‹ Relations de voyages en Orient, de 1830 à 1838Chapitre 3 sur 9 · LETTRE A M. NAUDIN. A BLOIS · texte numérisé non relu

LETTRE A M. NAUDIN. A BLOIS

SiiDtP«lenbnar|[,(lliul] TlBiD.IU»(l).

Mon CHim monsiIdr NiDuin,

. Mon frère vous aura sans-doute fait part de mon. arrivée à Saint-Pétersbourg ;jé ne lui avais rien dit dans ma lettre de ce que j'atvais l'espoir de faire ici, parce que je n'arais pas encore en le temps de regarder autour de moi; Aujourd'hui je suis plus avancé et je vais voua faire part de mes projets. Vous savez que je suis parti pour U Russie sans avoir de plan déterminé. J'espérais faire partie de rexpédition scientifique de H. de Humboldt, j'aurais certainement réussi, mais, par malheur, la mauvaise intelligence qui règne raitre la Perse et la Russie ne ^le permet pas de

(1) Goocordance des calenchriers niaie et grëgorieu.

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hasarder une exploration du Caucase, et pour cette fois-ci , M. deHumJjoldtse borneraà visiter la contrée des miftes, ^ili d'ofl're {las d'intérêt aux botanistes et aux zoologistes , et qui d'ailleurs est suCBsammént connue. Je proposai alors au gouvernement de voyagera ses frais dans l'intérieur de ta Aussie, p^ur. former des collections et réuiiir les matériaux d'une flore; ce projet a été accueilli avec empressement , mais l'exécution n'en peut avoir lieu qu'à la paix. Il en est de même d'une place vacante au Jardin des Fiantes ; l'empereur, qui seul dispose de tout, est absent, et dans les circonstances actuèlles/il doit être ' fort peu empressé de s'occuper de' choses étrangères k ce ^raod intërèt du Ibomeiit ^ la guéfte; attendes, me dit^dn de tdUte part: 6r, bommedt puis'je attendre f lorsque j'ai Meotôt épuisé mes faibtes ressources? Je me 6liis dotic vil tati^ d'tf^ Toirrecouniian6élucati<»ipaftiCtllièrd: J'&vais utief lettre pour le fils de M. Goumetùd ^ buc*eess«ur de Delîtle au collège de Fi'ance. Il s fefidë à Pétéffibourg iane maison d'éducation qdi a ed la pim grand succès. J'ai tt-ouvé ea ïtil uA hmattte pleiti d'obligeance, et je puià dit% utl Writable Amh il ne me fit pas nu tàUeatt ti'ès^ s^aljbttt de U madition de» iAstltuteur^j H 11 m'en peignit les désagréments de manière à m'en dégoûter^ si j'ftvais en d'flatre pdfli à prehdre.

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ajoutaqtie je ne devais pfts espérer me placer avant l'hlvei* ; en eCTet^ oa a si peu de beau tempH dans ce pays-ci , que, dès que la belle aaisoh coni' mence , tons les gens riches abandonnent la ca<pitale pour aller dans l'Intérieur. De tous côtés il ftiutattendre,etjettelepuispas. 11 est f&cheux^ me dit M. Gournaud^ que vous n*ayez pas une industrie quelconque <, la plupart des négociants étrangers font ici det fortunes rapides ^ la cdncurtense n'y étatat pas établie comme ailleurs.

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