[ae vous me ferez très-grand plaisir si vous pouvez m'envoyer de l'argent de ce pays on vous êtes.

• Adieu, clière Sœut, aimez-moi toujours, et soyez assurée que voua êtes parfaitement aimée de mol.

- A Paris. -

A la»

«AvrlIlOU.

• Ma chère sœur, J'ai dit à la Fercade d'envoyer le changement de l'ordre pour la route des gens de guerre qui passoient à Castillon ; Je vous ai envoyé un chiffre et pourrai par lA vous mander quelque chose quand Je saurai que vous l'aurez reçu. Pour ce qui est du mariage , vous croyez bien que Je n'y aurais avancé chose du monde sans vous ie faire savoir : Je prétends passer Jusqu'à l'hiver prochain sana un engagement entier, ne sachant comme toutes choses iront entre ce temps-ci et celui-là ; Je l'ai fait dire comme cela a M. de La Force.

> M. de Cbavlgny m'a fait dire qu'il serolt bien aise de me parier après-dlncr ; Je ne sais ce que ce peut Ëlre. On parle extrêmement de la paix et d'une suspension d'armes j Je crois que le dernier sera assurément bientfït. S'il n'y avait point de changement, je pnrtirois d'ici dans le dix-sept ou ledix-liuit de ce mois; mais comme dans cette semaine on ne voit presque personne, je vous le manderai certainement dans huit Jours.

. A Paris. -

A la même.

18 Avril IW.

• Ma chère sœur, Je vous puis assurer qu'A mon retour d'Italie, qui sera, s'il plnlt à Dieu, à ta On de la campagne, selra que l'on m'en a assuré , je vous irai voir en Gulenne , al vous y êtes encore , et si vons êtes A Paris avec ma belle-sceur , J'en aurai une joie extrême , étant très-aise que vous puissiez voir comme toutes

LËTTHES liU VICOAlTfi DE TUAEMNE,

choses vont; car on ne peut pas donner d'avis assuré sur les choses que l'on ne voit pas ; Je passerai certainement par la Guienne , s! vous y êtes, avant que de retourner à Paris ; j'aurois une Joie non pareille de vous entretenir. Il faut que les choses changent fort pour que les affaires de mon frère aillent bien ; et rien ne m'a tant fait résoudre à prendre l'emploi que J'ai , que l'embarras de ne savoir que devenir. Mon frère part de la cour pour s'en aller au pays; Je me suis très-bien séparé d'avec lui , et Je ne sais ce que vous aurez oui dire ; mais il n'a nul su- Jet de se plaindre de moi. Je n'ai nul engagement de mariage , tout étant remis à l'hiver qui vient. J'ai avec moi sept régimens d'infanterie et cinq de cavalerie ; les deux miens en sont , devant prendre l'ordre de M. le prince Thomas quand Je serai Joint avec lui. J'ai fait M. de Yarennes capitaine de mes gardes. «

A la même.

19 Avril 1643.

K Ma chère sœur , Je n'ai point reçu de vos lettres cette semaine , ni de personne du côté où vous êtes. 11 me semble que l'armée où Je devois aller se retarde fort ; Je pense que c'est à cause de la santé du Boi. Selon l'apparence , toutes choses vont bien changer ; ce n'est pas en effet que Je trouve le Roi si mal que tout le monde même le dit ici ; Je crois qu'il en court d'étranges bruits au lieu où vous êtes. Quoique vous voyez que Je ne reçoive nul bienfait de la cour, Je ne laisse pas de croire que M. le cardinal Mazarin est fort de mes amis ; hors les intérêts de M. de La Meilleraye , J'ai été fort aise de l'éloignement de M. Des Noyers. M. d'Enghien (l) est parti pour aller à l'armée.

» A Paris. »

A la même.

16 Mai 1613.

« Ma chère sœur , vous saurez par celle-ci comme le Roi est mort Jeudi à trois heures après midi ; il est véritable que Jamais personne du monde n'a fait une si belle fin et si constante. Pour l'affliction de la cour, elle y a été très-médiocre. La Reine vint hier en cette ville ; il y a de très-grandes cabales pour faire changer le conseil établi du temps du Roi : dans huit Jours ou verra ce qui en sera, et, pour moi, dans fort peujesauraice que Je deviendrai. Je m'imagine que ma belle-sœur viendra ici , et si Je ne vas point à l'armée cet été , Je vous convierois d'y venir; nous nous consulterons, ma sœur de La

(1) Depuis, le Grand-€ondé.

Trémouille et moi ^ pour vousdoDDeriMy sur votre sujet ; Je crois qoe le temps ^ auquel on pourra être en quelque eonsidi Je vous manderai, la semaine qui vient, les choses qui me concernent en toatei çons ; Je vous envoie une lettre qoe M. chaut m'écrit , et afin de vous dire qoell la raison : c'est que m'ayant mandé qu' eu des discours avec madame la prinoen range sur mon si^et , et de telle oonséq qu'il seroit à propos que Je les susse. Je 1 vis que s'il vouloit que Je lui envoyei chiffre ; là dessus , il me récrivit la leti Je vous envoyé. Je m'imagine que ce qa dire se rapporte à ce qu'il me marque à i ge , touchant les bruits qui courent c lande ; Je pense que vous entendez bien Je peux dire. Mon frère arrivera ce ma m'en vas le trouver : il attendra chez o de La Trémouille et logera dans mon loj est beau.

» A Paris. »

A la même.

30Bfaill

» Ma chère sœur , Je vous dirai que prêt à partir, dans quatre ou cinq Joon m'en aller en Italie. Je n'ai point pu len la Reine me l'ayant commandé et assuré serois maréchal de France à la fin de la gne. J'y vas avec neuf régimens qui y nu ds France , et les deux miens et celui d comte de Laval, qui me Joindront en cef Je commanderai ce corps à part , en i l'ordre de M. le prince Thomas. Je viens, cette heure, de parler à la Reine de l'ail mon frère ; elle a eu de fortes impressions cela; il sera bien mal aisé qu'elle en re^ Monsieur dit qu1l sert mou frère en e peut. Pour vous dire vrai , c'est la plus c chose qui soit maintenant à faire à laooQ frère est en doute de ce qu'il fera , ou < aller, ou de demeurer dans cette ville, h témoigné, et à tout le monde ici, comUi intérêts me touchoient peu au prix dessia ceux de notre maison. Je crois qu'il a en satisfaction de moi en cela , et J'ai en leb de pouvoir demeurer ici assez long-tem| voir quel train peut prendre son affain pouvez Juger combien il lui doit être sens voir la Reine et Monsieur tout puissans , voir perdu Sedan pour l'amour d'eux , sa» ver à cette heure de Jour pour y rentr Reine effectivement a toute sorte de volonté , mais on loi a fait la chose de si

MOI BHTIK I> rSTROKUCTIOX ,

• à l'Etat , qu'elle n'y ose rien faire. ce que la Beioe m'a dit que Je serois il-de-France, c'estsans lui enavoirpar- OBtralre,J'ai dit partout que Je nederiljamaiirieusi on ne doDuoltsatisrac- MHi frère. Je vous Irai voir au pays.

ftt du Boi au vicomte de Turenne.

a cousin , ayant cy-devant escrlt à mon e prince Thomas de Savoye pour lui indre le commandement général de mon n Italie , et Jugeant à propos , pour l'anl'autant plus , de lui confirmer la même h par mes lettres-patentes. Je le lui ay idlerpar l'advis de la Rpyae régente, I ma mère , luy donnant pouvoir de com-

mesdites armées en ctief , en qualité de atenant-général représentant ma périt tout ainsi que les avolt feu mon oncle, e Savoye, du Roy deffunt, monseigneur

que Dieu absolve; de quoyj'al bien HI3 donner advis et vous dire que vous e recognoistre et luy obéir en ladite qoatoéral desdites armées en tout ce qu'il amanderapour le bien et advancement itfvîce, et qu'en touttes occasions vous en qualité de mon lieutenant-générat absence, et soubs lui en sa présence, oorps que vous commandez ; et la préstant pour antre subjet, Je prie Dieu M ayt , mon cousin , en sa sainte et di> le.

rit  Paris , le 39 Juin i G43.

> Louis.

>• Et plus bas : Le Tbllieb. •

mie de Turenne à Mademoiselle de Bouillon , sa sceur.

35 Mterabreieia.

chère sœur, je vous écris par M. Du lennçon, que j'ai prié de vous voir; 11 mémoire de toutes les choses nécessoieette armée, lequel il m'a promis d'ap- 1 TOUS montrera ce mémoire, et je vous e me mander quelles sont les choses sur hU difficulté.

■ Soavenez-vons , s'il vous plaît, de cherclieiquelque bon médecin pour me l'envoyer : on lui donneroft ici de fort bons gages.

> SI vous voyez mademoiselle de Bohan, vous pouvez lui dire que je ne manquerai pas d'avoir soin des terre* de M. de Blrkenfeldt, et que M. de Lorraine l'a fait menacer depuis peu de les brûler s'il ne lui paie une grande contribution ; par le premier qui Ira auprès de M. de Lorraine, Je lui en ferai parler.

» Vous pouvez dire à madame la princesse , qui m'avoit commandé de faire ses recommandations à M. de Montansier, comme Hasfeldt l'a emmené assez loin d'lcl,Je n'ai pat laissé d'y envoyer : on le traite fort bien. Je suis serviteur très-humble à mademoiselle de Bamboulllet , jt qui vous pouvez aussi dire ces nouvelleslà. Ma belle-sœur m'excusera bien si Je ne lui écris point; Je prétends que ces lettres ici serviront pour elle, qui a tout si^et de satisfaction sur le chapitre dont elle me parla tant en venant.

• J'ai songé qu'il seroit bon que M. le comte de Laval vit si M. de Melun vondroit qultteison régiment d'infanterie , qui est en ce pays . il est fort bon, et M. de Laval, avecdes recrues, aurait un des meilleurs régimens de France J'en ferai parler à M. Le Tellier.

» De Brlssac. •

: Ma dière sœur, j'ai reçu la vôtre du 1 3 décembre, et n'ai pas grand'chose d vous dire, vous ayant écrit , il y a deux jours, par M. de Besançon ; Je vons supplie que l'on sollicite ces deux compagnies d'augmentation ponr mon régiment de cavalerie; il en fout parler à H. Le Tellier.

■ Je vous prie de faire compliment de ma part & M. de Chfttillon sur l'affaire de son fils, si vous Jagez que cela soit nécessaire. Vous avez très-bien fait de répondre à M. de Varennes que je n'avois Jamais oui parler de ces deux charges. Encore que J'aie écrit par M. de Besançon, depuis quatre Jours , je n'ai pas laissé de faire à cette heure une très-grande dépêche h M. Le Tellier.

A Colmar. ■

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