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remèdes et tournaient le dos à quiconque essayait de leur indiquer la route du ciel.
Eu 1868, une petite colonie de chrétiens du Hou-pé vint s'établir à Tsi-ho, vis-à-vis de Tchen-kiang, sur la rive opposée du fleuve. Les uns achetèrent quelques pauvres chaumières pour y faire leur commerce ; les autres habitaient sur leurs barques, transportaient du sel en diverses contrées et trouvaient dans cette industrie un moyen d'existence ; tous devinrent membres de la chrétienté de Tchen-kiang jusqu'en 1874, époque oîi ils durent se rendre à Che-eul-wei.
Cependant la misère envoya bientôt aux Missionnaires quelques catéchumènes ; 62 reçurent le Baptême ; mais la plupart ne tardèrent pas à retourner à l'idolâtrie ; ils n'avaient vu dans le christianisme qu'un moyen de se procurer quelques avantages temporels 5 et, déçus dans leurs espérances, ils secouèrent le joug de la foi. . Les années suivantes n'ont point fourni de plus abondantes moissons d'âmes ; et cependant rien n'a été négligé pour jeter la semence de la parole divine au milieu de la population païenne. La première Résidence était incommode ; une nouvelle fut bâtie, en 1871, sur la Concession anglaise ; pharmacie, école, orphelinat au quartier chinois, salle d'exhortation dans la ville tartare, tous ces moyens réunis ont à peine amené quelques néophytes au bercail de Jésus-Christ.
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