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quo alio loœjècerit prœtenjuam ui his duobus locis, perdat saginem et barcam in ifua portât ûlud, et insuper pectet ce. morobetinos, sicut supra dicf um est — Addo prœterea et statua quod in predictis duobus locis non fiai saginem nisi a vasaJhs arclur episcopi iS. Jacobi , cl cle mandalo archiepiscupi 6\ Jacobi, et de mandata illms, Facta çaita apud FaUisoletum Rex* Exp* VII ^ die nov, eraM* CC. LXXFL
a64 NOTES.
Note 3 , §. XVII, Page 55.
^ous persistons daus l'opinion que nous manifes- * tâmes en 1800 (i) ^ que les CuBtUhm ont é|fé les jure- ' miera qui firent usage de Vartillwie en mer, dans k combat naval de La Rochelle , en 1 87 1 , malgré rëndilton aveelaqurile don AnHaiio Capmany eoa* tredit cette opinion dans la quatrième de ses Questions critiques. Reconnaissant pour les diverses et profendes notions quHI nous donna sur INiaage de Tartillerie , nous ne convenons point avec lui des conséquences cp'il en déduit , et nous chercherons à appuyer notre avis sur ses propres réflexions.
Le silence de nos chroniques sur Tespèce d'armes a feu dont on se servait au commencement de leur introduction dans 1 art de la guerre ne prouve rien , parce que le langage vague, obscur et concis des chmiiKfues ( ainsi que le dit M. Capmany, p. - 181 ) , oà les faits ^ dépouillés de narrations exactes et claires , laissent incertain le jugement du lecteur le plus sensé et le plus doué de perspicacité^ leur confusion et .leur manque de critique ne sont point une preuve de ce qu'elles taisent. Ce même M. Capmany, qui croit et assure (|ue les Maures se sont servis de rarlillerie en 1 3 12, en 1 33 i et en 1 34^ , s'étonne qu'ils n aient point continué à en faire usage après cette époque , parce qu'on ne trouve point dans les chroniques que dans le reste
(l) DUcours :iiir les pi'Ogrci de i art de la Navigation , imprime fii
180ÎI. ( M. F. i>E Nat. )
de ce siècle lisaient employé les arraesàfeu (p. 188). Mais il est incontestable non seulement qu'ils continuèrent à en faire usage , mais encore que , dans Tannée i365 , un Arabe de (Grenade dédia au souverain de ce royaume un ouvraj^e qui traite de l'art militaire , des artifices de la guerre et de la fortification des places , dans lequel il parle de Tusage de la poudre ( i ). Il est même à remarquer que cet auteur avait sous les yeux , pour la composition de son ouvrage , le traité qu'écrivit un Arabe , R. Jonak , sur l'excellence et la puissance de la guerre, ainsi que le rapporte Casiri (1).
n paraît que l'artillerie avait été connue anciennement en Cbine , qu'on y faisait usage de machines et d'armes à feu quelques siècles avant que Ton fît en Europe la découverte de la poudre , quoique , lorsque les Européens furent admis pour la première fois dans les ports de ce pays, les Chinois n'eussent qu'une connaissance confuse de ce qu'avaient su, dans cette partie, leurs ancêtres (3). L'historien arabe Abdel Halin , rapportant le siège et la prise de Saragosse par don Alphonse le Batailleur, s'explique en ces termes : (( Aben Radmir (c'est Alphonse P') vint contre Sa- « ragosse avec beaucoup de monde qu'il amenait des
(i) Rodri<;uez de Castro , Bibliothèque espagnole ^ tom. I , p. 3i.
( M. F. DE Nav. ) (1) Bibliothèque arabe de l' Escurial , tom. II, p. «g.
( Idem. )
(3) De la Chine , oa Description générale de cet empire , par M. Tabbé Grosier, tom. VII, llv. XV, chap. 2; imprimé à Paris, en 1820. {Idem.)
« monls d*j4 franc (i) \ ils firent le blocus de la ville , « et ordonnèrent leurs combats ^ ils construisirent des « tours en bois , qu'ils faisaient traîner par des bœufs -, « ils les approchaient des murailles , et plaçaient sur « elles des tonnerres ( truenos ) et vingt autres ma- « cbines. Épuisée par la faim , la ville se rendit par ca- « pitulation l'an 5 1 2 », qui correspond aux années de J.-C. 1117 et 1118, ainsi que le traduisit et nous le communiqua , il y a plusieurs années , le docte académicien don Josef Antonio Conde, qui, dans son Histoire des Arabes en Espagne , publiée postérieurement, confirme ce fait, tom. II, chap. îiS, p. '209. C'est le renseignement le plus ancien que Ton trouve sur les ^07^/^e/7v?.ç ou l'usage de la poudre. On s'en servit aussi , l'an 1 160 , sur mer et sur terre , au blocus de ' Mabedia^ en i2o5, à celui d'Almabedia. A la défense de Niebla , il y eut des coups de tonnerre as^ecfeu , en 125^ -, au siège de Cordoue, en 1280 ^ en i3o6, à celui de Gibraltar, et postérieurement à ceux de Baza, en i325, de Martos, en i326, et d'Algésiras, en i34îî. L auteur arabe dit qu'à ce dernier siège les Maures détruisaient les machines et les tours qu'élevaient les chrétiens, au niojen de balles de fer
(1) Afranc est le nom que les Arabes donnent uux Français, et par suite aux monts de France ou Pyrénées , qui séparaient leur empire du territoire des Francs.
Je dois faire observer ici que les machines de guerre mentionuées par l'auteur dont M. de Navarrete rapporte le témoignage d'après Conde, et qu'il croit être de l'artillerie, n'étaient sans doute que des machines destinées à lancer le feu grégeois. ( De S. M. )