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eî un alîégîssement du fardeau inséparable du gouvernement ; que l'Etre Suprême verse sur vos fours précieux et sur votre interessanle Famille , ses ineffables faveurs.

Sa Majesté la Reine a répondu dans ces termes au discours des Dignitaires :

J'agrée , Messieurs , les félicitations et les vœux que vous venez de former à loccasion de ma fête ; je suis on ne peut plus sensible aux marques d attacheraens que j'ai reçues du peuple du Cap-Henrj, et des sentimens que vous venez de ra'exprimer. Faire tout ce qui pourra être agréable à mon auguste Epoux et contribuer au bonheur du peuple îîsjfien , sera toujours l'objet de mon unique étude et de ma plus vive sollicitude. Recevez, je vous prie, mes sincères remercîmens, et comptez sur mon entière reconnaissance.

Lacrém)nie terminée. Leurs Majestés se

rendirent à Téglise cathédrale pour assisîer à i Utiice divifi.

Le corlége était rangé dans l'ordre suivant : Les hérauts d'armes ouvraient la marche sur deux rangs : venaient ensuite les pap-es.

Apres, marchaient sur deux rangs M''' les

Chevaliers , les Barons, les Comtes ,' les Ducs

les Princes; les Epouses de M"^^ les Dignitaires

«étaient aussi rangeas dans le même ordre, et une

<iOiihiQ iiàîQ des gardes du corps boi'dait k coriége.

î i3 T -, Dans le centre étaii At Roî, ayant â sa droite feRine.

Derrière fleurs Majestés , les Pi-Incesses Royales, ayant à leur di'oite le Prince Royal, et à leur gauche le Prince Eugène , duc du Môle; plus derrière étaient les Dames d'honneur et d'atours de Sa Majesté, et les gouvernantes des Princesses Royales : suivaient ensuite les grands officiers de la couronne , les ministres et les secrétaire du Roi.

Monseigneur l'Archevêque s'ëîaît rendu à la porte de Téglise pour recevoir Leurs Majestés sous le dais; la messe fut célébrée par son érainence ; et au prône , monseigneur fit un sermoa analogue à la fêie , dont Tonction et la douceur des paroles, respiraient la morale évangéiique de notre Divin Sauveur. Le Te Deum a été chanté en action de grâces au son de toutes les cloches et au bruit du canon.

Après la messe , Leurs Majestés retournèrent au palais dans le même ordre qu'elles étaient venues.

Un repas splendlde , de plus de quatre cens couverts, était servrdaiis une salle immense, qui avait été coaslruile exprès pour le festin , par les soins^ le zèle et raciivité de M'^ les baions de

FeiTÎer etdeDupuy; celle salle, magnifique* ment ornée de lambris , de glaces , de tableaux , de lustres, de candélabres et de flambeaux magnifiques, présentait le plus supeibe coup-dœil.

Au dessert les toast suivans fureni portés.

Par sa grâce manseignenr le dac de TAniboriî(e , grand ma? e'chal d'Pîayli ;

Alt Roi y au premier Monarque couronné du nouveau monde Je défendeur de la Liberté et de l'Indépendance du peuple haytien !

Ce toast fut couvert par vîngtun coups de canon , et la niMàique a joué Tair de k chanson du Il )i : P^ii^e Henry.

Par son excellence monseigneur le comte de Limonade , mifiisrre et secréiaire d'éia! : A la Fteine , au par/oit modèle des épouses et des mères; puissionS'Um.s être réunis pour célébrer sa fête pendant un grand nombre d' années !

Vifa appîaudîssemens , vingt - un coups d« canon , et la musique a joué Tair de la chanson de la Reine : Chantons amis et célébrons.

Par son excellence monsieur le comte d'Ennery : A S» A. R. monseigneur le Prince Royal; puisse-t il imiter les K'ertus de son auguste Père ^ et marcher sur ses glorieuses traces!

, Applaudissemens » onze coups de canon , eî la musi [ue a joué l'air de la chanson du Fiince Royal : Dans les sentiers de la gloire,

Pai* le major g^uéial M. le baron de Dessalines : y4 Leurs Altesses Royales Mesdames les Princesses Royales ; puissent-elles tow jours faire le bonheur et la félicité de no9 augustes Souverains !

Applaudissemens , onze coups de canon , et la musique a joué l'air de ia chanson : Princesses chéries !

Par M. le baron de Vastey, secfëtaîre du Hoî : ^ la Famille Royale ; puissent les Héros de cet illustre Sang , consacrer leurs jours à la défense de la Liberté et de V Indépendance 1 Applaudissemens , neuf coups de canon , et la musique a joué l'hymne de la maison militaire ; Dieux quels rayons resplenddssans !

Sa Majesté a fait porter le loast suivant par te ministre d'éiat , M. le comte de Limonade : A t Union générale des hay tiens ; puissent-ils se contrer toujours dignes de la Liberté et de tindépendance quils ont conquises au prix^ fie leur sang ! Puissent4ls , par leur sagesse ^ leur énergie et leur courage ^ mériter l'admi* ration , t amitié et la biewi^illanç^ d& t^ute^ les nations du mçnd^l

I^Ce foast â porté l'enthousiasme dans tons les lœurs, et a ëte couvert par les cris de vive le Roi, vingt-on coops de canon , eî la musique a joj ] air de la charisoti : La Uhene dans nos foyers Le duc de For^Rojal , grand maréchal dj paldis , a répondu aux vœux du Roi par le toast 5uivan! : Puissent les H ay tiens se pénétrer des senblmens magnanimes du Pwi , Père de la Patrie ! Puissent ils entendre ,a K^oix sublime et toucharue , se relmir et s embrasser comme des frères qui ont une seule et même cause , la Patrie, la Liberté et T Indépendance\/à défendre et cl consolider sur des bases solides £t durables,

^ Ce toast a ëié couvert par les crîs à l'union à l'union, vive la Liberté, vive rindépendance , onze coups de canon , et la musique a joué l'ai^ de la chanson du peuple i Pour un peuple ai. tnable et sensible,

M. le chevalier de Prézeau a de suite porté îe losst suivant : Aux mânes des Héros morts glorieusement pour la cause de la Liberté eu de r Indépendance ; leurs nobles sacrifices ne seront point perdus pour la Patrie ! Soyons toujours prêts à imiter leur généreux dénouement; jurons de vers&rnoùre sang pour la Liberté

'Liherlé et T Indépendance , le Roî et la Patrie !

Tous les convives se sont lèves spontanément» en s écriant nous le jurons; onze coups de canon , et la musique a joué l'air de la chanson , Mourir pour sa Patrie !

Une infinité d'autres toasts patrîoûques furent portes et bus avec le plus grand enthousiasme , ieji convives ne se sont lèves de table, fort tard » qui» pour se disposer d'aller à la comëdie

Les amateurs du théâtre royal ont joué l'opéra de Zemire et Azor : Leurs Majestés , le Prince Royal et les Princesses Royales ont bien voulu honorer le peuple de la capitale de leur pr* sence. Lorsque Leurs Majestés et la Famille Royale se présentèrent dans leurs loges , elles furent accueillies par les plus vifs applaudis^eraens et par les cris de vive le Roi , vive la Reine , vive la Famille Royale.

Au sortir du spectacle il y eut un feu d'artifice sur la place du palais, ensuite un grand bal paré, où Ton a dansé, sans discontinuer, jusqu'au jour, où la Cour s'est rétirée pour se délasser de s^ plaisirs et d^ ses fatigues.

f/i ' Du i6 Août. 1

'Grand Repas donné au Commerce êtran>^ef fnr Sa Grâce Monseigneur le Duc de la Marmelade, gouverneur de la Capitale , en. Son hoceh

Dès quatre heures de Taprès midi, les convive* éaieiit lëunis à l'hôtel de sa grâce monseigneur, le duc de la Marmelade, gouverneur du Gap- Menry; plusieurs dignicaires y avaient ëié invités; l'on y remarquait Leurs Excellences M" Jes comtes de Valière, d'Ennery et du Gros Morne , commandeurs de l'Ordre royal et militaire da Saint Henry ; M'' les barons de Dupuy et de Vastey , seciéîaîres du Roi et membres du conseil privé ; M^' de Domage et d'Antoine , chevaliers de Saint Henry , aides de camp de S. M.; M. le baron des Bois , sénéchal juge du Cap-Henry , et M. Filliatre , contiôleur des finances.

L'on remarquait parmi les négocîans anglais M"^' Stafford , John Shoolbred , Thomp.-on , Cutting, John White^Fullarron, Henry Bourne, Çhabner, W. Mallett eiMon'gomery Tparmi !es liégocians améiicains M" French , Beeslty et Myers : était auvM j)résent M. Siruckmann, négociant de Bn men , et beaucoup ci'auJreséU'angers.

Le repQ*v,était magnifique j les mets et les viiïS

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les plus exquis couvraient la table. A eînq heures les convives se mirent chacua à la place quî leuc avait été désignée par les mai res des cërémonies : après que la faim des convives fut appaisée, et qu il$ se furent échangé plusieurs verres de vin , le premier couvert fut enlevé ; et il fut servi un dessert de toute beauté ; toute espèce de confitures » des sucres diversement préparés et: les plus beaux fruits du pays couvraient la table.

Lorsque les convives commencèrent à s'échauffer , le^s toasîs suivant furent portés :

Au Roi d'Hayd : Puisse sa Dynastie régner éternellement sur le Peuple h'tytien !

Les toasis de la Reine , du Prince Royal et de la Famille Ri)yaîe d'Hayîi furent portés immédiatement , et ensuite les suivans of^t été portés : Au Roi d'Angleterre , Georges III: Levicto^ vieux , qui , aK^eo V aide et T amour de ses Peuples , a K^aînoii tous les ennemis de la Grande-Bretagne !

Au magjianime Prince Régent d'Angleterre : Puissent ses grandes et libérales pensées être fa's'orahles à la Liberté et à T Indépendance des Hay tiens ! et puisse-t-il , de tous les Souverains , faire le premier un grand ac 0 d hu^ manité et de jusiice !

A Tami du Geiue humain ; -^ Tlmmorlel

'tniberforce , qui a embrassé et défendu la

Cause la plus sublime et la plus juste qui ait

jamais exisiée dans l'Univers , la cause de

r homme opprimé par l homme son semblable,

par r injustice, la ruse et la force !

Au Président des Eiats - Unis d'Amërique : 'i/ ny a pas long-temps que les américains étaient comme nous; ils sont devenus libres eb indépendans par leur courage et les secours ,de leurs Alliés , puissent-ils être justes à notre égard , et voir prospérer le Commerce des deux Pays !

Au Koi des Pays-Bas : Puissent les Relations ■commerciales déjà existantes, s'augmenter entre les Sujets des deux Royaumes !

Au Roi de Prusse Frëdëric Guillaume : Le digne Successeur des talens , des lumières et des Etats de Frédéric le Grand, et qui a su encore augmenter leur splendeur , après avoir vaincu ses ennemis,

A la Liberté et à l'Indépendance d'Hay?i : Nos ennemis comptent de pouvoir nous attaquer; nous les brûlerons comme le feu dévore la paille de nos cannes desséchées, et nous disperserons leurs cendres aux vents !

Ce toast a pc«é Tenthousiasme dans tous les

ctsnrs; alors un des convives, M. Whîte, ofGcîeé de rarmee anglaise, s'est kvé et a dil :

Messieurs, je suis an;^l.^is et habitue à exprî* mer libiement mes sentimens; j'ai vu ious les souverains de TEurope, les troupes de toutes ki nations ; j'ai observe les mœurs et les lois des peuples de tous les pays que j'ai visite's , eh bien î messieurs , je vous dis avec vëritë , j'ai vu le roî d'Hayti à la tête de ses troupes, j'ai examiné la riclitesse des uniforiDes, la tenue et la discii)lin8 de l'arme'e haylienne ; j'ai observé les mœurs et étudié les lois de ce pays; je n'ai poifii vu en Europe , de souverain qui représente mieux , de troupes mieux tenues ni mieux discîpiinées , ni plus d'ordre , de régularisé et de jusiice que dans ce royaume. Dans la situation oii vous êtes vous ne pouvez craindre aucun ennemi, vous êtes invincibles !

Ce discours a été couvert d'applaudissemens , «t M. Whiiç fui embrassé , et rtçut les compUmens de louîe la société.

Le repas s'est prolongé fort loin dans la nuit . la plus grande gaieté a régnée , et les convives hayiiens et étrangers se sont rédrés avec la douce satisfaction de s*êu'e donné matuellernerit ious les témoigf lages d'estime , d'amitié et de bienveillance. Il y a eu le soir cercle à la cour et grand

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^ncert au palaîs. Demain 17, Lenré Majest^t monteront à cheval pour se rendre dai.s leur châreau de Plaisance de Tivoli, où ^Hes passeront ^a jonrnëe ; tou es les ddoies et cavaliers de là cour seront à cheval.

Le 18, Sa Majesté la Reîne, S. A. R. le Prince Royal et LL. AA. RR. les Princesses Royales ont ëtë à la messe à Tëglise cathédrale et métropolilaine , avec toute la pompe et la solennité psiîëes dans les cérémonies

Une pariie de la maison militaire et civile du Roi formait le cortège.

Au prône, sa grâce monseigneur l'Archevêciti» annonça anx Dames de la capitale que S. M. la Reine , pénétrée des seniimens de sensibilité pour l'accueil flatteur qu'elle a reça d'elles lors de son " entrée, avait décide de. leur doimev à dînet Dimanche prochain , 25 du courant , pour leur témoigner combien elle était saiihfaiîe d'avoir reçu tant de preuves d'amour et de fidéliîé , et que comme Leurs Maiesîës ne pouvaient pas se trouvée dans ce repas , le Roi serait rep.rësenté par S. A R. le prince Jean, neven de S. M, ; el S. M. la R< ine, par S. A . R. la princesse Jean , sa nièce et sa DamtJ d'honneur.

Le Roi n'a pas été à la messe. .:

A 1 issue de la messe, les Uoupes de k ojaîsoa

iDÎIJtaîre du Hoî ont dëfilë la parade sur la P!acl d'Arraes , et ensuite la garnison de la capitale ,' compost'e des régimens du Roi et de la Reine infanterie , de la marine royale et d'un bataillon du 2* rée'ment d'arâilerie.

Leurs Majestés s'étaient placées au balcon du palais pour voir défiler ces troupes.

Le Roi , qui sait toujours joindre l'utile â l'agréable, ayant remarqué, pendant que les troupes défilaient , que les drapeaux de ces vieilles phalanges étaient criblés par les balles , demanda aux dames qui é aieaî présentes, si elles ne seraient pas satisfaites que tous les régimens de l'armée eussent des drapeaux à Tlns^ar de la maison militaire , dont elles avaient brodés les riches et supeibes étendards ; toutes ces dames se levèrent spontanément , et demandèrent à S. M. la môrae faveur , et qu'elles se ferafent un vrai plaisir de broder les drapeaux de tous les régimens de l'armée ; S. M. s'empressa d'acquiescer à leur désir, et félicita ces dames sur là ssèle qu'elles ont toujours démontré pour la splendeur de notre pays.

Dans la même matinée , S. M. a donné audience au Ministre des finances et de l'intérieur; Les autorité? déjà; câpi« aie et beaucoup de pei*»^ êoïines ont aussi eu l'iionneui d'êirs préseoiées aa

Jtoi , S. M. les a toutes accueillies avec cette: bonle et cette amabilité qui lui sont si naturelles.

A trois heures de lapiès-micii , il y a eu une i;avue générale delà maison militaire du Roi, au Cours de la Reine.

^ Après que toutes les troupes se furent réunies sur la Place d'Armes , dans la plus grande tenue ; royale artillerie, gardes du corps, gardes haytiennes , chasseurs de la garde , chevau légers du Roi, de la Reine et du Prince Royal , défilèrent tambour baîtant et enseignes déployées , au son de la musique et des trompettes, et allèrent se ranger en bataille au Cours de la Rsine , pour attendre l'arrivée du Roi.

S. M. se rendit au Cours de la Reine , montée sur un sa{)erbe cheval de bataille , richement caparaçonné ; elle avait à ses côtés S. A. R. le Prince Royal et les gï'ands maréchaux qui étaient présens dans la capitale ; les aides de camp précédaient , portant l'étendard royal ; S, M. était çnvitonnée d'un nombreux état major.

S. M. avait le grand uniforme des gardes haytiennes.

Arrivée sur la place où les troupes étaient rangées en bataille , S. M. mit pied à terre , et passa i^ revue dt riu&uleLie j^ dâus le plus g^f ^d détail ,

•h commançant par le premier cotps et sacÊSfs^^ tîveraenl des autres.

Pendant Tintervalle que le Roî passâît la révoe^ arrivèrent S. M. îa Reine, LL. A A. RR. les Princesses Royales et les dames de la cour dans leurs carrosses.

S. M. la Reine, LL. A A. RR. et les dames allèrent se mettre sur des sièges qui avaient été places sur un gradin ëlevé en face de la place par où les troupes devaient défiler.

Lorsque S. M. eut fini avec rinfanferie , elle monta à ehevai et se porta rapidement sur la cavalerie , qui fut également passée en revue , et ensuite S. M. alla se placer sur le gradin où é ait la Reine , avec son grand e'tat - major , pour voie défiler la parade,

S. E. M. le lieutenant généval comte de Valièr© commanda les évolufioné , et les troupes défilèrent en présence de Leurs Majestés , dans le plus grand ordre , au b^uic de la musique et des tambours : Leurs Majestés reçurent le saîui de Tépée par les chefs des corps , et le salut des étendards selon l'usage*

Une partie des troupes avait déjà défilée, lorsque, le ciel se couvrit de nuage , le temps menaça de h pluie , quelques gowties même tombaient déjà|

uet încîdenf contraignit S. M. la Reine et le^

«Jarres de regagner leurs voitures.

Le Roi ordonna d*accëlërer la roai'che des tlioupes ; et ce contre-temps empêcha S. M. de comitîander en personne Jes grarides mai QBUvx'eo de llnfanterie, comme elle se l'ëiait p^oj psee ;t maïs en revanche, lorsque rinfanlerie eurfini de quitter la place , S. M. se mit à la iê?e de la cavalerie et ordonna, en personne, les évolutions;, après des marches et conre marches, plusieurs charges de cavalerie furent e:xéeutëes au trot et au galop, par escadron et par re'gîment,*;^ avec la plus grande précision ; après ces marc&uvres., îa cavalerie défila par pelotons , en suivant; le bord de la mer, se rendit sur îa Place d'Aimes •: fît encore plusieurs évolutions et s'en retourna au quartier.

Une foule immense d'habit ans de la ville, de, tout sexe et de tout âge , et beaucoup d'étrangers, s'étaient rendus an Cours de la Reine poqr salis»faire leur curiosité.

Notre jeune Prince Royal, à la fête de ses cli-vau-lëgers , s'est fait particulièrement remar^rg ^ué par son zèle et son activité pour exécuter l'es commandemens de son illustre et aiî^ruste ^ère.^ à'e la manière qu'il parcourait les rangs sur uii^ «boursier fougueux ; son air martial et guerrier

iièus présage ce qn'il sera un Jour , et nous donne l^s plus grandes espérances. ,^^ ^

On a vu anssi avec un vif intérêt le pnhcB "Exioène, duc du Môle, à la tête des chasseurs dç la garde, marcher d'un pas ferme et commandée d'une voix assurée. Ce jeune Prince, doué d'heureuses dispositions, cultivé par d'habiles maîtres, joint à son application à ses études, parviendra, avec le temps, à être un militaire consommé dans le grand art de la guerre.

* Dans ceiîe revue Ton a admiré l'ensemble des troupes ; la régaiarité et la précision de leurâ mouvèmens annoncent comme elles sont discî» piinées et exercées dans les manœuvres 5 la beauté et la richesse de» ursiformes, leurs superbes étendards et leurs armes ëtincellantes formaient le plus beau coup-d œil.

Nous croyons faire plaisir à nos lecteurs , qui n'ont pas été ptësens à ceUe revue , en leur donnant la descriution détaillée des uniformes et des étendards des troupes de la maison miiilair© du Roi,

Le grand uniforme de royale ariîllerîe ^ est

habit long , vert , revers , paremens ei collet

cramoisi , doublure et passe-poils rouge , boutons

dores aux armes du roi, aiguillettes de soie jaune ^

pantalon vect galonné e» soie jaune, sako galonnt

^em, avec !a plaque anx armes cînroî, tresse* en cordonnet de soie jaune , panache jaune , brodequins.

Le grand uniforme des gardes du coros, est habit blanc, long . revers, paremens, coller et passe-poils cramoisi , doublure rose, boutons dorés aux armes du roi, les patres de l'habit en rravers , galonné eu. soie jaune sur toutes les courures, la culotte et le gilet blanc , brodequins , sako galonné en soie |aune , avec la plaque aux armes du roi, tresses en cordonnet de soie jaune, aiguillettes en soie idem, panache blanc.

Le grand uniforme des chevaa légers du roî , est habit long, bleu céleste, collet cramoisi, passe-poils et doublure rose, revers et paremens blancs , bau'ons dorés aux armes du roi , aiguillettes dasoie jaune, pantalon bleu céleste galonné en soie jaune . sako galonné idem, avec la plaque aux armes du roi , tresses en cordonnet de soie jaune , panache bleu céleste, bottes à la housarde. Le grand uniforme des chevau-légers de la reine, est habit long , cramoisi, collet, revers, paremens et doublure bleu céleste , passe-poils jaune , boutons dorés aux armes de la reine , aiguillettes de soie jaune , pantalon cramoisi galonné en soie jaune , sako galonné idem , avec ia plaque aux armes de la reiue , tressas en eot-

donnetdesoîe jaune, panache rouge, boites â

la housarde.

Le grand uniforme des chevau-lëgers da prince royal , est habit long , vert , collet , revers et paremens rose , passe-poils et doublure jaune , boutons dorés aux armes du prince royal , aiguillettes de soie jaune , pantalon vert galonné en soie jaune , sako galonné idem , avec la plaque aux armes du prince royal , tresses en cordonnet de soie jaune, panache vert, boUes à la housarde.

Le grand uniforme des grenadiers de la garde

royale, connus sous le nom de gardes haytiennes ,

est habit long, rouge, revers, paremens et colîeÉ

de velours noir, doublure et passe-poils blancs,

épaulettes rouges , culottes courtes blanches , bas

blancs , brodequins , sako bordé en galon de

soie rouge ^ avec la plaque aux armes du roi ,

tresses en cordonnet de soie rouge, pompons ronge.

Le grand uniforme des chasseurs de la g-^rde,

est habit rouge, long, revers, paremens et collet

vert , passe-poils et doublure jaune, boutons doiés

aux ai mis du roi , sako bordé en galon de soie

vert, avec la plaque aux armes du roi, IresMs en

cordonnet de soie verte, pompons veit, épauleUes

de môme , culottes courtes blanches , bas blancs, brodequins.

JB-oyale aulillerie a deux enseignes par coippa-

gnie I celles de la première compagrtîe en pekîn bleu de roi avec les armes royales d'un côte , et la devise du Roi , et au-dessus rmscnptjon : Royale Anillerie , Première Compagnie ; et de l'autre cô ë, une bombe éclatée en l'air , avec rinscrip-* tion ; Je triomphe de mes Ennemis,

Celles de la deuxième en pekin rouge avec les armes royales d'un côte', avec rinsctipîion^ Deuxième Compagnie; et de l'autre côe une fusée éclatée ^n l'air , avec le moto : Je dispersa mes Ennemis*

Les gardes du corps ont deux enseignes paç compagnie.

Les enseignes de la première compagnie des gardes du corps sont en pekin noir , avec les armes royales brodées au milieu , et la devise du Rci , Dieu , ma Cause et mon Epée ; et audessus l'inscription: Garde du Corps , Premlèra Compagnie*

Les enseignes de la deuxième compagnie sonl en pekin rouge, elles ont un phénix couronné > avec ces mots : Je renais de mes Cendres; et audessus Tinscription: Garde du. Corps , Deuxième .Compagnie,

Les chevau -légers ont quarre étendards par chaque corps , deux par (o»n|)a^nie.

Ceux des chevau légers du Hoi dont en pttia

fefeu cëleste , avec les armes et la devise royalef cf'an côté , la dësignation du corps et de la compagnie ; et de l'autre un soleil dans son éclat , a cô e te chiffre du Roi, avec ces mots : Il luit pour Tous»

Ci'ux des chevao-!égers de la Reine sont en pf kin cramoisi , avec les armes de la Reine et cette devise tout au tour d'un olivier fleuri : Quà ^n Instar les Arts et les Champs fleurissent ^ et au dessus de ces armes la désignation du corps et de la compagnie d'un côte, et de l'autre la, chiffre de la Reine une M et un L entrelacés , etitourés de roses et de lauriers , surmonrés de la couronne royale , au bas du chiffre un cœuc enflammé avec ces mois : Pour le Roi et la patrie*

Ceux des chevau-légers du Prince Royal sont en pekin veit , avec les armes du Prîr ce Royal et la devise du Prince : Les Jeux de ï enfance annoncent les grands Hommes ; au-dessus d@^ ces armes la dé&ignaiion do corps et de la compagnie d'un cô é ; et de l'autre cô é le génie de là' pairie embouchant la trotnpette , à ses pieds le moto suiv^ant : Je l inspirerai et il prospérera»

Les enseignes des gardes haydennes sont au^ lïombre de dix , deux à chaque brigade , la premièriSf est en p*?JkIn noir, la deuxième eri^ ï^^S^ » '^ troisième eu bleu de cîel , la quatrième

pn. vevt et k cinquième en blane ; chaqtrar enseigne a d'un côîé les armes du Roi brodëes au milieu avec îa devise royale, et de l'autre côté Tinscription : Gardes haytiennes , avec le numéro de la brigade à qui appartiennent les enseignes , ainsi que cette légende : Z/ï /^ic^o/Ve couronne la Valeur.

Celles des chasseurs de la garde sont au nombre de six , deux à chaque compagnie ; la première compagnie, enseignes de pekin bleu de roi # la deuxième compagnie en pekin rouge , et la troisième en pc:kin bleu de roi ; comme la première compagnie, toutes ont les armes du Roi brodë(-s d'un côté, avec Finscription : Chasseurs de îa garde , qK le numéro de la compagnie , et de l'autre côé des enseignes , de la première compagnie esl un soleil dans son éclat , avec ^inscription ; Je dissipe les Ténèbres.

A îa deuxième compagnie , une flèche placée liorisontalemeni^ et au dessous les mots : ^^5^^ projnpt que T Eclair.

/^ A la troisième compagnie ^ un cor de chasse avec l'inscription : Je sonne la Terreur,

Tous ces étendards ont été richement brodés pac les dames du Cap-Henry , les dessins, les armoiries €t les inscriptions , ont été exécutés à raiguille et

éh soie ; les différentes nuances ont été telîemenS imitées, qu'on croirait en les regardant qu'elles sont faites par le pinceau du peintre , plutôt que par la main de ces habiles brodeuses ; ce qui a dû occasionner des soins et un travail infini.

Le soir Leurs Majestés assistèrent à la comédie^ et au sortir du spectacle , il y eut au palais un grand bal paré , qui a duré jusqu'au Jour.

Du 19,3 neuf heures du matin, S. M. donna

audience à M"^^ les Négocians étrangers , qui lui

furent présentés par M. le baron de Dupoy^

secrétaire interprète du Eoi. S. M. a daigné

adresser la parole à ces messieurs , s'informer de

la siiuaiion de leurs affaires , et leur a témoigné

le désir qu'elle avait de les voir prospérer dans

leurs relations commerciales avec le Rcyaume. Alors M, John Shoolbred , négociant anglais établi au Cap-Henry , comme organe du commerce étranger , a adressé à Sa Majesté 1^ discours suivant :

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