IV
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des enfants moribonds, et travaillent, autant que les circonstances le permettent, à faire connîiître Notre-Seigneur aux personnes de leur sexe. Leur de'vouement est d'autant plus digne d'éloges, qu'elles ont quitté le pays qui les a vu naître, pour répondre à l'appel des Missionnaires. Elles se nomment Tsu-li-ze et Lou-sieu-tchen ; la première est une veuve originaire de Song-kang, dans la province du Kiang-son; la seconde, une vierge de Nan-king, qui a étudié pendant plusieurs annc'es au pensionnat des Eeligieuses Auxiliatrices de Zi-ka-wei.
Une cure heureuse leur a ouvert l'entrée de beaucoup de familles, et c'est à peine si elles peuvent soigner tous les malades, pour lesquels on réclame leur secours. Plusieurs dames mandarines sont venues les visiter et leur ont témoigné le désir de les recevoir chez elles. Grâce ù ces rapports faciles, la Keligion n'est point oubliée ; on sait que les deux étrangères sont chrétiennes, et on leur fait sur le christianisme et les Missionnaires maintes questions, auxquelles elles s'empressent de répondre, et elles exercent ainsi parmi les femmes un véritable apostolat.
A ces trois œuvres que nous venons de mentionner, s'en ajoute une autre fort estimée des Chinois : c'est une pharmacie où les malades, traités gratuitement, reçoivent les remèdes nécessaires à leur guérison. Elle est dirigée par un médecin nommé Tang-zn-tong, originaire de la ville de Tai-ping-fou ; ce fervent néophyte se dévoue au service des infirmes avec un zèle, que les païens admirent et qui nous concilie leur estime. La pharmacie, comme la salle d'exhortation, nous fournit le moyen de parler de Dieu et de faire connaître les mystères de la Eeligion.
Cependant dans cette populeuse cité de Ngan-king les enfants seuls prennent leur essor vers le ciel ; si l'on excepte un moribond étendu sur la rue dans le plus complet abandon et baptisé par Tsuli-ze, aucun adulte n'a encore embrassé notre sainte foi.
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