‹ Relations de la mission de Nan-kin [microform] confiée aux religieux de la Compagnie de JésusChapitre 59 sur 81 · IJ · texte numérisé non relu

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pas re\enu à noire barque, comme vous l'aviez promis ? " lui demandai-je. Il me répondit qu'il ne lui avait pas été possible d'être exact à ce rendez-vous ; mais qu'il venait me trouver de nouveau pour parler de Religion ; puis, se tournant vers la foule qui encombrait sans cesse la salle où nous e'tions assis, il lui adressa les paroles suivantes: " L'homme que vous voyez ici, dit-il en me montrant, est le prédicateur de la vraie Religion, et il vient nous apprendre à suivre la bonne voie. Ses pareils marchent partout de pair avec les mandarins et les premiers magistrats de la province. Moi-même je viens l'écouter et apprendre de lui la véritable doctrine." Ces paroles ne pouvaient que confirmer les bonnes résolutions de ceux qui désiraient embrasser le christianisme, et elles ont produit des résultats consolants. En prenant congé de moi, Ou-yuen-keu demanda mon prénom chiuois et promit de me revoir le lendemain.

" Le 1 7, vers huit heures du matin. le Jidits Achatcs de Ou-yuenfeen vint m'apporter une longue lettre conçue dans les termes les plus flatteurs pour la Religion et accompagnée d'une adresse de cérémonie, sur laquelle le bon mandarin se donnait le titre de disciple de votre pauvre serviteur. Il m'offrait de plus une grande pancarte portant une inscription h encadrer entre deux lé ornés de caractères, le tout à la louange de la vérité et de la vertu. Mes deux catéchistes recevaient aussi en présent chacun deux té (1). Nous tapissâmes de ces brillantes inscriptions les murs de notre appartement ; et tous les lettrés qui nous rendaient visite se firent un plaisir de déchiffrer ces caractères et prodiguèrent des louanges à la main habile qui les avait tracés. Je ne ix)uvais rester indifférent aux marques de respect et à la politesse de Ou-yuen-ken ; j'allai immédiatement lui rendre visite à l'auberge

(1) On appelle /e une bande Je papier large de 20 à 30 centimètres, longue de 1 mètre et plus, et sur laquelle se trouve une inscription. Ces té sont un ornement pour les salons, où on les suspend, après les avoir collés sur un autre papier soli-

de, sur toile, ou sur soie.

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où il était descendu, et il témoigna un vif désir de m'avoir h diner. liC repas était dc'jà prépare', mais il demanda qu'il fût servi chez moi, parce que ma maison était pins commode que celle où il se trouvait. Je né pus refuser. Kia-tchang-koué ne songeait plus à m'écondiiirc ; ses dispositions étaient bien changées ; et, pour recueillir un peu d'honneur dans cette affaire, il mit à ma disposition la plus belle salle do sa maison. C'est là que le dîner fut servi. Pendant le repas, Ouyuen-ken me pria avec instance de vouloir bien le considérer comme mon élève. La distinction de ses manières, la droiture de son esprit et un air de modestie naturelle donnaient beaucoup d'intérêt n sa conversation ; et vous jugez sans peine que son secours i)ouvait m'être fort utile dans les circonstances où je me trouvais. Il employa une partie de l'après-midi à expliquer aux visiteurs, qui nous assiégeaient, la proclamation du Vice-roi Ma et celles de plusieurs autres grands mandarins ; je lui en avais moi-même montré des copies. Pendant qu'il était occupé à donner ces explications, le bruit du tam-tam retentit tout-à-coup, et la foule se porta sur la rue ; c'était le mandarin Ouen qui arrivait dans le bourg, de retour d'une expédition contre des brigands, avec une nombreuse escorte de cavalière et de fantassins armés de fusils et de piques. Pour nous, nous continuâmes notre conversation. Peu de temps après, le tam-tam retentit de nouveau ; un envoyé du tribunal arrivait à notre maison, annonçant que le mandarin venait me visiter. Ou-yuen-ken, parfaitement au courant du cérémonial usité en pareille circonstance, m'accompagna à la porte où nous reçûmes Ouen-ta-lao-ié de notre mieux. Il était à cheval, suivi de toute son escorte. Sa visite fut courte, mais pleine d'affabilité. Je fis devant lui l'éloge du peuple si bien disposé envers moi et lui dis que je n'avais pas eu de peine à reconnaître qu'une main habile gouvernait cette contrée. Le peuple peut être bon, répondit-il humblement ; mais moi je suis certainement mauvais.'' Puis il adressa la parole à Ou-yuen-ken ; et, sachant qu'il avait devant lui le cousin du j)remier magistrat d'une province, il le combla de politesses. J'ajoutai que je ferais part au P. Seckinger de l'accueil flatteur dont

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il m'iioiioniit. llrepli|iia qur le I*. Sc(.-kini::('r (■(ail \ raiiiU'nt soii ami. mais que je n'aurais aucune bonne nouvelle à lui annoncer, puisque j'étais si mal reçu dans ce pays. Nous nous quittâmes ensuite avec les cérémonies d'usage. Cette visite produisit sur le peu[)le une impression qui ne pouvait que nous être favorable; et nous ne tardâmes pas à en apercevoir les cons^îquences.

En ettet, le i,K>i"sonnage le plus influent du bourg, nommé Ho-lijen, sous pre' texte de parenté et de relations intimes, s'empressa d'inviter Ou-yuen-ken, h venir dans sa maison ; et, ce premier pas fait, il le pria de lui servir d'introducteur auprès de moi. Le lendemain, vers le soir , Ou-yuen-ken me le présenta ; j'allai le recevoir à la porte, et je l'introduisis dans la salle au milieu de la foule des visiteurs. Je lui donnai la première place auprès de Ou-yuen-ken, et je m'assis sur l'un des derniers sièges, puis nous bîimes le tlié. " Combien avez-vous de gens décidés a suivre la Eeligion, à Ho-keu-tsi':

me demanda Ho-li-jen. Je lui répondis que le nombre en était encore restreint, parce que je n'étais arrivé que depuis quelques jours, mais que quand le peuple comprendrait la doctrine, un grand nombre sans doute l'embrasserait. Il prit alors la parole: '' Prêtre, me dit-il, saclie-le bien, et vous, peuple, écoutez. Le mandarin Ouen est venu hier cliez moi ; il m'a dit que la Religion chrétienne est la vraie religion ; et il serait heureux de voir le peuple l'embrasser ; mais il n'y contraindra personne. Regardez ce personnage ici présent, ajouta-t-il, en désignant Ou-yuen-ken, c'est le cousin du Gouverneur du Kiangsou. Je vous le dis et entendez-le bien : ce grand homme a embrassé le Religion chrétienne, et il est disciple du prêtre Mang. "

Cette courte allocution terminée, tout le monde semblait saisi d'un religieux respect. Ho-li-jen me questionna ensuite sur quelques points de géographie ; et un atlas, dont je me sers ordinairement, fu(, alors déposé et ouvei't sur la table. Quelques lettrés s'approchèrent, pour en regarder les cartes ; Ho-li-jen, les écartant de la main, les invita h se retirer : " Allez, leur dit-il ; que pouvez-vous comprendre à l'astronomie et a la géographie ? Moi, j'ai lu les livres, qui traitent

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do. l't'S sciences; tout ce (jnc le iiiissioniKiire dit, je le eompreiKls ; lui aussi, il comprend les questions que je lui adresse ; nous nous comprenons. " Sur ce, il se mit à parcourir des yeux les différents pays inscrits sur la mappemonde, en devinant à peu près la position de l'Europe ; puis il en vint à parler de l'Angleterre, de la France et de la Russie. Je dois dire que l'atlas n'est pas écrit en langue chinoise, et que Ho-li-jen montra vraiment une certaine connaissance des principaux pays du monde. Je fais grâce de plusieurs propos curieux débités par le notable dans cet entretien.

Le lendemain, je lui rendis sa visite, et Ou-yuén-kcn me ser\ît d'introducteur. La réception eut lieu selon tout le cérémonial des grandes familles. Les deux frères du maître de la maison et plusieurs lettrés de distinction avaient été invités à un somiitueux dîner, en l'honneur du missionnaire. Un grand nombre de questions me furent adressées sur les divers pays de l'occident et sur leur importance respective. Le repas achevé, la question religieuse fut mise sur le tapis par le maître de la maison lui-même. Ho-li-jen expliquait son id»'c; de Tien-tchou, Seigneur du Ciel, de la manière suivante. Le ciel et la terre appartiennent certainement à quelqu'un, disait-il. Ce quelqu'un est précisément le Seigneur du Ciel Tien-tchou. " On noua demanda ensuite ce que signifie le signe de croix. Tous les membres de la famille, c'est-à-dire les deux frères et l'enfant de Ho-li-jen, exigèrent qu'on leur apprît à former le signe de notre rédemption. On me questionna ensuite sur le Souverain-Pontife, sur le célibat des prêtres, qui les remplit d'admiration et de respect pour les Missionnaires. Je quittai cette famille, emportant avec moi de douces espérances ; car, si elle embrasse le christanisme, son exemple enti'aînera la conversion de la plus grande partie des habitants du bourg. Le lendemain, mes deux catéchistes Li-tchang-ken et Nie-min-hien retournèrent chez Ho-li-jen, et lui offrirent de ma part un ouvrage très-estime; sur la Religion. Il le reçut avec de grandes marques de respect, et voulut se laver les mains avant de l'ouvrir ; puis, il parla de nouveau de la doctrine du Seigneur du Ciel, et pria les catéchistes de lui

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expliquer nne foule de points pratiques concernant notre sainte Foi. Il finit par leur dire : " Certainement je suis chrétien de cœur. Quant :i me déclarer ouvertement, le temps ne me semble pas opportun ; parce que le peuple ne comprend pas encore l'importance de la vraie Religion. "

" Un grand changement s'est opère dans cet homme. D'après ce que j'ai appris, ce n'est point le peuple qui le fait rester dans le paganisme ; mais il craint d'attrister sa mère, en se convertissant. Cette vieille fumeuse d'opium, comme toutes les femmes de la maison, est convaincue que le christianisme n'a d'autre but que de changer l'esprit des gens à l'aide d'une médecine merveilleuse. En abordant Ouyuen-ken, le jour de ma visite, elle lui dit : Pour vous, vous avez bu de la médecine de la Religion, et votre esprit est changé. Que vous ayez osé amener dans notre maison l'homme d'occident, c'est vraiment chose incroyable. Bien plus, voilà que mon fils, qui naguère parlait comme tout le monde, se déclare mainteTiant en faveur de cette doctrine. Son esprit commence déj.ù à changer ; et je veux m'en assurer moi-même. Viens ici, toi, dit-elle à son fils Ho-li-jeu, en lui montrant une tasse de thé ; et indique-moi comment cela s'appelle. " " La pauvre vieille passa ainsi en re\ne plusieurs autres objets, croyant que son fils avait oublié les noms des choses les plus vulgaires, tant était radical le changement qui, selon elle, avait dû s'opérer dans l'âme de cet infortuné, depuis qu'il avait eu des rapports avec moi. Ce trait montre quelles étranges idées ont de nous les Chinois, qui ne nous voient pas de près.

'" La fête de Noël approchait ; je me rendis à la campagne, comme je l'avais promis aux chrétiens, et Ou-yuen-ken me suivit. Nous passâmes par le bourg de Ho-ken-tsi. et nous dînâmes chez le principal habitant, nommé Tchao-lien-kiu, ami de Ou-yuen-ken. Il jouit d'une certaine autorité dans la contrée, et nos chrétiens pourront trouver en lui un protecteur. Quand mms fûmes arrivt's à Tchen-kia-kang où demeure la famille Ouang, et oîi devaient se réunu- les fidèles et les catéelunuèuet^. pour la fête de Xoël. je m'empressai de visiter, le

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personnage Ij^ plus puissant du pays, nommû Li-kueu-chen. Cet liomiue , dont le château 2)orte le nom de Pc-wei, ou enceinte du nord ; est redouté à cent lys :i la ronde. Grâce à mon fidèle compagnon Ou-ynen-ken, je fus reçu avec beaucoup d'honneur. Li-Kiuenchen nous retint un jour chez lui, et nous fit des questions fort sérieuses sur la Eeligion. Ou-yuen-ken se dit de plus en plus mon disciple, parla de l'accueil flatteur, que j'avais reçu du mandarin de Ho-keutsi, et ses discours produisirent une bonne impression sur notre hôte. Pendant que je m'entretenais dans le salon, le fils aîné de la famille, âgé de dix-huit à vingt ans, me fit présenter une feuille, sur laquelle on avait tracé un certain nombre de caractères chinois, et me pria d'en écrire le son eu langue européenne. Puis il ouvrit mon bréviaii'e, s'empara d'une partie des images ; et ce premier larcin lui ayant réussi, il finit par s'approprier celles qui y restaient encore. J'eus beau réclamer d'une manière polie, mes images ne reparurent plus. Je ne m'arrêterai pas à parler des usages de ces grandes familles, de la richesse de leurs ameublements, de la somptuosité des repas qui nous furent servis, car j'ai hâte de terminer cette relation déjà bien longue. Mon impression eu quittant le château de Pc-wei, c'est que dans quelques années nous pourrions avoir ici un centre fort important.

Nous rentrâmes chez la famille Ouang, la veille de Noël, au soir. Pendant que j'entendais les confessions d'une vingtaine de chrétiens, notre illustre catéchumène Ou-yuen-ken s'employait avec les catéchistes à la décoration de la pauvre hutte, qui nous servait de chapelle.

Il sait fort bien dessiner et est habile calligraphe ; aussi fleurs et paysages, dont il avait une abondante provision dans sa malle, furent mis à contribution pour la circonstance. A notre messe de minuit, nous avions des bergers en nombre, et un représentant des Eois mages dans la personne de Ou-yuen-ken. Le jour de Noël, je remis à ce digne homme, avec une certaine solennité, un témoignage de ma reconnaissance pour tous les services, qu'il a rendus à la Eeligion ; et cette pièce pourra lui servir h se mettre en rapport avec d' antres

Missionnaires. Elle est ainsi conçue : '" Xobili vivo Ou-yucn-ken ex Prov. Ilo-nun de Ueliyione christiana in Districtu Ilo-hieou Prov. Kian(jnaii beiie mei'ito. Grati animi crgo. Pli. Grillo S. J. miss. Die XXV dec. MDCCCLXXIV. " Il la reçut avec un grand respect. Depuis quelque temps déjà, il agissait comme nos cate'cliistes, e'difiant tout le monde par son zélé à prêcher la Religion et son dévouement envers le missionnaire ; et, le joiir de la fête de Saint Etienne, il écrivit de sa propre main sur le registre des ca^'échumènes son nom, ceux de sa mère, de sa femme et de ses deux enfants. Le 27, j'administrai le Baptême à trois catéchumènes. Ou-yuen-ken prit alors congé de nous ; il emporta avec lui des livres de Eeligion, un chapelet ei une belle médaille du Sacré-Cœur ; et il me promit que la première église qu'il fera bâtir sera consacrée au Sacré-Cœur de Jésus. Le 28, je rentrai à Ho-keu-tsi, et j'y rencontrai quelques catéchumènes de plus. Un élève, que j'avais amené de Ou-ho dans l'espoir qu'il ferait un peu de bien à sa famille, a réussi au delà de toute espérance ; il a converti sa mère, son beau-père et tous ses parents.

Le 29, nous quittâmes Ho-keu-tsi; et, avant mon départ, j'envoyai ma carte à Ho-li-jen. En sortant du boiu^g, pas un mot mal sonnant ne se fit entendre ; ou m'appelait le gi-and homme d'occident. Quelques malins, assis dans un thé près d'une table de jeu, se mirent à dire : Dieu nous protège s'en va, faisant ainsi allusion à une parole, qui se trouvait souvent sur nos lèvres, quand nous exhortions les païens à embrasser le christianisme. Li-tchang-ken et l'élève de Ou-ho prirent la route du chef-Heu du district, où ils devaient m'attendre ; pour moi, j'allai conférer le Baptême à la mère et aux deux enfants de la famille Tcheou, la plus fervente de cette chrétienté naissante. Cette famille demeure au village de Tcheou-kia-tchen, à 40 lys de Ho-keu-tsi; j'y restai jusqu'au l^*" janvier. Trois nouveaux catéchumènes se firent inscrire ; et plusieurs autres païens promirent de suivre bientôt leur exemple. ,

" Le 1^"^ janvier, après une marche de plus de 50 lys, j'arrivai ù la ville de Ho-kieou, où deux frères, amis de Ou-yuen-ken. avaient

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donné l'hospitalité à Li-tchang-ken. Ils se uonniicnt Tcliang. L'un d'eux fume l'opiiun ; ils sont disposés ù nous vendre leur maison, ou leur terrain qui est bien placé. Ho-kiéou, chef-lieu tl'un grand district, est l'endroit le plus avantageux, pour y fonder un établissement; mais il faudrait en outre se procurer un pied-à-terre à Ho-keu-tsi. Je ne suis resté ti Ho-kieou qu'un peu plus d'une nuit; et je ne voulus pas quitter cette ville, sans envoyer des présents au mandarin, qui nous avait rendu un si grand service au bourg, oii il nous avait rencontrés. Il me fit des présents à son tour, et me pria de lui procurer quelque jour une médecine, pour se teindre la barbe ; elle est rouge, mCdée de poils gris tournant au blanc; et il désirerait lui donner une couleur uniforme.

De Ho-kieou je suivis la route de terre, jusqu'à la rencontre de la Hoei, à Lieou-tse-keou. Une petite barque nous transporta de là, en moins de deux heures, jusqu'à Tchen-iang-kouang ; et je mis treize jours à me rendre de cette ville aux limites de la sous-préfecture de Ou-ho, à cause du vent contraire. En passant, pour la seconde fois, dans les endroits que j'avais visités lors de mon départ pour Ho-kieou, sauf de rares exceptions, je reçus partout un accueil favorable; et des signes de conversion semblent se manifester sur plusieurs points au bord de la Hoei. Les prières et une nouvelle \\site du missionnaire achèveront de faire germer la semence répandue.

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