‹ Relation médico-chirurgicale de la campagne d'Orient, du 31 mars 1854, occupation de la Crimée, au 6 juillet 1856, évacuation de la CriméeChapitre 27 sur 31 · FONCTIONNEMENT DU PERSONNEL MÉDICAL · texte numérisé non relu

FONCTIONNEMENT DU PERSONNEL MÉDICAL

tions médicales et aux manœuvres de la chirurgie ministrante, ont indiqué, par leurs succès, le remède efficace pour l'espèce de besogne dont nous venons de parler : qu'on se persuade qu'il n'est pas nécessaire d'y employer un docteur en médecine, comme on le fait à tort actuellement, et de le priver d'une portion considérable de son temps qu'il consacrerait plus avantageusement à un travail important ; il vaut mieux confier ces soins à des sous-ofliciers intelligents, comme le font avec raison les Russes. Cette mesure serait chez nous d'une application facile, et donnerait au service médical une élasticité, qu'il n'a jamais pu acquérir pendant la guerre. Pour assurer, et au delà, les besoins, la création d'un corps de 800 garde-malades, sous les ordres des officiers de santé, suffirait, et le cadre des médecins pourrait être abaissé, même en temps de guerre, au chiffre de 1200 ; il Ferait possible d'assurer alors un avenir d'avancement moins précaire aux aides-majors, dont le nombre pourrait être considérablement diminué. Par ce moyen encore, les médecins d'hôpitaux, en traitant 50 malades par chaque médecin, pourraient donner des soins convenables, médicaux et chirurgicaux, à 25,000 malades ou blessés, avec l'aide de deux garde-malades seulement pour un médecin. Les faits médicaux et chirurgicaux nous apprennent encore que la pathologie des soldats est, le plus souvent spéciale, et que, pour rendre la pratique de nos jeunes médecins fructueuse, il est indispensable de diriger surtout leur éducation vers les connaissances médicales les plus directement applicables aux maladies des soldats. Il n'est possible d'arriver à un bon résultat qu'en spécia-

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lisant les études des élèves de médecine militaire, dans une école où, pendant plusieurs années, des médecins militaires, professeurs expérimentés, s'occuperaient du soin de former, par leurs leçons, des médecins tout à fait aptes à leur profession spéciale, la médecine des armées»

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