MAISON DU SEN-MOU-IEU, A ZI-KA-W£I
Dans les Eclations précwlentes nous avons décrit les diffi-rentes œuvres dirigées par les Religieuses du Sen-Mou-ieii (l). Les résultats obtenus, cette année, ne sont pas moins consolants que ceux que nous avons mentionnés en 1873-1874, comme on peut en juger par la statistique suivante.
Résumé annuel des œuvres, du 1^'" juillet 1874 au P"" juillet 1875.
Orphelines reçues 293.
Orphelines baptisées 90.
Adultes baptisées. 16.
Enfants adoptées au dehors 30.
Orphelines mariées 3.
Chrétiennes instruites . . . . .... . . 107.
Païennes instruites 1,562.
Catéchisme du B. Pierre Claver (actes de présence). 1,127.
Réunion de Sainte Philomène . .... . . 203.
Consultations 8,G07.
Remèdes distribués . . .5,104.
Enfants baptisés au dehors 96.
Elèves internes . . . 84.
Elèves externes 53.
Catéchumènes 21.
On ne comptait, l'année dernière, que 56 élèves au Pensionnat ; leur nombre est actuellement de 84 ; cinq d'entre elles, sont entrées au noviciat de la Présentation, et une autre est ù celui du ('armel.
L'école externe se compose de 52 élèves; les petites païennes qui l'avaient abandonnée, pour recevoir dans le village de Zi-ka-wei
(1) Voir "Relations de la Mission de Nan-king," Tome I. 1873-1874. pages 63.-72.
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les le(;ons tVmi maitre idolâtre, n'ont pas tarde à y revenir, et se font remarquer par leur modestie et leur bonne tenue pendant les prières.
Une salle d'asile vient d'être établie à l'Orphelinat ; elle se compose des enfants qui se distinguent par leur intelligence et leurs dispositions à lii vertu. Leur âge varie de trois à huit ans. Com2)lète^ ment séparées de leurs compagnes, elles sont confiées aux soins d'une m;iîtresse, qui passe sa journée au milieu d'elles, et leur apprend à travailler et à prier. Une Religieuse Auxiliatrice indigène se rend deux fois par jour auprès d'elles, pour leur enseigner le catéchisme, l'histoire sainte, le calcul et le chant; elle leur donne aussi quelques leçons élémentaires d'histoire naturelle, et leur fait admirer Dieu dans les œuvres de la création ; puis, à l'aide d'anecdotes morales, elle leur inspire la haine du mal et l'amour de la vertu. Ces orphelines grandiront, en contractant des habitudes profondément chrétiennes ; et, sorties de l'asile qui abrita leur jeunesse, elles deviendront plus tard de pieuses mères de famille.
Vingt et une catéchumènes ou néophytes sont venues, pendant l'année, au Sen-Mou-ieu, pour s'y préparer h la réception des sacrements. Trois seulement n'ont point été admises dans le sein de l'Eglise et sont rentrées dans leurs familles. Les unes ont reçu le Baptême, d'autres la sainte Eucharistie; quelques unes se sont mariées.
Dieu répand sa grâce dans les âmes à tous les âges de la viç ; parmi ces nouvelles converties, il en est qui n'ont point encore dépassé les années de la jeunesse, plusieurs au contraire aflaissées sous le fardeau de leurs jours n'attendent plus que l'heure dernière qui les mettra en possession du bonheur de l'éternelle patrie.
La pharmacie de la Sainte-Enfance distribue ses consultations et ses remèdes en plus grand nombre encore que par le passé; les femmes païennes, que des préjugés hostiles éloignaient autrefois des Auxiliatrices, viennent aujourd'hui au-devant d'elles, les invitent à franchir le seuil de leurs maisons et sont heureuses de leur parler. Grâce à ces rapports faciles. 96 enfants moribonds ont pu recevoir le Baptême.
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