CD. L.R
a6a NOTES.
au commencement du douzième siècle, assure que, dans le seul royaume de Jaen , il y aTah plus de six
cents villes et villages qui faisaient le commerce de la ^e; que le mt>ine de Silos, qui esl un peu plu& ancien , parle des rideaux de soie dont le roi Fer» dinand orna Téglise de saiaL isidro de Léon , et de plusieurs actes des onzième, dixième, et même neuvième siècles, qui font mention de rideauit) de tapis, de manteaux et d'autres vétemens de soie; ' et par toutes ces raisons , il prétend donner à la culture de la soie , dans notre royaume , une antiquité plus reculée (i). Dans Y Histoire de la Domination des jirabes en Espagne, le sanmt D. Joaef Antonio Coude rapporte (9.) que , après la prise de Sëville par Saint-i' erdiaand , en 1^4^, le roi de Grenade Aben Alahmar retourna dans sa capitale, où il s'appliqua à exciter rinduslrie et rapplication de ses sujets : il encouragea beaucoup la culture de la soie et en pro^ tégea lee manufactures , qui arrivèrent à Grenade à une perjecdon telle , qu elles F emportaient suj celles de la&yriù. Si , à cette autorité si décisive , nous ajoutons celle de Tarabe Abu Zaearia , Jahia Aben Moha* med Ben Ahmed Ebn el Awan , deSëviile , qui écrivit dans le douzième siècle son IM^re de tuigriculture, traduit de nos jours en espagnol par don Josef Antonio BaiK{ueri (3) , dans lequel il traite 4u mûrier arabe, ou mûrier à soie, nous pourrons en conclure que les
(i) Bistoitê cfiHfue d'X^Higitm . %om, OCUX. (If. F. ds N4V. ) ' £jt/Ki^e ^^^Ki^, Uv. II, n. 89, p. ia6%
(a) Tom; in, clwp. 6, p. 3;. (Xrfw».) (i) ion», l, chap. 7, art. a3,fol. a8y. (/Je/w.)
NOTES. a6i
Arabes iiitroduisirenl La soie en Espagne avant le dour ùème siècle y qvoiqae les mabométans , suivant Herbelot (i) 5 regardassent les étoffes qui en sont fabriquées comme immondes, parce qu'elle est produite par un Ter, et que tous leurs docteurs eussent décidé uiiauimemenl (ju'on ne pouvait admettre à réciter les prières journalières prescrites par TAlcoran , quelque personne que ce fut qui userait d'un vêtement composé (le soie seulement. Il parait que les Arabes espagnols n'avaient pas tant de scrupules , puisque les rois de Grenade retiraient des revenus considérables de leurs impots sur la soie , soit au moyeu de la dime séculière (diezmo secular) qu'elle payait, soit par la demi-dime à laquelle était soumise son exportation en Afrique , spécialement à Tunis. Peu d'années après la conquête de Grenade, en i5oi , on comptait dans cette cité cinq mille tours de huit pas chacun pour tordre la soie, il est à remarquer que dans les ordonnances rendues en Castille dans les quinzième et seizième siècles sur les fabi K^ues de soie , on conserva les mêmes droits et ((ueiques unes des règles des Maures , et beaucoup de mots arabes qui indiquent l'origine de ces fabriques en Espiigne. De Séville et de Grenade , la culture de la soie put facilement se répandre à Tolède , à Murcie , à Valence et autres provinces iuléncures où cette branche d'industrie est devenue depuis si florissante. (%)
(i) BUMothéqu/a onmUilf., art. Uarir^ ( HI. F. iw Nav. )
(i)''Lk toie a été pendaat loog-temps la seuk produclioo de la
202 NOTËiS^
Note a, §. XII, Pâgb 36.
Le privilège suivant, donné par le saint roi Ferdinand, nous a été transmis de Sidiagun par don Santiago Estefania , comme ampliatîon d'une copie que Pablo Rodriguez, ancien abbé du. monastère de Bénédictins de Sahagun, tira des archives de la cathédrale de Saint-Jacques de Compostellc , laquelle se trouve dans le tome de ses manuscrits intitulé Écritures de saint Jacques de ComposteUe , qui existe dans les archives de ce monastère.
Ferdinandus , Dei gratia , rex Cas telle, et Tolleti regionis, Galletie, et Corduhe. Omnibus homintbus de Galletia hanc cai tam videntihus salutem et gratiam. Nos^eritis , quod ego inueni per inqiUsitionem virorurà bonorum, quod pater meus statuit, quod in totam terram de GuLletia non facerent saginem de sardùds , nisi in istis duobus locis, videlicet m Ponteveteri^(-in Noîa. Et in istis duobus locis non debent facere saguiem nisi de capitibus et de uaga sardiuarum totum. Et ego rex^emandus, pro utiHtate terre , statua et manda similiter istud statutum ^erpetuo Jirmiter oùseryari. Quicunique vero contra hoc statutum aUquid atemptaverit , et saginem in ali-
Cbine comme en Occident) et son nom même, sse^ en chinois, que les l artares prononcent sir, avail formé le nom de sérique ^ pays de sir on de la soie, que les anciens donnaient à la Chine. Voyez , pour plus de détails, ma Dissertation insérée an Journal de ia société msiaiiquÊ» ( A. R. )