‹ Relations des quatre voyages entreprisChapitre 12 sur 26 · XL. Mais un ordre admirable ne tarda pas · texte numérisé non relu

XL. Mais un ordre admirable ne tarda pas

à s'établir dans cette ciassification par les vsoins du savant modeste qui en était chargé , don Juan Augustin Cean Bermudez, dont les catalogues sont remarquables par tant de clarté et par tant de correction , qu'ils sont di^^nes de servir de modèle pour continuer les travaux de ce genre. Plût à Dieu qu'il eût des imitateurs ! En effet , plus l'arrangement et le bon ordre des diverses archivés générales du royaume, plus la clarté et la simplicité méthodique de leurs inventaires mettent à même de satisfaire avec promptitude aux demandes et aux besoins urgens du gouvernement, (dus dies sont utiles et nécessaires, non seulement au gouvernement lui-même, mais encore aux particuliers , en çe qui leur est nécessaire, soit pour assurer leurs droits privés, soit |MNir kttr instruction. Mais les archives de semblables établissemens ne peuvent arriver à une pareille perfection , si la personne dioisie pour les coordonner ne réunit pas à un esprit d'ordre peu comomn une grande persévérance et une in* struction soKde dans Thistinre et la gro^^raphie , dans la politique, la diplomatie, la paléographie , les langues et antres études subsidiaires.

i48 INTRODUCTION.

Après le sac , le pillage et l'effroyable bouleversement des archives royales et générales de • Simancas, ouvrage des troupes de Bonaparte, il fallait la réunion de ces qualités et de ces connaissances pour remettre en ordre cet im^ raense et riche dépôt des papiers de la monarchie espagnole. En raison de son importance , leur nouvelle classification fut un des premiers soins du Roi notre seigneur, à son retour de France en 18149 et la sagacité du choix qu'il fit de don Thomas Gonzalez, aujourd'hui l'un des dignitaires de la sainte église de Plasencia , mit le sceau à ce rétablissement , à la satisfaction de tous les vrais amis de la patrie. La nomination de don Prospero Bofarrul à l'emploi d'archiviste à Barcelone, n'a pas été moins heureuse pour les archives générales d'Aragon, pla- • cées dans cette cité. Il a divisé en classes, il a placé et inscrit, selon la nature de leur contenu et par ordre de dates , les anciens registres qui se conservent depuis le temps des premiers comtes de Barcelone, et lorsque les tables particulières des matières et des articles contenus dans ces volumes intéressans seront achevées, ni le gou- * vernement ni les particuliers n'auront à souffrir, ainsi qu'il est trop souvent arrivé, les préjudices occasionnés par d'interminables longueurs, ou même par l'impossibilité de trouver

INTRODUCTION. i4g

des pièces ensevelies ou enfouies dans de vieilles liasses, la plupart sans cohérence ni connexion.

§. XLI. Le lieutenant de vaisseau don José de Vargas y Ponce avait présenté au ministère, même avant que nous fussions chargé de cette commission, un plan pour écrire l'histoire générale de la marine espagnole, plan vaste et extrêmement compliqué, sur lequel un rapport fut demandé, par ordre du Roi, au savaut et judicieux général don Josef Varela. Celui-ci crut convenable d'en rendre l'exécution plus simple et plus facile à l'auteur, en le limitant à l'histoire, militaire et politique de la marine, en faisant traiter, dans des dissertations séparées par des sujets qu'il proposa à cet effet l'histoire scientifique de la navigation , celle de l'architecture navale et d'autres branches tech*niques, et en chargeant aussi un autre officier de la coordination et de la publication de nos anciens voyages. Il voulut bien nous proposeif spécialement pour ce dernier objet; mais des évén^mens ultérieurs retardèrent Texécution de ce nouveau plan, pour laquelle il fallait d'ailleurs réunir préalablement les matériaux. On comptait déjà, en 1798^ sur ceux que nous avions réunis pendant la durée de notre commission, sor ceux que le même Yargas avait recueillis à Carthagène , sur ceux que le lieutenant de vais-

i5o INTRODUCTION.

seau don Juan Sanz de Barutell s'occupait de réunir dans les archives de Barcelone, et devait rassembler ensuite dans celles de Simancas ; enfin , sur les collections données par le contrôleur principal des finances don Manuel de Zalvide et lé capitaine de vaisseau don Pedro de Leiva , ou dont ils avaient fait des copies. Ce fut à cette époque , qu'en conséquence du rapport de don Josef Varela , Vargas reçut Tordre de commencer sans délai la rédaction d'une histoire générale de la marine, et nous celui de coordonner , de commenter et de publier la collection de nos anciens voyages, sans que ces travaux nuisissent en rien à l'accomplissement des devoirs de l'emploi que nous exercions au ministère de la marine , devoirs assidus et continuels, qui, nous obligeant à habiter presque sans cesse les résidences royales, ne nous laissaient pas de temps pour un travail extraordinaire qui requiert une application particulière, une entière tranquillité d'esprit et des secours qu'on ne pouvait se procurer qu'à Madrid. A ces devoirs en succédèrentd'autres non moins péremptoires, ceux de la charge de maître des comptes et contrôleur fiscal du conseil suprême de l'amirauté; et, peu de temps après, survint la glorieuse révolution que suscita chez une nation généreuse et invariablement attachée à ses Rois ,

INTRODUCTION. i5i

la politique absurde et Tambition démesurée de Bonaparte. Cependant , mu par une affection pour cette espèce de recherches, nous n'avons cessé de nous y livrer et d'acquérir constamment des copies de tous les documens dont nous ^vons appris l'existence , soit dans la bibliothèque de l'Académie royale de l'Histoire, soit dans la collection de don Juan Bautista Munoz , soit enfin dans diverses autres bibliothèques ou entre, les mains de quelques amis particuliers qui se sont généreusement prêtés à nos désirs. Les évéuemens postérieurs n'ont pas été non plus bien propres à favoriser l'entreprise dont nous avions été chargé, jusqu'au moment où le Roi notre seigneur daigna nous confier la direction par intérim du dépôt hydrographique et de géographie maritime. Nous crûmes alors qu'un des ^moyens de répondre à la confiance souveraine du monarque, et de lui prouver notre recon- ,. naissance, était de nous livrer à un travail dans lequel nous voyions les droits du trône et la gloire nationale placés sur des bases et des documens incontestables. Quelque malheureuses que parussent les circonstances actuelles, la publication de ces documens ne laissait pas de venir à propos pour donner plus de force aux réclamations faites contre des usurpations de toute espèce, pour appuyer la vérité et la justice , fer-

iSa INTRODUCTION.

mer la bouche à la médisance, faire connaître dans tout leur jour les vaines arguties de la dé-» loyauté et de l'ambition; pour arracher enfin le masque à certains écrivains dont les composi- / tions vénales contribuent, sous l'apparence du pbilosophisme, à répandre et à soutenir la cor^^: ruption des mœurs de ce siècle. Non seulement le Roi notre seigneur écouta notre proposition avec bienveillance, mais, toujours généreux, toujours protecteur des idées utiles, il ordonna encore que l'impression de la collection des voyages se fît dans l'imprimerie royale au compte de son gouvernement. .

§. XLII. Cet honneur , qui dépassait et nos désirs et l'opinion que nous avions formée de notre travail, nous engagea pour cela même à accompagner les voyages de Christophe Colomb , les premiers que nous allions publier, de tous les éclaircissemens que nous pourrions y joindre, de toute l'authenticité dont il nous serait possible de les revêtir. L'avidité avec laquelle on écoutait alors, en général, le récit des événemens de la vie de ce célèbre navigateur , Taccueil favorable qu'on faisait aux nouveaux ouvrages qui les contenaient, la magnificence et le soin avec lesquels on avait publié, à Gènes, le Codice Colombo Americano y enrichi de plusieurs doçumeiis, du nombre de ceux que l'amiral lui*

INTEODUGTiON.' l53

méinefaisait copier et légaliser au moiiient de partir^dlir 'w» vbyages, et qu'il déposait soit dans

lesayœbiyesdeoette vîile, sa patrie (i), suit dans le «âi^^ Chartreux M U$s Coéi^as lÊB Séville , soit entre les mains de ses fils , afin d'en assftfèr iâ conserratton en cli^^iîaiSBâge bii de malheur durant ses expéditions : tous ces motifii rémri» fixèrent notrdIlIfêpiMnatioki. *Dans le dessein de suivre Texemple qui nous était

doUM'^^^la ville «ihrâéii^; eir^^fericffîssatit

aussi notre collection autant qu'il serait eu

ao t rg yeiif oir, nous soilidtàmtes db S. E: Mgr le

duc de Veragua la permission d'examiner les archives de son illustre maison; et il voulut bien ndm Vaccérder et fiiciliter nos rechef dléb avèc une bonté digne de toute notre gratitude. Que dchrtnseignémcinS' précienx ét inconnus ttoUs y avons trouvés 1 renseignemens quiocoupent déjà iMlIplM dttHs 6e9 prMiWft V^llinès; Ave6 quel plaisir nous avons vu et recoiniu des lettres et deriAs^toiefis écrits de la propre main du grand Colomb et de celle de son fils don Fernautlo! ûésMfiailç. nous écriâmes nous, dé^oirinais ils ne seront plus, auisi que leurs originaux, ex-^ posés à'|»érhr, et le public jouii^a de ces lettres^

(i) Voyez ta note placée à la fin dû $. 53 de cette Intrc^ *»clîon.' ' (D. L. m.)

i54 INTRODUCTION.

de la curieuse relation de Diego Mendez, et de la correspondance non moins précieuse qu'honorable du Roi et de la Reine catholiques! Nous avons fait plus encore pour dissiper ou diminuer au moins notre défiance naturelle : nous avons sollicité de S. E. Ms"^ le ministre de grâce et de justice un ordre royal pour que l'archiviste des Indes fût autorisé à nous envoyer de Séville des copies des documens que nous lui demandions, soit que nous ne les eussions pas, soit que nous voulussions nous assurer de l'exactitude des pièces qui sont en notre pouvoir. Nous nous plaisons à dire ici qu'aussitôt que S. M. nous eut accordé cette faveur, et que le ministère eut transmis, en conséquence, à Séville les . ordres convenables, le zèle et l'activité de l'archiviste actuel don Josef de la Higuera y Lara ont parfaitement répondu à nos désirs. Quoique le classement et la mise en ordre de ces archives ne fussent pas encore terminés, spécialement en ce qui concerne les papiers et les dossiers les plus anciens, il nous a déjà envoyé des copies de plus de soixante-dix documens. Nous devons la même reconnaissance à don Prospero Bofarruly qui nous a communiqué des renseignemens sur Jayme Feirer, et a fait, quoique infructueusement , des recherches pour trouver à Barcelone les pièces relatives à la

H^TRODUGTION. i55

réception que Ferdinand et Isabelle firent dans cette ville à Christophe Colomb, à son retour de son premier voyage. Don Antonio de San Martin jr Castillo , prétre-archiviste du chapitre de la sainte église de Sé ville , a été plus heureux à cet égard ; il nous a éclairé par la communication de quelques pièces très curieuses qui . se conserventdans les archives de ce chapitre et dans la bibliothèque Colombine , pièces toutes relatives à Christophe Colomb et à ses descendans , particulièrement à son fils don Fernando, à qui cette église métropolitaine doit la formation et le don gratuit de cette bibliothèque non moins précieuse que bien choisie. ' >

§. XLIII. Animé de tels désirs , muni de tant de secours, et jaloux d'exécuter les desseins que nous avons annoncés plus haut, nous commençons la collection des voyages espagnols par ceux de Christophe Colomb, auxquels nous joignons lesdocumens qui concernent sa personne, sa famille et le gouvernement des premiers établissemens des Castillans dans le Nouveau- Monde. Il nous reste peu à dire à ce sujet après nos bons historiens des Indes , dédaignés pourtant et rais de côté par ces hommes qui , contrariés par la gloire que l'Espagne sut acquérir à ces brillantes époques de sa prospérité, préfèrent à l'autorité classique de ces témoins con-

î56 INTRODUCTION.

temporains, les caprices d'un dessinateur et d'un graveur qui traça cent ans après, ce que son imagination inventa ou érut comprendre à l'égard des événémens (i). Preuve bizarre et d'un nouveau genre, et témoignage de vérité singulier aux yeux de l'histoire! Les documens que nous publions ouvriront , auxécrivains judicieux et impartiaux , un vaste champ pour commenter les faits avec certitude, pour rectifier, d'après une saine critique, les opinions erronées, et désigner avec justesse et sûreté les égareraens nés de la corruption et de la vénalité de certains panégyristes et de plusieurs historiographes.

§. XLIV. Si Ton veut écrire avec exactitude et impartialité la vie du grand Colomb, et lé récit des événémens qui s'y rapportent, il faut examiner auparavant les historiens contemporains qui le connurent et eurent des relations avec lui, tels que Andres Bernaldez ou Bernai y Pierre Martir de Angleria ^ don Hernando Co^ lombj Bartolomé de La^ Casas et Gonzalo Fernandez de Oviedo. Bernaldez était chapelain (le l'archevêque de Séville don Diego Deza, grand protecteur de Colomb, et curé de la ville de Los Palacios, depuis i488 jusqu'en i5i3, qui fut probablement l'année de sa mort, puisque les

(i) Voyez, à la 6n, la note 9.

mémoires et notices qu'il écrivit et que le licencié Rodrigo Caro, visiteur de l'archevêché de Séville , examina sur les registres originaux de baptêmes de cette cité, ne vont pas au-delà.

Ainsi qu'il le dit lui-même au chapitre VII de son Histoire du Roi et de la Reine catholiques , il naquit à Fuentes, ville de la grande-commanderie de Léon , de l'ordre de Saint-Jacques, où son aïeul était notaire public; et ce dernier ayant vu avec plaisir les notes que son petitfils avait prises sur divers événemens du temps, l'engagea à continuer. Ces éloges et ces encouragemens de son aïeul furent le mobile qui porta Bernaldez à écrire l'histoire des événemens les plus remarquables sur lesquels il eut une information véritable (^de que hovo vera injormacion) : aussi, cet auteur traitant, au chapitre CXXIIIde son histoire , de l'idée conçue par Colomb , de chercher les terres du grand Khan en naviguaiît à l'Occident, de la longue distance qu'il avait à parcourir dans ce voyage et des difficultés qu'il présentait, ajoute : a C'est ainsi « que je le dis, et le fis entendre moi-même, « en 1496, à Christophe Colomb, lorsque pour « la première fois qu'il vint en Castille après « avoir découvert les Indes occidentales, il fut « mon hôte , et me laissa en présence de don a Juan de Fonseca quelques pièces de son écri-

i58 INTRODUCTION.

« tare ctaos lesquefles je puiBai» etque jer ôoai|tt-

« rai avec celles qu'écri virent l'honorable doc- « t^ur Chanoa (i) et autres nobles iihevikiiers « qui raccompagnèrent dans les voyages déjà « aaentionnés, et qui ûreut la relafiou de ceux « qui eurent lieu. C'est 4le là que je tirai les rcn- «L seignemens d's^rèslesquels j'écrivis ce récitdes . « Indes comme une chose hén^que et mervôl- «• leuse que notre Seigneur voulut £aire arriver « dans la boime fortune et heureux temps de Is « reine Isabelle, la première femme du roi i^ erdia nand. » Dans le chapitré CXXXI, après avoir parlé des uavigatiuus et des découvertes, de j^a-? miraâ %dans son^i^nd Vèyage, èt de murniuies qi^i se rcpandaient sur ce

fr€iù éuiienl'^i^t^^f^^ ei tes pro^ peu d$

cho^t jusqu aloi s ^ il dit : « Il y en eut qui iireut «c entendre au Roi et à la Heine quéftsK^^épens^ « sciait toujours plus grande que le béuéfiœn « de tti^mv^ qu'ils epil^èijjefbt ch#tilii^li^

« mirai; et il vint en Castille au mois de

(i) Aucnn^ des docamens que nous, avons voi^oitecite nom dè cet éérîvaitf^'éonipagQOii de Col<Mikiib diiiis mliHBU

voyage • mais nous stjinmc.^ |)<iric à croir't' qiit» c*est ie mciîl6 Diego Mvarez Chanca , docteur en médecine , qod , selon €hn Nicolas Antomo, composa un ouvrage indtillé Onmmmman in pamboloi divi Amaldide WittanoQa, et qUi le fit imprimer à Sévillci en i5i4, in-foUoi (M. F. de Pïav.)

IWTRODUCTION, 169

« jiMB' 14969 vétu d'une robe 4e la couleur de

if l'habit de religieux de robservauce de saint « Frani^is (oordelier), et dans sa façon à peu «-près semblable à cet babit; et il portait à la , « ceinture » par dévotion (i) , un cordon de saint % François; et il amena avec lui quelques In- * diepSy car avant de partir des Indes, ii avait « pfM^le grand cacique de Caonoboa, et un sien « frère et un sien fils d'enviion dix ans ^. non « dans un combat; seul^sient il les mit en su- «;Teté, et ensuite il leur dit qu'il les emmepait « pour les£aire voir au Roi et à la Reine, et qu'il « les ramènerait et leur rendrait leur liberté , « leur honneur et leur état. U amenait donc le « Caoïioboa , et un de ses frères d'environ trente^ <^ ;rii^^|:gns» à .qui il donna le nom de don Diego , « et un jeune horame, neveu de ce dernier, ^ «'^^lAfidle 't^vdx^ t^èxe ; mais ce cacique mourut en « meir de souffrance ou d'ennui. Ledit don « Diego, frère dudit Caonoboa, apportait un çpl- «riier d'or^pie l'amiral lui faisait mettre quand « il entrait dans las villes ou dans laS4iù^la(j^,

(i) Ceci est Gonfirmé par Bartohmé de Las Oisas^

au Livre chap. loi, de son Jîistoire ^ où il dit : i « l'amiral 9 parce qu'il était très dévot envers saint François , « s'habilla en gris» et .je le vis à Séville dans le temps qu^ « srrîva des Iodes , presque vétu comme un moine fraiF-

« ciscain. » (M. F. de Nav.)

leo INTRODUCTION.

« et qui était travaillé en lorme d'aoneaux de « chaîne, et pesaitsfx cents castillans (i); lequel « collier j'ai vu et tenu daoa mes mains, ayant « eu pour hôtaa ledit seigneur é¥éque,-fÉ IV

(K mirai et ledit don Diego. L'amu*al apporta de

lia

« des Indiens..*.. » Ici il décrit plusieurs cou* rennes ) masques^» ceintures, colliers et autres choses , et continue ainsi : a II présenta les In- «t dièns cpi'il avait emmenés avec fait, ainsi que .tf les objets d'or qu'il apporta au Roi et à la « Reine, qui le reçnrwt très bien; et leurs si- « tesses eurent beaucoup de plaisir à voir ces a - cboses étranges, et à avoir des nouvelles des découvertes..... Et cette fois l'amiral resta à la « cour, et en Castille et en Aragon plus d'un « an, pmdant lequel, à cause des guerres de « France, le Roi et la Reine ne pouvaient ïeupé' c dièr; et ensuite il eut sa licence et sa commis-» « , et une flotte et son audience de congé de « leurs altesses; et*p»dant qu'il était à la cour, « il s'y fit des négociations et des conventions, « et il s^ accorda des permissions à plusieurs

(i) Les six cents castillans dont il eit ici question, équivakot «u)ounl'lwi aa poids de sept livres etqntlqaes onces, reiffiésentant me ▼idonr d'cnvirav dix mille fraAoï.

^ (De Y...L.)

INTRODUCTION. i6i

« |U4tii^.t#apitame3 .<|^iiasl^ solUcitèrent ..pour « > Mlk»r*Aba. des découvertes; elf Us y allèrent, . diiKer^s iksi^.in ost le

mmdààÊt de simplicité et deivérocité avec lequel i^4g!!U^4jg Mulacios écrivit ce qu'il vit ou ce 4mIM^^ une reliiliqii véritable^ qualité qui a £ait apj^^^^ei îioiLf QuyrAige pai* uus moUleurs , ^jrtririOTj? ^Qu»Pt k ce qui concerne les Iodes, il i^^m^tij^ eii quatorze chapitres les principaux ôvé- WàÊêh^^^^ observations I^s plu$ «afsentielles des deux premiers voyages de CliiisLoplie Colomb y^i^^ûtom^ à faire, quelques indications re» ^latives aux temps postérieurs , et laissa son écrit ^^popupaient alors à poursuivre les

<M<lk8^y jff^^^T Mcuur de AiigUeria (i) est en- ,^6, p»rmi les écrivains contemporains, Tun de yux m^^ÙQfi^ ^Qit cpusuiter au sujet des premiers ^4^4»Wièn» découvertes de Chris-

(i) Pîétfty Mt?tîre d'Aniçhiera, desc«iMkmf' éè fnné^cè familles les plus lUustreb de Milan, qui tirait son nom de la ville d'Aj^tiiera^ sar le lac Majeori d'où elle était originairei naquit à Arona, anr le même lac, en i455» et mourut à Grenade en i526. C'est à tort qu'on Tappelle souvent Pierre Martjrr^ coaune si Martyr était son nom de famiUe. Il a laissé plusieurs ouvrages hisCpriques» et il obtint pcn^ 'dant sa vie la confiance des rob d'Espagne Ferdinand et Charles V » qui le comblèrent de bienfaits. ( D. L. R. }

Page 1