‹ Relations de la mission de Nan-kin [microform] confiée aux religieux de la Compagnie de JésusChapitre 40 sur 81 · HISTOIRE NATURELLE · texte numérisé non relu

HISTOIRE NATURELLE

Depuis le mois de novembre 1874 jusqu'au mois de mars 1875, le P. Heude a exploré les principales rivières du Hou-kouang. La rivière Hang, coulant toujours en plaine sur 150 lieues de son parcours, ne lui a rien offert d'intéressant. S'il avait pu la remonter dans sa seconde moitié à travers la province du Chen-si, il est à croire qu'il ■ût été plus heureux ; mais voulant visiter le lac Tong-ting et ses :fflucnts, il a dû rebrousser chemin. Vers la fin de janvier, il naviguait

Lorsque Confuc'us eut quitté Lao-tse, il dit à ses disciples: " Je sais que les " oiseaux volent dans l'air, que les fioissons nagent, que les quadrupèdes courent. " Ceux qui courent peuvent être pris avec des filets; ceux qui nagent, avec une '• ligne; ceux qui volent, avec une flèclie. Quant an dragon qui s'élève au ciel, '■ porté par les vents et les nuages, je ne sais comment on peut le saisir. J'ai vu " aujourd'hui Lao-tse: il est comme le dragon! "

Vong-tsin-kouang par ces paroles : " Je vois maintenant la véritable image de celui qui l'a établi, comme Cunfucius vit Lao-tse et l'appela Dragon" veut dire que la science du P. Yerbicst est aussi insaisissable que la doctrine de Laotse, tant elle est relevée.

(4) D'après le génie de la langue chinoise, il faut sous-entendre: " Ctlui qui a peint ce portrait égale leur talent."

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clans ce lac si vanté par les Chinois, et qui n'était alors qu'une immense plaine moitié vase, moitié prairie de carex. Dans la rivière Siang il s'est avancé jusqu'à Heng-tclieou fou. Cette rivière, fn'quentée par les barques qui transportent les charbons du Hou-nan îi Hang-keou lui a fourni quelques magnifiques espèces de mulettes. La faune et la flore de la contrée, si l'on excepte le Laurus caniphora que l'on n'y trouve point, ne diffèrent pas de celles dn Kiang-si à la même latitude. Au commencement d'avril le P. Heude rentj-ait à Ngan-king.

Pendant ses voyages on achevait en France le premier fascicule d'une publication sur la Conchyliologie fluviatile de Chine. Au dire des connaisseurs, les gravures lithographiques sont excellentes ; mais le texte latin est trop concis. Du reste, dans la pensée de l'auteur, ce texte n'était que provisoire.

Le journal de voyage du P. Heude a été inséré in extenso dans un recueil de Lettres autogi'aphiées, qui ne sont pas livrées ù la publicité.

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