‹ Relation faite par m. de Fontrailles des choses particulières de la courChapitre 88 sur 89 · IG · texte numérisé non relu

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roient payé chèrement celte bravoure téméraire, si on avoit profité de leur imprudence ; mais ceux qui pouvoient tirer avantage de cette faute, soit qu'ils ne la remarquassent point , soit qu'ils eussent quelque raison qu'on ne sçait point, n'envoyèrent point de cavalerie pour les prendre en flanc, et laissèrent échapper cette occasion. Ce fut le régiment de Lockart qui chargea les Espagnols de Boni face. Fenwick, qui en étoit lieutenant-colonel , étant arrivé au pied de la dune , la trouvant fort escarpée, fit halte pour donner lieu à ses troupes, en prenant haleine, de monter ensuite avec plus de vigueur. Pendant qu*ils se préparoient ainsi , leurs enfans perdus , s'ouvrant sur la droite et sur la gauche pour donner lieu au gros de monter sur la hauteur, firent un feu continuel sur Boniface , et aussitôt que le régiment s'ébranla pour attaquer, ils commencèrent par un grand cri. Le lieutenant-colonel tomba d'abord d'un coup de mousquet qu'il reçut au travers du corps, ce qui n'empêcha point le major, nommé Hinton , de conduire le bataillon , qui n'arrêta point jusqu'à ce qu'il fût à la longueur de la pique, et malgré la résistance vigoureuse des Espagnols, qui avoient l'avantage de la hauteur, et qui étoient frais , au lieu que les Anglois étoient fatigués et presque hors d'haleine d'avoir grimpé les sables; Boniface fut chassé au bas, laissant sur la place sept capitaines , de onze qu'il avoit ; et Klaughter et Farel , les deux capitaines du détachement que le duc d'Yorck avoit joint à ce régiment, et plusieurs officiers réformés dont la plupart étoient piquiers. Les Anglois , outre leur lieutenant-colonel y perdirent beaucoup d'officiers et de soldats. Après s'être reposés peu de temps, ils descendirent de la dune: ce que le duc d*Yorck ayant observé , il fut les charger avec ses gardes et ceux de dom Juan ; et étant arrivé à la longueur de la pique , il trouva que le terrain ne permettoit pas de les enfoncer qu'avec une peine extrême. Il ne laissa pas de tenter la fortune , mais ce fut sans succès; il fut repoussé: tous ceux qui se trouvèrent à la tête de sa compagnie furent ou tués ou blessés ; et sans la bonté de ses armes, qui le sauvèrent, il y seroit demeuré. Les officiers de sa compagnie furent plus heureux que ceux de celle de dom Juan: il n'y eut que Berkiey, qui étoit capitaine de la première , qui fut blessé. Le comte de Colmenero , qui étoit capitaine de la dernière , fut le seul qui se tira d'affaire sans accident ; tous les autres officiers Airent ou tués ou blessés , et les gardes si maltraittés, que le duc ne put jamais les rallier. Il en rassembla quarante des siens, qui étoient encore en état

de combattre, avec lesquels il marcha au régiment de Boniface , où dom Juan , et ensuite le marquis de Caracène, avoient tâché de rallier les fuyards; mais n'ayant pu en venir à bout, ils s'étoient retirés. Quand le duc arriva à ce régiment , ses premiers efforts ne purent point l'arrêter. Il apperçut un nommé Eivige , lieutenant du régiment du roi d'Angleterre, qui étoit du détachement des Anglois dont i>n«îff» avoit été renforcé : il lui demanda ce qu'était devenu son capitaine ; il lui répondit qu'il étoit le seul officier qui restât sans être blessé. Ce prince lui ordonna de rester avec lui et d'assembler ses soldats. Il leur cria tout haut que le duc étoit là : tous ceux qui purent l'entendre le vinrent joindre. Le duc vit en même temps la major du régiment espagnol , il l'appela et loi dit que ses soldats dévoient suivre l'exemple de ce peu d'Anglois qu'il voyoit, et que c'étoit vilain aux Espagnols de fuir pendant que les autres tenoient bon. Ce reproche les arrêta, et ils se mirent aussitôt en bon ordre. Le marquis de Garacène, arrivant dans cet entre-temps , demanda au duc d'Yorck pourquoi il ne chargeoit point l'ennemi avec sa cavalerie ; il répondit qu'il Ta voit déjà fait , mais qu'il avoit été battu. Il ajouta que, dans la situation où étoit l'ennemi , il étoit impossible de l'attaquer, et lui montra en même temps , de derrière la dune voisine, que ce qu'il lui disoit étoit juste.

Le marquis s'étant retiré aussitôt , le régiment de Lockart avança , non pas directement, mais en tournant sur la gauche , et on le perdit de vue^ à cause de l'inégalité du terrain et de l'interposition d'une dune ; mais le duc avoit â peine rassemblé le régiment de Boniface et le peu de cavalerie qui lui restoit , que le bataillon anglois se trouva sur une même ligne avec les Espagnols sur leur droite , et il n'y avoit qu'une dune entre deux. Le duc fit face vers la mer , et marchant à la tête de son infanterie , il vit , en arrivant sur le haut d'une dune, que les Anglois la montoient de l'autre côté. Ce prince ordonna aussitôt au ms^ot de Boniface de les charger de front , pendant qu'avec ses quarante gardes il alloit les attaquer en flanc : ce qu'il fit si brusquement qu'il entra dans le batailloo , y fit beaucoup d'exécution , et le poussa jusqu'au bord de la dernière dune le long de la mer. Le bataillon de Boniface voyant les Anglois rompus, au lieu de les charger, ayant découvert du haut de la dune que toute l'armée étoit en déroute , chacun s'enfuit comme il put , mais il ne s'en sauva que fort peu.

C'est une chose remarquable que , quand le bataillon Anglois fut rompu , pas un homme ne

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demanda quartier et ne jetta ses armes ; chacun se défendit jusqu'au bout, et on n'étoit pas moins en danger des coups de crosses de mousquet que du feu qu*on en avoit essuyé. Un soldat anroit infaillibiemeuft assommé le duc d'Yorck d'un coup qu*il lui portoit, s'il ne Tavoit rompu en lui déchargeant un coup d'épée sur le visage, qui le renversa par terre. L'épée du duc de Glocester, son frère , qui l*avoit suivi et secondé toute la journée avec une bravoure digne de ses ancêtres, lui ayant tombé des mains, par un accident dont on ne se souvient point, un gentilhomme nommé Villeneuve, écuyer du prince de Ligne , qui étoit auprès de lui, rayant vu tomber, descendit de cheval, la ramassa et la donna au duc , qui , le pistolet à la main, le défendit jusqu'à ce qu*il fût remonté; mais immédiatement après , ce pauvre gentilhomme reçut un coup de mousquet au travers du corps ; on le tira de la mêlée , et il eut le bonheur de guérir de cette blessure.

Un escadron françois étant entré dans les dîmes pendant que le duc d'Yorcl^ chargeoit les Anglois , il se trouva obligé de se retirer prompteraent: ils alloient le prendre en flanc, et lui auroit coupé infailliblement la retraite si dans le même temps le prince de Ligue ne les avoit chargés. Il ne les défit point, mais les ayant arrêtés ; cela facilita la retraite du duc, et ensuite le prince de Ligne se retira lui-même.

Le régiment de Boniface ne fut pas le seul malheureux : tous les autres régimens d'Espagnols naturels se trouvèrent enveloppés par la cavalerie. Les Anglois ne les chargèrent point comme ils auroient dû , en marchant directement à eux. Deux de ces régimens anglois, voyant la résistance que faisoit Boniface, se contentèrent de marcher sur le flanc et de tirer sur les autres Espagnols naturels en passaut , et en marchant sur la hauteur de la même dune après le régiment de Lockart.

Pendant que les choses se passoient ainsi le long de la mer, l'aile gauche ne fut pas moins maltraittée. Les quatre pièces de campagne que les ennemis avoient fait avancer le long du grand chemin , firent une terrible exécution et sur la cavalerie et sur l'infanterie. Les gardesfrançoises et le régiment de la couronne , qui étoit commandé par M. de Montgommeri, furent tirés de la seconde ligne par M. de Turenne , placés à la droite des gardes dans la prairie, et attaquèrent trois petits bataillons des Espagnols entre les dunes et le canal , qui , après une foible résistance , s'enfuirent. La cavalerie françoise , pour profiter de ce désordre , avança devant l'Infanterie, faisant un front

aussi large que le terrain pouvoit le permettre , et étoit conduite par le marquis de Créqui , lieutenant -général; mais celle du prince de Condé la vint charger si vigoureusement, qu'elle fut forcée de se retirer derrière Tinfanterie, qui, avançant en bon ordre, empêcha de pousser plus loin cet avantage. Les ennemis furent ainsi repoussés jusqu'à la troisième fois ; mais il fallut enfln céder, parce que la cavalerie françoise étoit soutenue de son infanterie , et celle du prince de Condé avoit abandonné la sienne. Ce prince se retira après avoit fait tout ce qui se pouvoit, et en général et en soldat , jusqueslà que dans la troisième attaque il fut en grand danger d'être pris.

A l'égard de ce qui se passa sur la droite du prince de Condé , dans les dunes , entre lui et les Espagnols naturels, le régiment de Guiscard ne fit point ferme pour soutenir l'attaque des Suisses : il tira pendant que les ennemis étoient encore à une fort grande distance. Une partie prit la fuite , et les quatre bataillons qui étoient proche firent la même chose sans attendre les ennemis. Cette infâme poltronnerie, et la défaite de Boniface, jetta l'épouvante dans la cavalerie qui étoit derrière; la plus grande partie prit la fuite sans avoir vu l'ennemi ; les officiers firent inutilement des efforts pour les arrêter : mais le peu qui tint ferme se battit avec l>eaucoup de valeur, comme on le verra dans sou lieu.

Le régiment qui suivoit les trois dont on a parlé , étoit celui du duc d'Yorck : il tint ferme un peu plus long-temps que ses voisins sur la gauche; mais une voix s'étant élevée derrière, que l'infanterie eût à se sauver, ce bataillon se rompit, les soldats abandonnèrent leurs officiers et prirent la fuite. Le colonel Grâce , voyant ce désordre , crut devoir songer à sauver son régiment, fit volte-face, se retira en trois divisions , et tenant ainsi tout son monde en bon ordre , il eut le bonheur de gagner le canal de Fumes, le long duquel il fit sa retraite sans perdre un seul homme ; mais le régiment d'Yorck eut un sort bien différend : quoique M. de Saint-Roch, avec son régiment de cavalerie , eût chargé et battu les gendarmes du cardinal , tuant de sa propre main Du Bourg , qui les commandoit , ceux qui dévoient le soutenir l'ayant abandonné, et voyant d'autres escadrons qui venoient le charger, il fut forcé de se retirer comme il put. La cavalerie qui le poursuivoit joignit bientôt après le régiment d'Yorck, dont il ne se sauva pas un homme, hors mylord Muskery, qui le commandoit. A peu pr^ dans ce même temps- là , le vieux colo-

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nel Michel, mestrc-de-camp allemand , chargea avec son escadron Je bataillon de Turenne, mais il ne put jamais renfoncer, et il soutint ses efforts avec tant d'ordre et de fermeté , que Michel fut tué avec la plupart de ses officiers , et son régiment repoussé, sans autre perte du côté de celui de Turcnne, que du lieutenant-colonel Betbesé , qui fut tué à la tête de ses piquiers d'un coup de pistolet. Hors ces deux régimens, on ne se souvient point qu'il y en ait eu d'autre de la cavalerie espagnole qui ait fait son devoir en cette bataille.

Pour revenir au duc d'Yorck , il songea à la retraite quand il se vit entouré de tous côtés par la cavalerie françoise, sans aucunes troupes pour les combattre, et ne sçachant point ce qui ' pouvolt s'être passé sur la gauche , où étoit le prince de Condé, il résolut d'y aller : Il n'avoit pas avec lui plus de vingt chevaux , le reste de ses gardes s'étant retiré avec le lieutenant^ après qu'on eut quitté les Anglois. Ce petit nombre contribua plus qu'aucune autre chose à le faire échapper; il en avoit suffisamment pour ne pas craindre les coureurs ennemis et leurs gens écartés, et n'en avoit pas assez pour donner envie de le venir observer : plusieurs crurent tellement qu'il étoit des leurs, que comme il marchoit , il rencontra quatre ou cinq cavaliers qui attaquèrent un de ses officiers nommé Victor, qui étoit lieutenant; il crut que c'étoit de la cavalerie du prince de Condé,et leur cria en françois : Laissez-le aller ^ c'est un de nos Anglois; sur quoi ils le relâchèrent , lui rendirent son épée qu'ils lui avoient prise , et se retirèrent dans la croyance que le duc étoit un de leurs officiers. Ils étoient de l'armée de France : on étoit dans l'erreur de part et d'autre, et le duc ne reconnut la sienne que quand Victor lui dit ensuite que c'étoient des ennemis. Ce prince continua son chemin , et fit si bien qu'il passa au trot au travers de l'armée de France, jusqu'à ce qu'il joignit le colonel Grâce et son régiment avant qu'il eût traversé les dunes ; et passant auprès des régimens de Turenne et de Picardie, il trouva, en arrivant au grand chemin, le long des dunes, toutes les troupes du prince de Condé en déroute. Le duc d'Yorck ne se tira d'affaire qu'avec beaucoup de difficultés, car la foule des fuyards étant fort grande dans le village de Zudcote , au travers duquel passoit le grand chemin, il ne vit point d'autre moyen de se dégager qu'en prenant un autre chemin autour du village. M. de Morieuly un colonel des troupes de M. le prince, que le duc rencontra en quittant les dunes, n'ayant pas voulu suivre son exemple, fut pris un instant après. Ce prince regagna le

grand chemin de l'autre côté du village, ou il trouva dom Juan , le prince de Condé et le marquis de Caracène ; on fut obligé de faire volteface , pour donner le temps à dom Juan de monter un autre cheval , le sien étant devenu boiteux par accident ; après quoi ou picqua des deux y et on n'aiTéta plus que quand les ennemis cessèrent de poursuivre.

Tous les officiers-généraux, excepté dom Estevan de Gamare , agirent avec beaucoup de bravoure pendant cette bataille. Dom Juaa resta si long-temps, qu'il courut risque d'être pris, et le marquis n'échappa qu'avec beaucoup de peine : un cavalier ennemi saisit la bride de son cheval avant qu'il fût hors des dunes; mais lui ayant déchargé un coup de canne dans les yeux, il l'étourdit de manière qu'il lâcha les rênes et donna Je loisir au marquis de se sauver. On a déjà parlé de la vigueur avec laquelle le prince de Ligne avoit chargé les ennemis ; mais on ne se souvient pas comment il se sauva; et quant à dom Estevan de Gamare, qui coinmandoit en qualité de mestre-de-camp-général, il ne cessa point de courir à toutes jambes jusqu'à ce qu'il arriva à Nieuport.

On n'a point encore rien dit du bataillon qui étoit composé du régiment du roi d'Angleterre et de celui du comte de Bristol , et ce seroll faire injustice au premier des deux de passer ce qui suit sous silence. Ils étoient postés, comme il a été dit , à la gauche des Espagnols naturels : quand tout fut en déroute sur leur droite et sur leur gauche, la partie du bataillon qui composoit le régiment du Roi, tous Anglois, demeura ferme, quoique tous les soldats du régiment de Bristol, qui étoient irlandois, se fussent enfuis aussi bien que leurs officiers, qui prirent le même parti quand ils virent qu'ils ne pouvoient point les arrêter, à la réserve de Stroud, anglois, qui étoit capitaine-lieutenant, qui se vint mettre avec ses compatriotes , dont le lieutenant-colonel et le major les avoient aussi bien abandonnés que les Irlandois, le premier, sous prétexte d'aller chercher des ordres, et l'autre pour quelque cause qui ne valoit pas mieux. Il arriva au lieutenant-colonel ce qu'il méritoit; car ayant été rencontré par des cavaliers françois écartés, ils le blessèrent d'un coup de mousqueton sous l'œil : la balle lui ressortoit par le col , et n'en échappa qu'à grande peine ; il fut démonté , et ayant été rencontré par hazard par un des gardes du duc d'Yorck, Irlandois, et le seul qui s'étoit mal comporté dans cette occasion , il le tira d'embarras. Tous ces acddens n'étonnèrent point le régiment du roi d^Angleterre ; ils restèrent dans leur terrain, quoiqu'ils vissent passer

MBMOlaES^Oi; DUC D*YOBCK. [1658]

eur gauche toute la première ligne de l'arde France, et sur leur droite, les Angloisde Qwel. M. de Rambure, qui commandolt la nde ligne , avancaot avec elle à la tête de régiment , alloit attaquer le régiment du roi igleterre ; mais le voyant seul , il avança «u devant ses troupes pour lui offrir qoar* ; les officiers répondirent qu'ils avoient été es dans cet endroit par le due, et qu'ils sut résolus de s'y maintenir aussi long-temps Is pourroient ; il leur répliqua que leur réince seroit vaine , puisque toute leur armée : en déroute; ils répondirent derechef qu'ils icvoient point là-dessus en croire leurs enis ; sur quoi il leur offrit , s'ils vouloient en- )r un ou deux officiers , qu'il les mèneroit me dune, d'où ils verroient eux-mêmes que d'il leur disoit étoit vrai. Le capitaine Tho- Ck>ok et Aston furent détachés : il les mena la hauteur, d'où ils virent qu'ils étoient les \ qui restoient de toute l'armée. Ils furent lire leur rapport au régiment ; sur quoi ils rent de mettre les armes bas, à condition s ne seroient point mis entre les mains des lois, et qu'ils ne seroient ni dépouillés ni liés , ce qui leur fut accordé; et M. de Ramieur en ayant donné sa parole, qui fut tement tenue , ils se rendirent et se trouit bien plus heureux que l'autre régiment es avoit abandonnés , dont la plupart futués et le reste pris et dépouillé, n'y eut pas plus de quatre cens hommes dans cette bataille du côté des Espagnols, les principaux furent le comte de La Mot- , le colonel Michel , la plupart des capis de Boniface , un de Saralvo , un autre de ez, dom Francisco Romero , avec deux ou de ses officiers ; des troupes du roi d'Anrre , trois capitaines , quelques lieutenans et gnes, et des brigadiers de la compagnie ;ardes du duc d'Yorck. Le prince de Condé srdit personne de qualité que le comte de e, lieutenant-général, et peu de capitaines. Espagnols, furent pris le marquis de Sa- ,Risbourg, Gonflans, Belleveder, le prince )bec , dom Antonio de Cordoue, dom Juan >lède , don Joseph Manriquez , don Louis miga , ie baron de Limbec , Darchem et es, tous mestref -de-camp de cavalerie ou els d'infanterie j M. de Montmorency, cale des gardes du prince de Ligne : la pluie furent pris que parce qu'ils furent aban- §s par leurs troupes, et qu'ils ne voulurent s'enfuir avec elles. Il n'échappa que peu pitaines et officiers subalternes des régiespagnols naturels, qui se comportèrent

m. C. D. M. T. HT.

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