RKLATION SUR UNE ÉPIDÉMIE
i.c» faits eurnaturelB.
Malgré la durée assez longue de mon séjour à Morzines, je n'ai vu aucun acte, aucun fait qui eût seulement l'apparence de sortir de l'ordre naturel.
On m'avait prévenu, il est vrai, et le môme avertissement avait, au mois de septembre, été donné h M. Arthaud, que la maladie avait changé d'aspect, que les phénomènes précisément qui avaient été réputés surnaturels ne se produisaient plus.
La nature protéiforme des affections nerveuses, la mobilité ordinaire de leurs symptômes, peuvent certainement autorisera admettre la sincérité de cet avis; mais j'avoue que je n'ai pu l'accueillir saus défiance, tant étaient intéressées à le faire accepter les personnes qui le donnaient.
Il y avait cependant quelque chose de vrai, c'est que les malades n'étant plus surexcitées par des cérémonies, des visiteurs, moins questionnées, parlaient moins et avaient ainsi moins d'occasions de dire des choses extraordinaires ; mais les crises étaient encore ce qu'elles étaient en général au début, quand les malades n'étaient pas tourmentées. Et cependant on n'avait jamais fait de distinction à l'époque que l'on pourrait appeler le beau temps de la maladie; de quelque ma-