Tome I. a
Dieu de cette découverte , baise le rivtOge^ et entrant dans la mer jusqu'aux genoux, armé de son épée et
cle Mer du Sud, donnée i nn vaste océan trois fois plos large
que celui que nous connaissions, et qui s*étend, comme ce druiier, d'un pôle à l'aulie. Il ne trouve ni mieux fondée ni plus admissible, la dénominaùon de Mer Pacifique doimee au même océan par les Espagnols qui naviguèrent les premiers snr cette mer, dans leurs passages habituels du Mexique an Pérou, et da Pérou au Mexique, Ne s'éioignant jamais des c^es et ii*éprDUTant que des luises Ugères, des yenti sur Tean^ étant su^uYcnt même arrêtés par ces bonaces, cet cafanes si eommans sons la zône torride, dont ils ne dépassaient pas les limites, et persuadés, à tort, (|ue sur toute l'étendue qu'ils ne connaissaient pas, qu*à toutes les hauteurs, et dans toutes les saisons, les vents impétueux ne devaient jamais troubler la tranquillité de la grande mer quia VÂménque à rorient, ils consacrèrent leur opinion et leur erreur par le nom de àUw Pocifieo ( Jtf«r Pacifique )f qo*ib lui imposèrent. M. de Fleorieu propose d'appeler Grand Océan , par excellence « cette division de VOeéan si improprement appelée jlfer du Sud et Ifer Pacifique , puisqu'il n'est ni pins pacifique ni plus sud que d'autres, Malte*Bnin et les autres géographes modernes ont adopté la proposition de M. de Fleuneu. Tout en partageant 1 opinion émise par ce savant, nous croyons devoir dire ici quelques mots pour justifier la dénomination de Mer du Sud, donnée dans Torigine par les Espagnols à la partie de Tim* mense Océan que Balboa découvrit le premier^ après avoir tra> versé l'isthme de Fànama. Par suite de la position particulière de cet isâime, qui s'étend dans la dirootion est^onest» les deux mers qui le baignent sont situées, Tune an nord et l'autre an sud. Or, comme la intr des Antilles qui le baigne au nord était appelée Mardcl Norte [Mer du JVonfj, niusi qu'on le > Oit tlanslcs anciennes cartes espaguoles, il devînt tout naturel de nonuner Mer du Sud, celle qui était véritablement au sud par rapport à la première ; et ce nom s'étendit^ fort improprement, par la suite » à tout l!Ooéan
de son bouclier y il en pread possession au nom des rois de CastiUe.
i5i 5. - — Juan Diaz de Solis sort du port de Lepe avec trois bàtimens , pour découvrir un détroit qui communiquât avec la mer du Sud par la partie méridionale du BrésiL U aperçoit le cap Sairit-Augmtin , et fait , à partir de ce point , la recoanaisBance de la côte, des baies et des ports qui s'y trouvent, ainsi que des lies adjacentes , jusqu'au fleuve que , de son n(«m, on appela Bmère ou lUo Soiis, qui se nomme aujourd'hui Rio de la Plata , et près duquel il fut dévoré par les Indiens (i). Ce malheur prive SoUs de la gloire d'avoir découvert le détroit que Magellan trouva quelques années après. Ses compagnons de voyage reviennent en Espagne.
quî borne l'Amérique à l'onest. Il est j>iobable que si la Dou^'elle mer eût été découverte en partant du midi de la baie de l'aiiama ^ elle eût reçn un nom diamétralement opposé à celui qu'on lui ■^ODiia.
Qoant an nom de Mer Pacifique fOn sait qu'il loi fut donné par Magelbn, parce que , dans Tespace de trois mois et vingt jours , pins benreux que Quiros, Bougainirille et Gook, il y parcourut quatre mille lieues sans essuyer la moindre tempête , du moins dans les latitudes tempérées. , ( D. L. R.)
(ï) Herrera rapporte au livre IX, chap. lo de la deuxième dé> cade de son Mistohre générale des actùms€Ut €aaiUan s dans les Indes ocàdeiUeUs , que ce malhenrèox événement eut lien le 19 jan» vîer i59o. Juan Dîas de Solis, 8*étant imprudemment avancé dans rintérieur des terres avec nn petit nomlire des gens de son équipage, fut saisi, avec cinq de ses compagnons, parles sauvages, qui , apr^s les avoir tués, les firent rôtir et les mangèrent.
(Db V....L.j
356 NOTiGË GHEONOLOGIQUË.
I 517. Francuico Uertmndez dè Cordoha part de la Havaoe, avec deux vaisseaux et un biigantin, pour aller continuer les découvertes, et, après une tempête qui dure deux jours, il aperçoit le cap Catoche, d'où il va reconnaître la côte jusqu'à Campêche et Pontonchan. Après avoir ensuite touché à la Floride, il revient à Cuba.
1518. — Juan de Grijalva part de la même île pour continuer ces découvertes. 11 parcourt , avec trois caravelles et un brigantin » toute la cité du Vucatan, depuis l'île de Cozumely entre dans diverses baies ouvertes et dans plusieurs fleuves jusque par-delà Fillanca, aujourd'hui FerorCruzy et acquiert les premières nouvelles qu'où eut de la Nout^elle-Espagne (i). U prend possession de tous ces pays au nom du Roi ^ et , retournant' sur ses pas, il reconnaît de nouveau la cote qu'il venait de découvrir, et revient à Tile de Cuba*
1519. — Francisco Garaj , gouverneur de la Jamaïque » envoie, sous le commandement à'Alonso AhHsrez de Pineda, quatre bàtimens chargés de feiredes découvertes dans les parages de la Floride^ mais
(1) Les Espagnols sous les ordres âe Grijalva, dit Herrera , Decad. li , lib. II , cap. 1 » page 6e , ea naviguant sur les côtes du Yucatan , ayant aperçu ou cnt apercevoir de beaux édifices , dea tonra élevées qui de loin paraiantent falanehety ainaî que des cffoîx qiie le» hi^itans adoraient, s'écnèrent i|Q*ila étaient dans «ne NotmUe't^spagne , et ce nqm est resté an paya.
ne pouvant naviguer vers TE. , à cause des bas-fonds, des récifs, des courans et des vents contraires, il prend la direction de VO, , et reconnaît toute la céte intermédiaire jusqu'à Pera-Cruz , ce qui cumplèlc la reconnaissance du golfe du Mexique. Le même gouTerneur envoie, en iSdi, Diëgo Camargo, avec trois caravelles, et part lui-même , en 15^3 , avec neuf vaisseaux et trois brigantins , toujours dans le but d^établir des ■ colonies dans la province de Panuco^ mais Hernan Cortez, qui l'avait déjà soumise et pacifiée, met un terme aux projets de Garay,* en s'arrangeant avec lui à Tamiable.
i5i9. — Fernando de Magalhàes ÇMageUan) part de San-Lucar avec cinq bâtimens et deux cent trente-sept personnes , et dirigeant sa route vers les mers du Sud, reconnaît, depuis le cap Saint-' uàugustin, toute la côte vers le cap de Santa^AIaria (Sainte-Marie) , le Mio cle la Plata, la baie de San- JuUan (^Saint'^fuUen) y jusqu'au détroit auquel il donne son nom , dans lequel il entre avec trois vais* seaux, et d'où il sort le 22 novembre i520.
Le pilote Andres de San~Martm fait, dans ce voyage, des observations de longitudes, par les distances et les occultations des astres. Arrivé dans la mer Pacifique (i), Magellan découvre la petite île de San-Pahlo (Saint-Paul) et celle de los Ta-burones (des Requins), Il traverse la ligne équinoxiale , aperçoit les iles de los Ladrones (des Lot'
( 0 VoyeA la note i « pages 3&3«^55.
rons) (i) dans Tar^ipel de Scm-Lazaro (Samt" Lazare) (d), va les reconnaître, et meurt, eu combattant , dan» l'tle de Maton, Tane d'elles , située près de celle de Zébu (3). Ses compagaons reconnaissent les îles de Luson, les Moluques et autres, et font alliance avec les petits rois qui les gouvernaient. Le vaisseau la Victoria, le seul qui restât, prend un chargelnent de fruits, et, avec cinquante^neuf personnes SOI» les ordres du célèbre Juan Sébastien êe Elcano, du Guipuzcoa, part pour l'Europe , double le cap de Bonne-Espérance, touche aux iles du cs^ Vert , et entre dans la baie de San-Lucar le 7 septembre i522^ il est ainsi le premier qui ait fait le tour du monde. (4) ' *
(t) Ce nom , MageUan leur avait donné parce que les IiabU tanB en iont trètadrcnta , et fortont rolenrs très habiles, fat ehaogé «nsnîte en eelnî A^Hes des FoUes, à casse du grand nombre d'embarcations i^ui y passaient. Enfin, sous l'hiiippe IV , nu d'Espagne, on les nomma M'aj-nirnu { Murinufs , Mariannes ou Marie' Anne) y en rkonneur de Marle-Âone d'AnUiche, son épouse. Noort, qui les TÎsîta en 15^9 , dit que le non» à^iles des Larrons leur convient parfaitement. (D. L. R.)
(a) Cet arcbtpèly dém^eH par Magellan » qui le noinmi aicbi* pel de âan^IéuarOf pour indiquer le jour où h déconcerte en avait été faite, fut appelé depuis, par Rut LopeM VîUaMfos , tUs Philippines, en Thonneur de Philippe II , aloi s prince royal» et plas tard roi d'Espagne. Barros fait mention de l'île de Lucou à répoque de l'on i5ii, ou Anioiru Daôreu ou Aùreu, navigateur portugais , découvrit les ^oAr^UAf. {Idem*)
(3) Ce malheureux événement ent lieu le 17 avril i5ai.
{idem,)
(4) Antoine Pigafetta « gentilhomme Vicentin , et volontaire k
NOTICE CHRONOLOGIQUE. SSg
ijiiJ. — Hernan Corlez envoie troia caravelles et deux brigantins recoihiaitre la cAte septentrionale depuis la Fhride jusqu'à Terre-Neuve, dans le but de chercher un détroit de communication avec la mer
bord de l'escadre espagnole commandite pnr Î\la2[<'llan , a donné une relation de ce premier voyage autour du monde , que M. de Navarrete ne trouve ni complète ni «uete; c'est cependant la seule qui ait été publiée sur cette première cîrcttuuivvigiitioD. La relatioii de Mleano, et le Joarnid de Mag^an Im-méme » dont les manuscrits ont été reironyés , seront imprimés dans la ColUetîon des Voyages et des Découvertes des Espagnols , et serviront à rectifier les erreurs qui peuvent exister dans le récit de Pigafelta , qui , n*ayant .1 1)1)1(1 de Tescadre aucun caractère officiel, n' i\aii pu avoir à sa tlisposition ni les journaux, ni les autres matériaux nécessaires pour composer une relation authentique et qui pût faire autorité. Le nom de Pigafetta , dit l'auteur de la Âelacion del l'Utimo viage al estrecho de ÂiagaUanes, ne se trouve même pas dté dans la liste générale dé tous les individus embarqués k bord de l'escadre de Magellan, du manuscrit de franeisefl AlvOf contre •mattre do VAlmîranta , qui , au retotir , servit de pilote au navire la Victoria; à moins qu'on ait voulu le désigner sons le nom à'Ântouio Lombardo , VxmG des personnes attachées a Magellan, et Rurnuméraire {soliresalientc) sur VJlmiranta. M. de Navarrete publiera sans doute dans sa collection ce dernier manuscrit, ainsi que celui du pilote Andres de Sane-^Uartia , dont Antonio de Uerrera avait eu connaissance « et qui a pour titre : Dei Deseuàrimieto dei estrecko de Magallanes, Nous croyons deroir dire ici que c'est à tort que l*abbé Prévost assure, dans son Hittotte générale des Voyages^ et Bougaînville, dans V Introduction de son 'voyage , que le navire ta Ficiona lui hissé à terre et conservé comme un monument de cette expédition, puisqu on voit dans Ovicdo , écrivain contemporain et très exact, que ce navire fut, après son retour, envoyé à Tile £'5/;A^»o/0(Saint-Ooraingue), d'où il revînt à Sé ville, , et qu'il se perdit dans un second voyage ou Amérique. ( D. L. B.)
SÔo NOTICE CHRONOLOGIQUE.
du Sud, pendant qu'on faisait, dans le même but,
avec d'autres bâtimens , la reconnais^uce des cotes occidentales du nouveau continent*
iSaS. — Le pilote Estehan Gomez part de la. Corogne avec une caravelle pour tenter une expédition de même nature. Il s'élève beaucoup, au nord, reconnaît les côtes qui, jusqu'à lui, n'avaient point encore été visitées , redescend vers celles de la Floride, et ne trouYidat pas k détroit qu il ehercliait, gagner lie Je Cuba,ei revient aborder à la Corogne dix mois après être sorti de ce port.
i5a5. — * Le commandeur don Francisco Garcia Jofre de Loaisa sort du même port (i) , avec sept navires, pour aller au secours des personnes die l'expédition de Magellan , qui étaient restées dans Ilnde. H dirige sa route vers le cap San-Agustin {Saint-Aur gu$tm)^\!i\% de SantOrMaria et le porl de San^ulian (Saint-Julie7i).Jjes e^ros temps dispersent ses balimciis : l'un d'eux court au sud, jusqu'au 55*", et reconnaît le cap Jlom (s). Il croit, ainsi que les gens qui raccompagnaient , que c était là Vextrémité de la terre} ce ne fut qu'en 1616 que des Hollandais reconnaissent de nouveaU'et confirment cette découverte (3). Loaisa
(1), Ce lîit le 94: juillet iSaS qae Loaisa partit da port de k CSorog|ie,,Biiivaiit le rédacteur^/ Mmo mage al estrecko de Ifogttéanês, ( D. L. R. )
(a) n reçut ce nom du port de Hoorn , où t ut anm e l'expédition qui , sous le commandeuu nt du navigateur hollandais Scboutca, hé doubla au mois de janvitr 16 î5. (Idem.)
(3) U est à regreuer ^ue M. de X<îaT«nete n'ait pas fait cou-
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passe le détroit avec quatre bâliineDS , se dirige vers les Moluqaes, en traversant la mer Pacifique, aperçoit les lies de San^Bartolomé (Saint-Barthélemy ) , celles de los Ladrones (des Larrons) , celles de Varchipel de San-Lazaro et les Moluques, près des^ quelles ses bfttimens se perdent ; il meurt lui-même , ainsi que presque tous les siens , en combattant contre les Portugais. Fernando de la Tbrre peut seul s'embarquer, en i:)34, sur un bâtiment de cette nation, qui le ramène à Lisbonne , d'où il passe à ValladoUd , trois ans après , porteur des nouvelles d^ëvénemens si désastreux, (i)
1 526. — Le licencié Lucas Fasquez de A Mon part de l'île Espagnole ( Saint-Domingue ) , avec six navires y suit la cote de la Floride vers le nord , et arrive à l'embouchure d'un fleuve situé par le 33^ 4^' de latitude (2). Il reconnaît ces côtes ; et comme il avait perdu quelques bàtimens et beaucoup de monde, il quitte ces parages , et ramène le reste de ses gens à Santo-Domingo et à Puerto^Rica,
naître le Dom aoiu lequel Loaisa a àéAfpié ^ dans §a relation ou sur sa carte, le cap Hem , dont la découverte parait au surplus clairement indiquée dans un manuscrit à'Vnianeta, qui faisait partie
de cette expédition. ( D. L. R. )
(t) Ferna?i(lo de la Torre aiTÎya à Valladolid le a6 ftivi ier i537, c'e&t-à-dire douze ans après avoir quitte TEspagne. {Idem.)
(a) C'est probableraent le fleuve de Gcorge-Town ou celui de Great'Pédée, dont les emboucbureSy situées à très peu de distance Tune de Tautre , sont également près de ce parallèle.
(De V...Ï..)
66% NOTICE CUJaONOLOGIQUE.
I 59.1). — Ll .mpereur envoie une flotte de quatre vaisseaux , sous jies ordres de Sébastien Cabot (i) y au secours de rexpëdition de Loaisa. Cette flotte , dont tous les préparatifs s'étaient faits à Sé ville , où elle avait mis à ]a voile , ne passe pas le Bio de la Plata : elle pénètre à plusieurs lieues dans intérieur de ee fleuve , découvre diverses rivières considérables et de fertiles, provinces , et revient à Séville quatre ans après son départ.
iSa^. — JJeman Cortez fait tous ses elïorls pour secourir les Espagnols des expéditions de Magellan et de Loaisa qui étaient restés aux Moluqucs. Il y envoie , à cet eflet , trois caravelles sous les ordres A*Alvaro de Saywedra, qui part de Cata^ cuanejo, port situé sur la côte occidentale de la Nouvelle-Espagne, se rend smx. Moluques , découvre quelques iles dans sa navigation , notamment celles qui sont situées par le 1 degré de latitude nord.
(i) Il avnlt quitté le service d'Angleterre et élait passé à celai d'Espagne, après la mort du roi HeuriVlI, arrivéele aa avril i^o()y familiarem habeo domi, dil Pierre Martyr, Caùottum ipsum et 'coniuiemalemi/denlimi, rocaius namque es Briianniaà BegenoOro Otthûlieo post Hauid menons Britaamœ régis morUm eoneuri^ noiterest^ esepetteOquè m tUes, ut notifia sîki parentur y quihusearca^ mm hoc natttm tatens jam tandem detegaiur. JUarHo menseatmifiUnri 1 5 1 6 , puto ûd explomndum discessumm. Le cardinal Zuria , dans ses dissertations Di Marco Polo e dcgU altri Viaggiatori reneziani piu i//ustri, toin. TI, chap. to, cite plusieurs autorités pour prouver tpie Sébastien Cabot passa au service d'Espagne avec le titre de pilote en chef. Il parait qu'il rentra ensuite an service d'Angleterre où il mourut dans un âge fort avance. ( D. L. R. )
1532. — Diego Uurtado de Mendoza part le 3o juin ^Aeapulco, avec- quatre vaisseaux, pour découvrir les côtes septenuionales de la Aouv( Ile- Espagne par la mer Pac^iiiue ou grand Océan. li reconnaît jusqu'au 3o*^ et ne va pas plus loin , par suite des malheurs survenus a son expédition»
1533. — Cortez envoie à son secours deux vaisseaux commandés par Diégo Becerra et Hemanêo de Grijali^a. Us partent le 3o octobre ^ du port de tSantiago, aujourd'hui San-^Diego, et parcourent toute la côte depuis le 16° de latitudeN. jusqu'au q3° 3o'. (i)
i534- ~ Le même Heman Corlez part, avec trois vaisseaux, du port de Chametla, situé près de celui de San^Blas^ un peu plus loin au nuid (2), et découvre et reconnaît tout Tintérieur du golfe de Californie, qu'on a appelé , à cause de cela, merde Cortez,
1 534* — Simon de jilcazahay dans le but de fon^ der des colonies sur la côte du Pérou , frète deux navires , avec lesquels il part de San-Lucar (3) pour se rendre au détroit de Magellan , dans lequel il entre ,
et qu'il reconnaît : mais il n'en sort pas par la partie
(1) Diégo Becerra, commandant rexpctlition , fnt assassiné par les marins de son épuipage; et ceux-ci furent à leur tour massacrés par les Indiens. (D. L. R.)
(a) Cortez ne mit à la Toile du port de C/iiametlan ou CkametU que le i5 avril tSSS , sulyant M. de Navarrete, Introduecian d h Relaeion dei Fiage hecho par las Galetas &ail y Mtxicana, etc., p. xvir. (Fdem.)
(3) Le II septembre 1 534. {idi-m.)
364 NOTICK CmiONOLOGlQUE,
occidentale ^ il retourne sur ses pas et revient en Espagne f à cause des discordes et des malheurs qui sur- Tiennent et troublent son expédition.
1 539. — Alonso de Camar^o part , avec trois bâlimenSy du Jtio de la Plata (i), entre dans le détroit de Magellan^ en reconnût la c6te sud , «t après avoir découvert celui qui prit depuis le nom de dcli oit clo Lemaîre(a) , il revient en Espagne. Un de ses navires , que la tempête écarte , est le seul qui pénètre dans l'Océan Paciûque ; il arrive à Arequipa, et douue , le premier, connaissance de la câte intermédiaire.
t^'^^, '^Francisco de Ulloa part du port d*-/^/capulco, avec trois navires, le 8 juillet 5 il reconnaît les cotes intérieures du golfe de Californie, et s'élève jusqu'au 3o° de latitude N.
1540. — Par suite des reconnaissances faites par terre jusqu'au 36* de latitude N. , on frète deux naviies, qui partent le y mai sous les ordres d'Zfer-
s (1) Le iT octoWe iSîy. (D. L. R.)
(a) L'expédition hoilandaise , coiumaïKlee par Schouten, dont nous avons déjà eu occasion de parler dans une note , passa ce détroit ayant de doubler le cap Uorn ( janvier 1616) : on loi donna le nom de Lemaire, d'après le àéàt de Jacques Leinaire^ négociant f principal intéressé dans Texpédition , à bord de lagnelle il 9*était embarçpié. CSe nom, dit un de nos savans géogra|>hes, est à présent consacré en gcograpMe : nous ajouterons que les Espagnols eux-mêmes l'ont adopté sur leurs cartes. Si Gamai^ eût 1 cuclu publique sa relation , ainsi que l'ont fait les navigateurs hollandais , il n'eut point perdu i honneur de donner sou nom au détroit qu'il avait découvert anlcrieuremeiit. {Idem )
NOTiGE CHRONOLOGIQUE. 365
nando €ie Alarcon, Ce marin, avec un bateau , remonte, pendant quatre-Tmgt'^mq lieues, le cours du rio Chhrado, et pousse ainsi ses déconTertes quati e degrés plus loin que celles de Cortez* (i)
x542. — Bui Lapez de FïUalobos part, avec six bâtimens , du port délai Nai^idad (la Nativité) ydansldi Nouvelle-Espagne , pour se rendre aux Moluques. Il ▼oit , par les 1 8^ 4^% deux îles inhabitées, qu'il nomme Santo-Tonias et la Nubladuy et, un peu plus en avant, la Aocapartida. Entre les parallèles de 6** et 10**, il découvre rarchipel del Coral (2) (du Corail),
(i) Antonio de Meiidoza, vice-roi du Mexique, persuadé que si le détroit d'Anian existait, on découvrirait sa sortie dans le Grand Oc&in ou Mer du Sud , eu le fiiisant chercher sur la côte N. O. de r^mérique» expédia, dans cette vue, en r54o, Francisco Vasques de Coronado j>ar tetre , et Hemando de Alarcon par mer. (D. L. R.)
(a) Il est probable que les îles del Coral, découvertes par VUlof lobos, dépeudent de l'archipel des Carolines ou Nouvelles Philippines , et que ces îles, ainsi que celles de los Jardines , font partie des groupes orientaux des Carolines , tandis que les Matalotes appartiennent au groupe le plus occidental. J. Burney dit dans sa Chronohgkol History of the Diseoçenes in the south sw, tom. Y, pag. t etsuiv. , «pie Die^o da Rœha, navigateur Portugais, en iSaft, et Alvaro ée Saapedra, navigateur Espagnol, en iSaS, virent dans Tespace où les Carolines sont placées , des îles que ce dernier appela de los Reres, et que Villalobos et Legazpt aperçurent également plus tard des iies dans les mêmes parages. Voici Torigine qu'on attribue aux noms que cet archipel porte en ce moment.
£n 1686, don Francisco Lazeano, navigateur espagnol , ayant découvert an midi des ik» des Lamms, une grande Ile , qn*en l'honneur de Charles II, il appela ih CotoUm, ce nom for ^endn
366 iNOnCE CHRONOLOGIQUE.
et donne à Tune de «es iles le nom de San-JEsteban
{Saint-Étierme) \ il appelle los Jardines. {îles Jardins) un autre groupe d'iles qu'il trouve plus à rO. ; il voit plus loin les iles Matahtes et celles de los Anecifes {des Récifs) (i). li reconnaît les côtes de l'île de Mindanao, dans diyerses directions, puis successivement les îles de Zehuy ieSarangan, de GUolo, de Terrenate^ de Tidore, des Célèhcs^ de fwfuxf^ de Samar et de iMzon, auxquelles il donne le nom de Philippines, en 1 honneur dt' Philippe II, alors prince royal. Il fait la guerre au roi de Gilolo, et va ensuite visiter le port à*Ambon (Amboine) , ou il meurt, ainsi que beaucoup des Espagnols qui l'accompagnaient (a).. Ceux qui leur survivent partent
plus tard à tout le grou|:e. Enfin, au mois de janvier 1705, le père Andres Serra no, jc-suite espagnol, ajraut dressé une carte de cesiltty qu'il offrit à Philippe V, les appda, pour faire «a ccAir à ce floaTerain, Nouvdtes PiUl^tpmes, et les' géographes leur ont conserré ces deux noms dans leurs ouvrages et sur leurs cartes.
(D. L. R. et Db V...I..) (i) Les iles des Récifs (de los Arrecifes), desquelles il n'a été fait mention sur aucune carte euiopcemie pendant près de deux siècles €t demi, et qui ne sont encore indiquées , sous ce nom, que sur quelques cartes espagnoles t sont probablement les îles Palaos ou PeUwf TÎsîtées saccessÎTemcnt par les Espagnols et lea Anglais, et que Ton peut regarder comme frontières de la vaste étendue volcaaîq[ne à laquelle le laborieux Malte-fimn« que la science et ses nombreux amis pleurent encore , a doipdé le nom de Polynésie èorétUe. ( Da V...L. )
(a) Villalobos mourut dans l'île d'-^^w/'o/we ( ^/n/!>o/2 ), en i543, suÎTantHenrera, Décade VIll^ Iît. V, chap. 14. (D. !.. R.)
NOTICË GHRONOLOGIQUË. ^67
l>(>ur«/am, et vont ensuite sm détroit de Banca : puis côtoyant Sumatra ils arrivent à Malacca, d'où ils se rendent à Goa, sur la côte de Malabar, (i)
X 542, — •t/iiM Jiodriguez Cabrillo part , le 2^ juin , avec deux vaisseaux, du port de la Navidad (la Notwité^ ^ voit la Californie, et reconnall les ports et les lies intermédiaires jusqu'au 4^'' de latitude ]N . (2)
(i) Dans la carte espagnole trouvée par ramiral Anson à bord du galion de Manille, comme dans celle qui a été communl«{uée à M. de La Pérouse à Montercy, les fies qui portent absolument
le m^me nom que celles dont il est fait mention dans l'annlyse ci-dessus du voyage de Villalobos, sont placées rehjitciivt'inenl d'une manière toute différente. Ainsi , dans ces deux cartes , la Bocapartlda est bien comme dans l'analyse, à l'orient de la Nuhlada ; et à Torient de la première, quoii^n'à une immense distance* on trouve une Ile San^Est^m; mais dans ces deux cartes» iûs Jardmes sont an nord de San^Estehan , à plus de xr^ de distance; on voit sur ces deux cartes une île Matalote, à 16** et demi O. de Sart'Estehan f et /os Arrecifes sont sur ces deux cartes au nordest de cette dernière. Il pai ait fort difGcîle de concilier les docnnïeiis espagnols dont M. de Navarrete s'est servi avec ceux qui ont été employés par les auteurs des deux cartes.
Sur ces deux cartes, l'île Sati^Msteha» est placée par S'' N. et t5a** 3o' Ë. du méridien de Paris, et sur la carte du Grand Océan du dépôt général de la marine, par 8** N. et i5o<» E. En comparant ces dispositions 4 celles que nous avons obtenues , dît SI. le capitaine Duperrey, nous voyons que notre groupe Hogoleu pourrait bien être l'île San-Eslehan. ( D. L, B. ^
(5) L'analyse assez, étendue de ce voyage, que M. de Navarrete a donnée dans son Introduceion à la relacion del viage lucho por las Galetas SutU jr Mexieana, ete,, prouve d'une manière qui nous parait incontestable, que Cabrillo ne s'est pas borné h découvrir le cap SîendoeittOf ainsi que le dit Vlevmeaf Introduction au
iS^i. — Blasco de Garaj , capitaiae de vaisseau, inventa les bateaaz à vapeur. C'est cette ànnëe
que les expériences de son invention et de ses effets $e font, par ordre de l'empereur Charies-Quint, dans le port de Barcelone , sur un navire de deux cents tonneaux , ea présence de personnes d'un haut rang , de plusieurs capitaines de vaisseau , et d'une foule de curieux et de personnes capables d'apprécier cette innovation. Ces expériences ont un plein succès. L'Empereur accorde des récompenses à Tau* teur de cette découverte , et ordonne que tous les irais qu'il avait iaits lui soient remboursés.
1 557 . «-^ Juan LadrUlero part du port dç Faldiwi, avec deux bâtimens.^ Il reconnaît les environs du détroit de Magellan par la partie occidentale^ il y entre et l'explore jusqu'à son embouchure dims l'Océan atlantique de là il retourne sur ses pas , et revient au port d'où il était parti. D'autres expéditions de cette nature se renouvellent et partent du Pérou et du Ciiili , pour continuer ces explorations.
i564* — L'adelanlade Miguel Lopez de Legazpi sort du port de la Naandad (la Natwké) , dans la Nouvelle-Kspagne ( 1) , av ec quatre vaisseaux et un chebeck* II court vers le S. O. , eu vue des Philippines,
Voyage de Marchand^ tom. 1, pag. cxxvii. Cabrillo étant mort dans rîle de la Pos€sion,\% 3 janyier i543 , le pilote en chef Bartolomé Ferrelo ramena les ]i.iTireft au port de la Nwidûd le a4 avril de la tnéme année. (D. L. R.)
(i) Lè ai novembre 1S64. {léem,)
el aperçoit et reconnaît , entre les parallèles du lo"" au
1 3% rîle de San-Pedro (Saint^Pierre) , les cayes et les iié$ nommées aujourd'hui îles et cayes de Chatam, ▼ues en 1788. Il Toit aussi l'île connue, depuis 1809, sous le nom de Paterson^ celle de Guajan, l'une des M4inanas.(Mananes); plusieurs autres situées plus à rO. , entourées de récifs , et il arrive enfin à Tar^ chipel des Philippines (al archipiélago Fillpino), U visite les iles de Zebu, de Masbate, de Parugr, de Mindanax), de Bohol, et se rend naître, au nom du Roi , peu d'années après , de l'île de Luzon et d^ la ville de Manila (MémUle)^ à laquelle il conserve le nom que lui dohaâiènt les naturels.
. i565. — Andres de Urduneta, qui était déjà ^lé aux Moluques et dans VInde orientale , avec l'expédition de Loaisa , sfe trouvait à Mexico , lorsque sa réputation de grand mariu et d'li:ibiie pilote lui fit donner, par Philippe II, l'ordre d'aller aux Moluques et aux Philippines (JFilipinas) pour marquer, d son retour, la route la plus sûre de ces parages à la Nou* yelle-Espagne. Urdanela, pour y parvenir, est le premier qui prend la résolution de s'élever jusqu'au iG" N. , de naviguer au-delà de la Cordillère des iles des Larrons, de reconndtre Tile principaledu «/ii/?07i^ de s'élever ensuite jusqu'au 38*, et même jusqu'au 43"" pour y chercher les vents N* 0« , et les faire servir à revenir sur les cAtes de la Nouvelle-Espagne , où ils le poussent heureusement.
i568. — Aharo de Mendana sort du port de Tome 1. a4
Callao ( !)• il découvre une île par les 6* 4^' de kdlude S. , et , plus loin , hs hajos de la Candelaria (h$
basses de la Chandeleur) (2), l'archipel des îles de Sor lomon (3) , use autre Ue à laquelle il donne le nom de Jésus , et qui doit être celle qu'on appelle aujourd'hui Sarita-Cruz (Saintr-Croix), 11 passe la ligne équinoxiale, et voit les îles de San^Frandsco {Séant" François) par les 19" N. -, s'élève au So" 3o', d'où, prenant le sud, il reconnaît Ips bajos de Son-Bar' tolomé (les ba»4bnds de Samt^Barthélemy) par les iS" N. , et entre , à son retour, dans ie port de San--
(1) Figoem dît Mendawi partit àfk Callao le 10 janvier i568 ; mats comme le même toiTain aaimm» à la fin de la ida» tion, que la flotte revînt aox c6lea de l'Amérique, et monilla aa port de Santiago le la janvier de cette même année i568y ce qui
est impossible , M. de Pleurieu a pensé qu'il y avait eu une faute d*iniprcssion dans la pi einière indication ^ et que c'est en janvier i567 que Mendana commença son voyage; J. Bnrney, Chronological Idstory of the discoperies in the souihseap tom. i , pag. 278» et d'autres géographes partagent cette opinion. ( Û. L. R. )
(a) M. de Fleurien pense que ias b4i^os de ta Candelaria de Men> dana , sont les mêmes qne des bas-fonds que la frégate espagnole ta Prineeta rencontra eu 1 78 1 , et nomma Kt Baneador, (idem» )
(3) Suivant Fleurieu , dont Malte-Brun a adopté Topinion , l'archipel dos lies Salomon , dont la position a été ro})j( t de tant de contestations, est évidemment V archipel des Arsacides , dont Carteret avait découvert quelques îles eu 1767; qui fut mieux vu en 1768 , par BougatnTille t et découYert en pins grande prtie par SnrTÎUe , en 1 769. J^n Shortland , qni crut en ayotr fott la déopoverte en 178S, leur a donné le nom de New^Gtorgia {Nùuvtlle* Géorgie). Dans Qn Mémçire sur l'existence et la position des Hes de Salomon f présenté k l'Académie royale des Sciences , le 9 janvier
NOTICE CHRONOLOGIQUE. 37 , ri^ (SrfnMtcques), ou Sdlagua, situé dans U ^ ouveUe-Espagne , par ies 19» de latitade N.
1579. ~.Dé»raat arf«ter 1« pirateries de Drake te vtee-voi du Pérou a. me deux vaisseaux et les placé sous le commandement de Petho Sanmento de Gam- Ai>«(i),«tuieïplorei« cdte Ôcciden lale de laPatagonie ses eanaux , ses archipels , et tout l'inténeUr du aL trou de fl*»gellan» jiuqtfà ce ija'ii entre dans l'Atlantique pottr-se reridre en Espagne. Il fait des observatiens de longitudes, d'après les distances et les éclipses
i58a -Une escadre de vingt -trois vaisseaux, commandée par Z)ies.o Florez Faldes, part de Ca^ ^(a>poardler fonder dès colonies d. .s le détroit de HUageUan. Sarmiento de Gamboa est nommé caoiuunc-général du détroit et gouverneur de toutes les jeupkde. xpii s'y établiraient. Divers l>àt.mens sont
tiz^jz^r
le détroit; ma» les vents contraires les font rétro-
1781. Buache avau <!,;, ,Un,ontré ,„e IWhipd det AmeMe. é.aitu«« part.e decelu. su avai.découy« M«dL. . lAd^
■ "^me degré de ceititnde qae a* tonte* U, M.. „ • i ^
L'en.«hK» p«h A. Cnao ,e . . octobre .579 , e. ^„ A Espagne an mou d'août 1 58o (jj^ {.) L. flotte partit d'abord de SévUle le ,S «M«if!^i
» - réfug,er à Cad.,, d'où J. définid,«JTlÏ^^ mo.s de décembre «oÏTant. «wmenî « 1. -roile m
37 a NOTICE CHRONOiOGlQUE.
grader, et ils dirigent le«r marche vers le BrêsU, Florez abandonne l eutreprise, et revient en Espagne^ mais Sarmiento prend la résolution dfi. terminer cette entreprise. Il retourne au détroit , en i^arnit les cotes de peuplades, copibat les Indiens, et est obligé, par les mauyais temps , de retourner au Brésil. U fait une troisième tentative qui n'a pas un résultat plus satisfaisant, et , à son retour en Espagne, il est successiyement capturé par les Anglais et par les Huguenots de France , des mains desquels Philippe H le retire en leur payant sa rançon.
1 58^ . — Francisco GaU part SActKpvlco ( i ) , va aux Philippines, à Macao , et revient de ià à la Nouvelle^ Espagne. H explore les iles du Japon, dont il assigne l'extrémité orientale au 32** : il s'avance jusqu'à trois cents lieues de là, en naviguant yers TE. et le N* £. , et, après avoir parcouru sept cents lieues de plus , il vient al)oi der sur la cote de la NouueUe-Espagne, par le io' de latitude N. U Toit le cap del Engano (là) , celui de San^Lucas , et la côte intermédiaire jusqu'au port à'Acapulco^ dans lequel il entre.
- i58B. — Voyage apocryphe de Lorenzo Ferrer Maldojiaiio , qu'on suppose être parti de Lisbonne , être entré dans le détroit du Labrador par le 60** de latitude , Tavoir remonté jusqu'au 75** , d'où , dimi-
(i) Le 10 mars 1 582. (D. L, R.)
(a) En découvrant le cap delEngaho, Gali vit aussi saDs doute le mont Saonfacinto, ^ue le capâtaine Gook a nommés depuis cap et mont EdgttuaAe» ( idmiu )
NOTICE CHRONOLOGIQUE. SyS
nuant toujours de latitude , il serait venu déboucher dans la mer du Sud par le( même parallèle de 6o^.
iSg^, — Le voyage qu'on dit avoir été exécuté par Juan Fuea, et dans lequel il aurait découvert , entre le 47** et le 48' , au nord de la Californie , un détroit de communication entre les deux mers , n'a pas plus d'authenticité que le précédent, (i)
(i) M. de Fleurieay <|oi ne partage paa complétemettt Tispipton de M. de NaTairete, soutient, dass son Inirodueiwn an
l'ojage de Marchand , (|Ut: tout ce qui est rapporté da voyage de Juan de Fuca n'est pas apocryphe, surtout depuis qu*en i587, 1« capitaine Berclay^ et, en 17S8, le capitaine Duncan avec son vaisaean , et le capitaine Meares avec sa chaloupe > ont les uns et les antres vecoimn Tert le 3o' de latitude, nne entrée dont une partie a été Tttitée et dont on a trooTé les bords habités par des hommes semblables à ceux dont le oaTÎgateur espagnol a hit la description.
« La plupart des impostures débitées sous le nom de Ferrer .« Maldonado , de Juan de Fuca et de Bartolome Fonte , dit « M. le baron de Humboldt, Essat j/oiùi^ue sur le royaume de la « NouvelU'JS^^agne 9 tom. 11 , pag. 293 , deuxième édition « ont été « d^ruites par les .recherches pénibles et les laTantes disensiions « de plosîeors officiers de la marine espagnole. » Et il ajoute en note : « Blalgié toutes mes recherches^ je n*ai pu déoeuvrir dans « la Nouyelle-Espagne un seul document dans lequel le pijlot^ « Fuca ou FamiraV Fonte, furent nommés. •
Malte-Brun ( Prcci^ de la G t.: Oi^i-aplue universelle , tom. l,pag. 5nG) pense également que « rexislcnce individuelle même de Juait do m Fuça et de Vomirai f^e Fonte n*^t appuyée d'aucpine preuve, « et que c'est af ec raisoii que les juges les plus compétens ont « rai^é ces voyages 411 rang .des idiles. » Ce dinvirr géographe nerf»gaide ee,^çq^|^.pas Tid^. ^ise^par If^. de Flenrien* en ce qui cenccrni^ le voyage de Juan de fkK», comme tout-l^falt dénuée de ▼raiaamblance. (U. L. R.)
374 iMOTIGE CHaoriOLQGIQUË.
i5gS>—Aharo de Mendaua part des ports dè
CaUao et de f^aïta^ fom. sa aeosnde expéditioti , et se dirige ym VoxMt (i), U dëeoavile'rSIe àé la
Magdulena (2) et plusieurs autres qu'il reconnaît par
deMmi(i0za (te^Man/uisw deifyndiaa) (3).B 1m
. (1) MendaEa fit -voile cin CêUhê Ib ti «vril i595, relâcha 4*aboid flnrk,e6c» à «t le port de k ^flle de
l<tr^4f Jfiipi;/CDf«r« et pois k eeUû depaite» pîanr èonpléler» dans l*tu» 'te« 4qpiip«^^ et dans Tantre* ses munitions/ La flotte qntlt^ee dernier port le 16 juin. (D. L. R.)
(a) L'iie de ia Magdalena , l'une des Marquises de Mendoza, fut découyerte par Hendaha, le ai juin i595» jour de Sainteéiagddeine. (Idem. )
(3) Les MbffmsefdeMemdoMaf découTerief par MeadaSa , et aîmi nommées par loi en l'honneur du gouvernenr da Pë^n, sont Yid|(iii«me»t appelées en {na^U^'iês Marquises. Il y ed à cihqi Jtoi^ted^on tf^Nèttio, dans la longtte dn payl^, SOfta'Ùirùiida ou Wakitahâ^ et la Domt'nîca ou O-Hivahoa formant un grou]ie; la Magdalena , n huit lieues de di<;tance, dans le sud-qu.Trt-snd-est da milieu du groupe ; et Uood-lsland, découverte par Cook eu 1774» à cinq lienes et demie de la pointe la plus orientale de la M hm i à iÊ m : c*est tcts le milieu de la c6te occidentale de Santa-OkHS' "Hka que se trouve la haie nommée psr Mendaua PuêHo de la Mtére de Diùi, k laqudle Cook substitua» sans mOtîf plausible» lis nom de sou propre vaisseau i.«n l'appelaut MetoUithn'l'uj .
Suftant Fleatneti, MendaSa'èpiitta c^^ fiés le 5 août/ et H appuie son opinion sur l'ouvrage de FiguerDn, déjà cité, et sur line lettre de Quiros nu docteur don Antonio Jlîor^a, lieutenajil général des Pliiiippines , et ensuite- président de l*audie»ce de Quito , et qoe ce dernier a msérée dans an ouvrage qu'il publia à Mexico» en 1609, sous le titre de Sacévu dé UÙ tiUs FilîfiAai,
' '''''' (idèA.y
NOTICE CHaONOLOGIQUE. . 376
quitte le 28 juillet, et en aperçoit successivement d'aubes plus petites qu'il appelle îles San^Bernardo (i), la SoUtaria (?) etSaniO'Cruz (3) : cette dernière est à dix-liuit cents lieues de Lima. Men* daûa y meurt (4). Ses compagnons de voyage (5) dirigeant leur marche tcfs MmiUe, voient Vile de Saor'Martolomé (Smnt^Baithélemjr) ^ et celles des Larrons ou Marianes ; ib jettent Tancre dans le port de Palapa de l'île de Samar , passent ensuite le détroit de San-Bermu^dùio (Saint-Bemardm)^ et abordent à Catnte, le 11 février iSgô. La veuve de Mendana épouse , à Manille, Fernando de Castro : ils quittent ce port le 10 août 1597, et entrent, le 1 1 décembre suivant , dans celui'd'^câpu&o.
1596. — Une expcdiUon , commandée par Sébastian Fîzcaxno, sort d'Acapulco pour aller coloniser la CaUfomie. Les batimens qui composaient cette expédition entrent dans le golfe de ce nom , et recon-
(x) Byrcm» qni les vît en 1767^ les appela âes élu Danger.
(a) J. Buriiey, ffist. of the discoveries in lUe south sea, tom. I , paç. 55 , pense que Tile de fa Solitaria de Mendana est la luéine que celle des Ta^wrcn^i de Magellan. {Idem,)
(3) Carteret Ta retrouvée en 1767 » et Ta nommée Ue d'Mg-r mond. Le groupe a été appelé, par ce naYÎgateiir» Qugen Char" lùtte*s IsUtnd (itei de la 'Reme-X^arlotte ), ( Jdem. )
(4) Le 18 octobre iSgS. [Idem.)
(5) Sous le commandement de Quiros, qui devint depuis si célèbre , et qui avait le titre et remplissait les fonctions de premier pilole de la Botle de Mendaâa. {idem, )
376 JNOTiC£ CHRONOLOGIQUË.
naissent les ports des deux côtes , ainsi que les terres environnantes.
1603. — L'intérieur du golfe de CaUfbrme une fois reconnu, le gouvernement ordonne au même f^iscaino d'en explorer les côtes extérieures (i)t ce
qu'il fait , avec deux vaisseaux , une frégate et un ba« teau long. Il laisse des cartes de tous les ports , fleuves et iles qu'il trouve jusqu'au 43**. (a)
(i) Il partit d'Acapnleo le 5 mai 1609 , et fut de retour dantœ port le «I mars de l'année suivante, (D. L. B. )
(1) Ce fut, suivant M. de Fleurieu , le désir de trouver dans le voisinage du cap Mendocino ^ un port qui pût offrir à la fois aux galions reveoaDt des PhiUffimes^ tm abri contre les veut.s et un refuge contre lee croisem eimeimst qui déâdèfent Philippe III à oi<doimer le second TOyege de FUemno^ qui penrint en. effet à déeoQTnry Ters le 36* 4o' de latitude» un excellent port aii4|ad» en rhoBnear dn Tio»<ffoi) il donna le nom de Puerto dû UmUny^ et qui depuis est devenu le principal établiaaement des Espagnols à la côte du aord-ouest.
Tiirquemada dit dans sa Monarcjuia Indiana, liv. V, chap. 4^ et 55, que Martin de Aguilar, qui commandait un des bâtimens légers de l*eacadre de Fizcaino, en ayant été séparé par la violence des vents, parvint à doubler le cap Mmdoeino, qui jusqn'alors avait été seiUement aper^; que» le 19 janvier i6o3y il dé» couvrît un second cap ou une pointe i laquelle il donna le nom de cap Blaneo; qu'au-delà de celui-ci, la cftte commence à décliner am nord-ouest; qu'enfin, près de ce cap, il découvrit une entrée sûre et navigable qu'il prit pour reroboucbure d*une grande rivière; mais que cette entrée est un détroit qui couduit à une grande ville nommée Quwira; que la rapidité du courant l'empêcha de remonter la rivière» et que» forcé de renoncer à cette teiMation, se rappelant d'atUenra qne la mission de f^iMcamo n'avait d'aotfc objet que de chercher et reconnattra m
i6o5« «^Muni d'une permission du Roi pour faire des découyertes dans les Terres australes, Pedro
Femandez de Quiros sort du port de Callao, le ai décembre, avec trois vaisseaux, et dirige sa marche vers FO. S- G. Il aperçoit YÛe de la Encarnacion, vers le aS'* de latitude S. , et lui donne le nom de lama puesta. Depuis ce parallèle jusqu'à celui de 18°, il explore d'autres îles cpi'il nomme San-Juan-Bautista (Saint-Jean-Baptiste) , San-' Tebno ( SatiO-Telme) , las Coronadas ( les Courortnées), et San'MLgacL(Saint-'Michel){\). Ildëcouvre, par le 18% Tile de Otaiti, qu'il nomme la Conversion de San'Pablo (la Conversion de SainP- Foui) (2) , et , plus loin , la Decena ( J) , la SagOa^
port, et cet objet étant remplî» îl pni le parti de retourner
à Acaptdeo.
Les navigaiions des derniers temps n*ont procuré flueitiie la* inière sur cette entrée de Martin de Aguilar , que 1 t)rquemada croit être le détroit à'Aaian^ ni sur cette grande ville de Qumra, qui ne se tronTe pas marqaée »ur la carte générale d'Amérique de TomM Lopes, publiée en 177»; rentrée de Martiiè de Agmiaf «8t placée sur eett» eu^te, à vingt lienet dans le nord du cap MUmeo , ayet cette BÎmple indication : JUo fUt mnv «fiMvf* (rivière qaî court à Fouest). ( D. L. R.)
(i) Carteret suppose que les îles du Due de GldeesUr, <ja*îl Tll par ■ao*' 38' et tio« ?J4' de latitude, pouvaient être quelques unes des îles vues par Quiros; J. Burne^ pense qu'elles peuvent cor* respcmdre à deux des Coronadas. {^Idem, )
' (a) Voyez la note t , p. 37S*
(3) Cest , tuivant Flenrien , VOsnahttgh de Wallîi , Ife BatMr de Bougainrille, et h JfaâM de Gook» f . Bumey croit aussi 4a«
Ha la Fugitiva (a)^ San'Bemardo {Saint-Bernard) \ la Peregnna {la Pélenne), Nucstror
la Deeena est la Mmtwt. Bans son ToyA^ de décoQTertes fait de
i8aa à iSaS, M. ie capitaine Dupcrrey a fixé le sommet de Maitea , qn*il appelle Maîttia , d'après les habitans de TaiU , par 17» 53' 5" S. et jSo* a5' a4" O. ( D. L. R. )
(1) H* de Fleurien a démontré, dans ses Décom»eries des Français mt sud-est de la NmipeUe4Mtée , opte A» page 3S» l'identité de la Soffitarta de Qatros arec TmH nommé aussi 0-7Si?£t; d'abord ; par tk position géographique, et* en second fie» 9 parla eonformité ^'oo fMBaRpe «nfre qvdfoes déiaik tiiés Au4Mt da Torque* mada et ceux qu'on lit dans la relation de Cook. La latitude de la pointe nord*onest de \kSagitana , (jue Quircjs trouva , par observatiou, de 17" 4o', diffère très peu de Ja latiturle de la pointe nord -ouest de Taiti, que la carte du capitaine Cook place, d'après ses observations, à 17** 33' et j : di£féà^ce certainement bcaocotip moindre celle reneontre communément,
fmmd on eompa»^ dat latitodes àhsavtéas f^i* Jaa n«?igatetn4 an* dans arec celles qne les voyageurs modernes ont déCei^iiHtté^ pour ks ménat points.' Nana a|o w Hte r oiM q^e If^ tableau physique et moral qne trace le uaTÎgateur ««pagftol^s.habitajis de hiSagUarui^ présente la r^euiblaiK e l.i plus ijai fulîc avec les description des uaTigateurs modernes. D'après ce que nous venons de "dire, il sera difficile à M. de Navarre^i^,ga^er beaucoup ^ partiaans à Topiniail ^'il-émet ici , ^ rooifif qn^^fm^d^UTnge q[n*ii.piépaaa ma ^proiif C: jusqu'à Vé^idanoe» «t-pÉr, 4e8.râM«fu d'an grand poids, que Fleurien, Forstef^lMak-BrvDa» J. 8i|ia|^ dat Ici maiUanu géograpkca modaraea se aoi|t twii^péa* - {Mem* )
(1) J. Burney pe9sequala fugitim cofrespond à la desc^^iptîaii et à la situation de la petite lie Tethuroa, nommée eu iy68 Ouimiha par BougninviUe; revue par Cook en iji^ç^. (Idem.)
(3) L'île de San-Hcmardo , découverte par Quu-os, uc doit pa» élKC «pnfondne ar^q d!«mfres iles du même nom, au nombre de 'Sffaa^^. déi)0ttTar«aa pfr JHe^dAna et\ Daps un des mé-
Senora dcl Socuno (Notre-Dame de Bon Secours) , la jTucopia, &anrMar.QQs,{6Mnt-Marc). U découvre , par le i4'' 3p' S«., une ^ninde ilé habitée^ qu'il nomme d*abord Margaritana, et ensuite Australia del Espiritu .S^ifto (Terre amstrtde du Saint* Esprit) (i) y il en pcend pc^sessioa m nom duRm , et
mohres prtseutés par Quiros à Philippe ill, ce navigateur tait pas mention de i'ile de Scui'Bemardo , et il nomme Nuestra Smom del Socono celle qu'il découvrit à la suit* de Itle dti-fieiè' §nnù tua de U PûNigrma. » ! i ,
Après la dëeoi;iTerte dè San^Benur^,^ Quiros découvrit uue,Vr (lû*U appela, stuyant Luis Vaes de Terres, Ish Maianza {i^ da JÉaiMr<?iv), parce que les Espagnols tuèrent pînsîetirs de sèalialnt*ns, et Is'a de la gente hermosa, d'après Torquemada , à cause de la beaule de ses habitans, et que , dans son mémoire au roi d'Espagne , il appelle Islu de Montefey^ duao|a duvicetroi du Mexù/ue. U visita ensuite une îl^ de Taumago ou TaumacQ^ quUl quitta le 16 avril pour se rendre à celle de Tuc^na* 11 eut peu après la vue d'une antre fle qu'il ncunnu Nuestra Sâiûra de la Zmz (Jfoire'ûane de la Lumière ). Us virent y au S. £. de cette dernière , une terre que J. Bumey croit être l'île que Bougainville aperçut en 1768 , et nomma Aurore. Torqueinada ne parle pas de l'île de San-Marcos , qui est peut-être la même que Nuestra Senora de la Luz ^ le Pic de l'Etoile de Bou^ainviUe , suivant J. Burney. . ( D. L. R. )
(i) Cette Hsfp %uftrfle du 5aioJïr^B«prit e^t ^vîdemiBeat Gn^idet (ijfelad^, mn par 9ougaiuville.fNi 176^ » .ac les I!fm>eUes tt^irides, que Gook vi&ita en 1774- M. de Fleorieu forme le vsmi
-de voir ellacer pour luajouis &ur nos cartes ces iiaïu.s nuuveailx de Graiid< s Cyçladef ^ de JNouvçU&s îdcbrides, eU £ais4i)t reparaîire le nom primitif à! Amirvtia d^^ÈJ^^Hlu J(tmio de Qidrff, m -41^1*^
SmihM4[H'Ud^QféeMt enuieHiarvaBtiwa^am^iieuMnio&arMss qiiPkpaitquîifdrfcvâaBt daM#lepctfMlioiiute«it>dala;déc0i»-
Vifte.! ^u iideièu)
38o NOTICE CHROîiOLOGlQUE.
calcule qu'elle pouvait avoir cinquante licucs circonférence. Il en voit d'autres , qu'il appelle Fergel (Verger) , las Ldgnmas de Sun-Pedro {les Larmes de Saint-Pierrt') et los Poj^alcs de Belen, Il reconnaît, par le i^^ S., les îles de la Cardona, la Clemenlina et Sém^Jtmnumdo : c'est à cette hauteur qu'il prend la résolution de naviguer vers le nprd , et d entrer dans les ports de la Nouvell^Ëspagoe.
passe la ligne et voit , par le 3** 4^' ^* y <I^'tl nomme Buen l ia^e {Bon f oja^e). Arrivé au de latitude N • , il fait route vers TE. , et voit quelques Nés l^u éloignées de ta cdte de CaUfbmiê ; il reconmdt le cap de Son-Lucas et le cap Corrieiites et entre dans le port de la Na^idad^ 'ensuite dans celui à^Acapulco, le aS novembre i6o6 , après avoir avancé la connaissance de ces mers, plus que tous les navigateurs qui l'avaient précédé, (i)
(i) Lnis Vaez de Torres, qui eoimnandait VAlmrwÊia ou second
yaiss€au de la flotte de Quiros , dit Figueroa, Heehos de D. Garcia llurtado de Mendoza y Cuarto Marques de Cancte y Madrid, i6i3, liv. VI, pag. 390, avait tîé séparé de la Capitcuia p;ir la tempête, eo quittant VAiutralia del Espiritu santo , le ii juin 1606. Torres toucha dans sa route à plusieurs iles où abondent Tor, les perles et les épiceries iM suivit nne cto l'eiptce de huit cent lienes espagnoles ^ éqaiftlant à nenf eent treisé lienes marines de France « «naat d'atteîndfe las J>AI%y£Mt» et il amve A MteUle «v mco de mai 1607. M; de Fkarieo '^t observer, â 'dt sujet , que le navigateur espagnol, partant de la Terre australs du Saint' Esprit , n'a pu suivre une côte qui se prolongeât sur une telle étendue sans avi>ir passé an sud de la Nouvelle-Ofiinee , et par conséquent dans le détroit qui sépare cette île de la Nouvelle^Hol^ iatuU, et que Gook a nonuné Détroit de i'&tdaavoitr, (D. L. R.)
NaXICË CHRONOLOGIQUE. 38 1
i(iiC>. — Juan de Iturhi explore , avec un seul vaisseau ) le golfe de Californie , jusqu'au 33*" ^ où il serve que les cotes de Cinaloa et celles Californie se rapprochent Tune de Tautre comme pour se joindre, et croit qu'il pouvait y avoir par là un détroit de communication entre les deux mers. Le gouvernement espagnol , dans le but de s'en.assurer, fait entreprendre Vjjms les annéessuivAntes, d'autres expé* ditions quijpnt commandées par Juan Lopaz de Fkuna, Francisco de Ortega, Francisco Carbonel, Alonso Gonzalez Bamga et autres.
i6i8. — Le gouvernement espagnol ordonne que le cap Horn , qui avait été reconnu et doublé en 1616 par les Hollandais (i) , soit exploré avec plus de détail, dans le b^t de faciliter les navigations au sud. A cet effet, les frères Bartolomé et Gonzalo Garcia Nodal partent de Lisbonne avec deux caravelles. Ds touchent au Rio^Janeiio , arrivent à la baie de San-^Julian ( baie de Saint* Julien) , et jettent Tancre au cap de las Virgenes ( des Vierges ) : ils reconnaissent la cote et divers canaux, ainsi que le détroit de Lemaire, auquel ils donnent le nom de San~Vicente^ ils doublent le cap Horn, dont ib assignent la latitude au Sb"" moins un sixième, et, poursuivant leur route dans l'Océan Pacifique , ils
découvieuL le cap occideiiLal de Magellan , (ju'ils nomment cap Deseado (^Désiré)» Us entrent dans
(I) Expédition commaniUe par Sehonien. Yoytz M note s , page 36o.
le détroit de JN^ellan , le reconnaissent minutieuseineat, en sortent par rAtlantiqae, et retôumént
en Espagne.
1640. Voyage apocryphe do lamiral Barudomé A Fofàsy qû'oii snppoiae étt^fe parti du Gallao aveè quatre bâtimens*, avoir rieconnu la cote septentrionale de la CaUfomiè; être entré dans divers fleuves et dlvei^ cftnaiix jusqu'au Bo* ; avoir trouvé , dans l*in<térieur, de grands laçs d'eau douce , dçiMles peuplées et fertiles, des traces de commankation avec les cotes de TAtlantique et du Labrador , et être, après ce voyage, retourné au Pérou. (1)
1664*- 1697. — Diverses expéditions commandées par don Bernât do Bemal de Pinadcro y par le capitaine Francisco LucelUna, et par Tamiiial don Isidro
(1) Suivant M. de Flcurit^u, l'expcditiou de rainiial de Fuenie ou de Fonte n'est pas fabuleuse dans tous ses points, malgré les accessoires romanesques dont la relation a été accompagnée y soit par l'amiral lui-même , soit par rédlteor de sa lettre; et ii eac probable ^e les £spagiiolè eut cm avoir 'un gfàiHl iatéréc à l'ensevelir dâns le pins prefond oublî. L^opiaion de M. de Flenrien, que Deliale et Buadie ont partagée « a anjonrd'hm pen de partisans. Nons croyoBS devoir faire remarquer que la relation^ vraie ou supposée, de Tamiral de Fonte, n'a paru pour la première fois, et en anglais , que 68 ans après le -voyage, et qu'elle fut publiée en deux parties idséréeSy Tune dans le Monthly MisceUanj , or Memoirs of tke Curious , ett avril 1708, et la seconde dans le MisctUanj du mois de jnin snîvant. Dalrymple snppose qne c'est on/s» d'esprit dn natnndÎBte James Fettver» rondes rédacftenrs dnMÊoniMjr WicéUa^, Ytrff^ vawf plnala nète pag. $73. (D. L. R.)
de Atondo^ partent des ports de la Noui>elle- • Espagnùe pour aller fonder des colonies dans la CaUrforme , et pour en instruire et en civiliser les habitans) ils reconnaissent les cotes et les pays de Tintérieur, et y laissient étai^lies en plusieurs endroits des misbioiis ou villages gouvernés par des jésuites. Ces derniers reconnaissent les fleuires Gila et Colorado, cirilisent les Indiens , et répandent dans ce pays la doctrine évangëlique jusqu'à leur expulsion, qui eut lieu en 1767, époque à laquelle ils y sont remplacés parles missionnaires du collège de San-Fernandade Mexico. , '
r675« — Don Antonio de Vea part de Lima avec trois bâûinens, pour aller mettre un frein à l'insolence des pirates et empêcher les étrangers de s'établir sur les côtes du C/ki£,* après avoir tu File de Juan Fcmandez , et touche à P^aldwia et à Chiloe , il côtoie l'archipel de Chonos , explore les ports qui s'y trouvent 9 et poursuit ses découvertes vers le détroit de iT/a^e//a/2 jusqu'au 49" Ln de ses bâtimens ayant été séparé des autres par la tempête, court jusqu'au 5a' , et tous les trois rentrent ensemble au port du Callao. (i)
(l) M. de Fl( nrieu, Voyage de Marchand, tom. I , pag. 4i3 et tuiv., pense que l'archipel dont Cook reconnut , en 1777* les îles occidentales , et en 1779 les iles oiienlalet, et qu^il namma Samd^ widk, avait été énâemmmt déocnivart nktétkmttmtnt par Us Ef pagnok 90m les noms de Im Mu» et de /m Mu^t , He. » unsi que planeurs autres fies do Grand Océan » dont l'tgnofanee on b
1745* — Le gouTernement désirant que quelques colonies ou missions de jésuites fussent établies sur la côte Patagonique, pour en instruire les natjireb, et les réduire à Tobéissance, &it partir de BuenoS'Jfyres un Taisseau , porteur du père Joseph Quiroga et d^autres jésuites, et commandé par don Jaaqum Ot* varez. Ce navigateur et ses compagnons de voyage reconnaissent jusque dans les moindres détails toute |a cote jusqu'au détroit de Magellan, ses fleuyes, ses ports , et spécialement le port SanyJuUan et le port Deseado, où ils restent plusieurs jours pour en lever les plans , et pénètrent jusqu'à la distance de Tingt* six lieues dans l'intérieur des terres. Us sont bientôt forcés de retourner sur leurs pa^ , conyaincus qu'il n'y avait aucun lieu favorable pour l'établissement projeté , dans un pays oii ils ne trouvent ni habitans, ni arbres , ni eau» ni. ressources d'aucune eqièce; ib
politique avait laissé perdre la déoonverte , et que Tintérêt et l'ao*
tivité des navigateurs modernes ont su leur filre retrouver.
C'est en coiriparant la carte des îles Sandwich, d'après Cook, et la carte espagnole trouvée par l'amiral Anson, à bord du GaUon de Manille^ dont il s*empara en 174^1 et sur laquelle on Yoit, aor le parallèle dea Sandwich» à environ xS degrés dans Test de rtle San'WrmUuo de M^ÊdcSa^ un gronpe composé de quatre lies principales, et de quelques autres de moindre étendne dont la pilas grande porte le qom de U Mesa , que le savant navigateur français prouve Tidentité des deux groupes» malgré leur différence de longitude.
Dès 178^, La Perouse avait déjà émis l'opinion que l'île d'O- JVhyhec, avec sa montagne en table » était ta Mesa ( Ut Table ) des Espagnols. (D. L. B.^
NOTICE GHRONOLOfilQUE. 385
marquent la posilioii de plusieurs points , forment des descriptions exactes, et dressent des plans et
des perspectives de toute la côte, (i)
'774* — Juan Ferez part» avec une corvette, du port de San^Blas le d5 janvier, roeon^nait le catial de Santa-Bdrhara , le port de 6aji- Diego, et celui de Monterey, &'élève jusqu'au 55^, et examine la baie de Nutkà (P^ootkà) (i) et plusieurs autres points importons de cette cote.
(i) Don Ficente Fila, navigateur Espagnol, Hx voile le 1 8 janvier 1769 du port de la Paz, situé à la côte occidentale de la Calijomit,' Ters »4'* 3o' de latitude; il atteignit le 39 avril le port de^n-DM^a, le premier où Ton devait faire on établissement , et ce ne fut qqe le 3i mai 17^0, ane année après quUl ent été formé, que les Espagnols parvinrent à retrouver le port de Monieny^ où l'on élbUit un préside. t«B réLatlon espagnole de ce ybyage a été imprimée à rimprimerie du gouvernement de la NouvellcEspagne , sous le titre de Diario hlaturico de los Fiages de Mur j l'terra It^^^s al Nortc de la CaUfomia , etc.
L'armement tait , d'après les ordres du marquis de Croix , vicero! de la Nouvelle-Kspague» était com|>osé des paquebots le Sim^ Cérhs et le Sm* Antonio ^covamtoidést l*an par Wîeenie' FiU^ premier pilote de la marine, royale ; Tantre par don Juan Ferez , pilote pour la nàvigation des PkUipjiHnes\ et un détachement de troupes, sonsle commandeaMoVde don Gaqtar de Fértoia , gouver- , neur de la péninsule de Californie , fttt' destiné à suivre la côte par terre, taudis que le paquebot la proiougerait par mer. '
(a) Elle avait d'abord reçu de Cook Le nom de King Georgë'g Sound {Baie du roi Georges), dit Fleurieu ; mais celui de JVootka^ qài est son nom propre, parce qu'elle le- re<|oit des habitans' dn pays y 9k prévalu. Les Espagnols raillaient Puaio de San^torento,
{Idem,)
ToMli 1, aS
386 i^OilCE ÇURONOLQGIQUK
i^^5. — Don Bruno Heceta, don Juan de ^jala don Juan de la BodejgfL y Quadru, meUeal à la voile de SanrBlas(i6jûm) avec deux navires. Ayant été séparés peu après leur sortie , ils reconnaissent les cQtea, Tun presque jusqu'au So**, et l'autre jusqu'au 5^° 58% loujoursà une très petite distance de terre; ib entrent dans les fleuves , les anses et les ports qui s'offrent à Idwrs yêux : c'est de cfitte manière qu'ils examinent l'entrée du détroit lupposé de Fonte, le fleuve de iMartiti de Aguilar \ et, après avoir dissipé ces erreurs au moyen de nouvelles connaissances qu'ils jsusquièrent en géographie , ils retournent à Monterer, (i)
'779* — Pour étendre ces découvertes, deux corvettes, commandées par don Ignaao jirteaga et don Juan de la Bodega j Quadra , reçoivent Tordre de s'élever jusqu'au 70^ de latitude (2). Ils reconnaissent les côtes et les baies entre le 56*" et le Sg"" 53% aperçoivent le mont de Sau^EUas (Saint-Elie) s'arrêtent
(i) Ils y monillèrent le 6 noveinbre, et •îitTèrenf à Stn-Bla»
le ao du même mois. Daines Barriogton a liaduit en anglais, et publié dans ses Miscellames , Lond. 1781 , le journnl de J), Francùco Anianio Mawelle, i^remi^ (ûlote. de rexpéditioa , dont il était pervenn à se iwqcnifr pne copîe; nuôs il n'avait p« obt4^,pàr ftOÇBn moyea, mi^ copie de la.cftrte dei déconveMei. H partit , dit M. ^de Fleuries , qu'il y a lumeonp de rétîoencea dan* ce jottnial : il porte qu'ils nep^u^iviif asses près de la c6te pour ^e pas la perdn de vue^ êt «Xfea Um pour n*0toirpas àltttrëmdre,
(a) Elles partirent de San-Blas le 11 février 1779, et furent de retour dans le mèine poil le ai novembre suivant. (^/c/em.) (3) Découvert et nommé par Bering en 1741* , '-{Idêm.)
HOTiC£ GHROiNOLOGlQUE. 387
daus un port qu'ils nomment de Santiago, sitné an 6o* i3', voient la vaste baie que Cook a appelée Entrée du prince Guillaume^ et celle de la rivière de Cook, et prennent possession de loul le pays au nom du Roi • mais les ravages du scorbut ne leur ayant pas permis de continuer leur navigation , ila sont forcés de retourner au port d'où ils étaient partis, (i)
ir^85. — Le capitaine de navire don Antonio de Côrdoba est chargé , par ordre du Roi , de reconnaître le détroit de Magellan, avec la frégate Santa^ Maria de la Cabeza, et d'en lever le plan. U part de Cadix (2), jette l'ancre près du cap de las Fîrgenes (cap des Fierges)^ et recounait eu détail le détroit, lève des plans de ses divers ports et baies jusqu'au cap Lunes. Les vents contraires et les bourrasques, la saison avancée et le manque d'amarres, ne lui ayant pas permis de irbiter la partie occidentale du détroit, et de déterminer la position des caps Pilares et Fictoriaj il est obligé de faire voile pour TEs-
{i) D. IhmRcbeer Âaiotth M$ure/le, \e même dont il est parlé
dans la note i , page 386, alors enseigne de frégate, était second capitaine à burd de cette expédition , qu il a également décrite. La Pérouse se procura , à Manille , le manuscrit espagnol de la veUr lion de Maurelle , qu'il remit avec ses dépêches à M. Lesseps^ qu! la poru d*Awatska à Paris. L'expWtîon fut de retour à San- Ulm le 97 iciiteiiilire , on plat6t le si novembre 1779.
(a) L'exjiédition sortie de Cadix, le <y octobre ijSS, rentra dans le même port , le 1 1 juin 1786 , après huit mois deux jours de navigation , et sans aToir perdu uo seul homme. {Idem,)
pagoe, et reutre à Cadix huit mois après en être sorti, (i)
1 ' - Il ■ I I r I f
(i) M. de Fleiirieu reproclie à celui qui a fracé la carte qui accotiipaijue la rclatiou espagnole de ce vovage, d'avoir changé tous les noms primitifs donnés par les découvreurs, m ËMtyez, dit ce savant, de consulter cette carte, en lisant les voyages de Drake, de Cëimiùà, de Simo» de Cordes, de Nwho* rmtgh, de Betuithesne, de Bjfrom, de ff^uUis, de BougmniU, et antres; cherchez-y les noms des ports» des haïes» où ces navigateurs ont mouillé ; cherchez^y ceux des caps dont Us donnent les relèvcmens, vous tous croirez transportés dans un autre canal que le détioit de Magellan. »
Ce reproche que M. du Fleurieu fait dan« ce cas particulier aux Elspagnols» il l'adresse en plusieurs autres occasions an x Anglais surtout, jet même aux Français, comme on pouija s'en aperccToir en parcourant une partie des notes que nous avons jotntas à cette Notice î et dont nous' dirons toavent puisé le sujet dans les ouvrages de ce savant et jucÇcienx' marin. Nous dcTons cependant reconnaître qu'il y ;i quelque exagération dans ses asser« tiotis, puisque les cartes cs])agîioles (jui accompagueut la Jielacion del ùltimo "viagc ^ etc.^^et que nous avons sous les yeuXj n'ont changé ni le nom du détroit de Ltmuin^ ni celui du cap Hom , quoiqu'il soit probable que ce détroit et ce cap ont été découverts parles Espagnols, ni celui de Vlie des États, du cap Fûrviwrd, ni de bien d'antres points qu'il serait trop long d'énumérer loL ' '«La kiotoieoelature de Y Hydrographie y ajoute H. de Fleurieu, acquerra nnc grande simplicité, si jamais on obtient que, sur les cartes des ddierentes nations , chaque terre, chaque île, chaque {>ort, chaqne cap, ne porte qu'un ni<>nie nom, le noju qui lui fut donné à répoque de la découverte , ou celui qu'il reçoit des naturels du pays; on n^aura plus à craindre alors la confusion et les anachronismes dans Thistoire de la navigation, et chaque peuple trouvera inscrite sur le tableau de VOtéan, k part qui loi reyient dans la reconnaissance et la description des mei«.tf ..
1788. — Le même don Amomo de Càrdoba est chargé de compléter cette reconnaissance. Il part
de Cadix le 5 octobre avec deux paquebots, est en vue du cap de las Firgenes le 19 décembre, embonche le détroit, reconnaît le cap PUar le 29 janvier, et peu après ie cap Victoria, limites occidentales du détroit, dont la situation est exactement et complètement déterminée par une chaîne de triangles et par des observations astronomiques. L'expédition est de retour à Cadix le i3 mai
1788. — Le gouvernement, désirant obtenir des renseignemens. exacts sur les établissemens que les
Russes commençaient à former à Nutka (Nootka) , à ÏJEutrée du prince. Guillaume^ et sur d'autres points de cette. cote, fait sortir de San~Blas deux bàtimens , commandés par don Esteban Mai tincz et ^ par don Gonzalo Lopez de Haro* lis partent le % mars, reconnaissent la côte, et voient, sur» là rivière qu'ils appellent de Flores ^ el dont ils déterminent la situation au 60*" 7% un des établissemens russes ; ils en a perçoîven l plusieurs autres , au nombre de neul , qui s occupaient du trafic de pelleteries. Ils entrent dans la rivière de Çook , et, ayant accompli leur mission , ils retournent dans les ports de la Nouvelle-Espagne , où les deux bâlimens arrivent dans le port de San'Blas , Tun le 22 octobre , et l'autre le 5 décembre 1788. (i^
(i) On avait connaissance de cette expédition par deux lettres
390 NOTiGË CH&ONOL061QUE.
1^89. — En coDâéquence de leur rapport, le Roi, •e fondant sor Bes justes droits , ordonne Toecupation de NutAa, et le même Martinez est envoyé à cet ^et aTee deox navires. H met à la voile dn port de San^BlaSy le 17 février , et arrive à Nutha, où il est fort bien accueilli par les Indiens qui le connaissaient d^Miis 1 774*Les Anglais tentelit de prendre possession de celerritoire 5 Martinez s'y oppose , fait reconnaître tous les environs de ce port , et reçoit j peu après, l'ordre de retourner à la Nonvelle^Espagne , où il arrive dans le même poi t de 6a/i-BLas le 6 décembre
1790.— Afind'nsurer et d'organiser d'une manière
fixe notre établissement à Nutka, don Francisco EUsa part de San^Blas avec trois batimens, le 3 février ; il entredans le port de NuMlmXe 4 «a** » le met en état de défense, et envoie don 6aiyador Fidalgo avec des instructions pour reconnaître toute
la côte jusqu'au Go" de latitude nord.
1790. — Ën conséquence des ordres qu'il avait reçus , Fidalgo part avec un paquebot le 4 niai
fïBiiV Entrée du prince Guillaume et laris^ière de Cook, et explore toute la cote jusqu'au 60"* 54' de latitude : il visite quelques établissemeni russes^ et rMMriie à Sonr-Blas le i4 novembre.
«wigiiiaki écrite!, Fime de San-Blat, le So ocloture 178$, et Fantre de Mexico , le a8 août 1789 , adressées offideUement au aûiiistre de la marine de France par le consnl transit dans nn des prrarifNUix ficrts d*Esp«gne, le »4 février 1789 et le 1 a janirier
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NOTICE CHRONOLOGIQUE. Sgi
1789*1794* ~ Les eorvettes Descubierta et ^firô» i^ida, commandées par don ydhjaiidro Mnlaspina el don Josef deBustamante, mettent à la voile de Cadix, voient File de la Trinité, et momllent à MonMddeo, Ils lèvent le plan du Rio de la Plata, suivent, en la reconnaissani, la cote orientale de la Fataganie et les fks Mahuines {Mabdnas) , doublent le cap Homy et déterminent la position des principaux points de la cdte du ChUi et de Tîle de Juan Fer* nandez^ ils continuent les mêmes opérations depuis Falparaiso par le Callao y Guaj aquU, el Chocà et Panama, j usqu'i Acapuko* Us partent de ce port le 1**^ mai 1791, pour reconnaître le détroit indiqué par Ferrer Maldonado^ et quoiqu'ils eussent yisité avec soin la cote jusqu'au 59° 59' 87' de latitude, et qu'ils eussent vu le mont de San-Elias (Saint-Élie) , dont ils fixent la position au 60*" ij' ^% ib ne trouvent aucun indice du détroit annoncé. Ds retournent a Acapulco, et partent de là pour reconnaître les lies Marianes, quoiqu'elles eussent été visitées a peu près à la même époque par les marins espagnols • Zapiain, Marquina, Ajensa, Navarro, ibargoitia et Sanckez Crespo. Ils rectifient la position dé Pile de San-Bariotoiué {Saint-Barthêlemy) ^ découverte en 1 626 par Alonso de Salazar. Les corvettes passent de là aux Philippines, et l'une d'elles se rend à Macao. Ils naviguent vers la NouyeUe-Hollande , reconnaissent les îles de Mindoro, de Panoy, i^e iVegros el de Mindanao , s'arrélent aux îles des Amis, mouillent à celle de Babao, et relourneut a Lima,
d où, ayant fait de nouvelles eiLploratioas et ea ayant rectifié d'autres. Us passent à Buenos^Ajres , et ^ reriennent de là à Cadix.
179a. — Afin de vérifier les fictions de Tamiral FinOe, on dépêche du port de San^Blas une frégate, sous le commaudeiniBnt de don /acinto Caanicmo, il met à la voile le.ao mars, reioonaait Vintérienr du port de Bucareliy la cAte comprise entre ee port et celui de Nutka , la partie nord de Tîle de la Rgûw Charlotte i et tous les canaux , toutes les rivières et toutes les baies qui existent dans les parages où l*on supposait que pouvait se trouver le détroit de Fonte ^ depuis les entirons du 55* degré. Il traite à l!amiable
avec les Indiens, et retourne h Saii-Blas ^ où il arrive au mois de novembre ou de décembre 179a., avec une description curieuse de tout ce qu'il avait observé, et avec la conviclion pratique que le détroit dont il avait été chargé de faire Tinvestigation etla recour naissance n'existe pas.
1792. — Il restait à s assurer de Texistence du détroit de Juan de Fuca, après s'être aasuj^é de la no»réalité des détroits imaginés par Ferrer Maldonado et Fonte, A cet etfet , et comme les temps contraires n'avaient pus permis aux.corvettes.de Mala$pma d'examiner quelques points importans de la cote, on équipe à Acapulco les goélettes Sutilj MejCL-
cana (la Subtile et la Mexicaine)^ dont, le coam-
mandemciil est confié à don Dionisio AIccild Qaliano et ikxlon Cajetano aidés. Us mettent à la voila, et arrivent à Nutka, se dirigènt ensuite vers le golfe
NOTICE CHRONOLOGIQUE, SgS
de Juan de Fuca^ W aB' de latitude, et» péné* trant dans Uuis ses canaux, dans toutes ses cales, gorges ou défilés, soit avec les goélettes, soit avec les chaloupes et les embarcations, ils ont la satisfaction de conjpl(^ter leur exploration , cl mettent à la mer par les So** a6', après avoir fait le tour de la grande lie, à laquelle ils donnent le nom de Cuadra y Vancouver, laissant bien décidée la question de la non-existence, dans ces parages, d'un détroit de la mer du Sud à FOcéan Atlantique , tel qu'on l'avait supposé. (?) (M. F, deNav.) .
(i) La relalion do Toyage de déconrerteê des goilette» . SM
el Meââeana, imprimée en i8oa, par ordre et anx frais 4bà
roi d^Espagne, est précédée d'une savante introductioa dans laquelle M. M. F. de Navarretc passe en revue et analyse, en le.* discutant , les expéditions exécutées antérieurement par les Espagnols, pour trouver ht passage du nord-ouest au nord-est de l'Âmériqae, dont il est parlé dans les relations de Cortereal, Fncai etc.
Espérons que l'antenr de cette introduction continuera ses judicieuses recherclies» et nous donnera one'notfce chronologique
complète des voyages de ses compatriotes, dans laquelle figureront non seulement les expéditions des Espagnols aux Iles de la Société ^ el notamment celle du capiiaiiic JJoenoc/wo , qa'i y en 177a , a découvert plusieun» iles dans V Archipel dangereux^ celle de An» tonio MaurelUy commandant la frégate ta Princesse ^ qui , en 1781, fit de si belles reconnaissances dans le Grand Océan , celles dont parle don JosrfE^inosa y Teilo dans ses Memoritu soin las obser- > ifadones astroadmeas hethas por hs navegontes Espanoîes en dis^ tintas btgares del Ghbo^ mais encore les explorations curieuses que M. Chamisso rapporte dans Tun des volumes du vo\age de Kctzebue, et tant d'aMtres» dont quelques unes sont citées dans les.
JNOTIGE CHRONOLOGIQUE.
anciens pilotes. Si M. de Navarrete veut bien , en attendant que b publicatioa des relations originales de ces Toyagcs puisse ayoïr lien, donner an peu plus d'éteadae rax analyses qu*il en fera, pour là notice chronologique complète que nous loi demandons, indiquer autant que possible le lieu et l'époque précise do dépatt et dé rafrfyée des navtgateta 9 lea noms de tontes lea Iles ou terres qu*ila déioumni dans I'ordr« de leur narration , aree Phoque précise de la découverte de chacun de ces points ^ leur latitude et leur longitude lorsqu'elles sont marquées, les cait&es qui ont fait entreprendre les voyages et leurs principaux résultats, etc. Si, disons-nous, M. de Navarrete se détermine à entreprendre ce travail dont il a à sa disposition tons les élémeos que personne aîeaxqnelm n'asl 6d état de coordonner, qu'il a même d^è lait m pifiM dbai aoii latradneiioii au voyage de la AiMb et de la Jfc#jsaaae,eis^]r]^tda oourtea noies. Il awm rendu un réritakle aerviea à l'histoire de la géographie , et nous ne seront pb» obligés de feuilleter à la fois les ouvrages des différens écrivains espagnols, et ceux des de Brosse, Buache, Fleurîeu, Burney, Purdy, Horsburgh, Rrusensteru^etc*, pour apprendre ce que les Espagnols ont déooutert avant nom. (D. L. R. )
rai m IX HOTIGB GHROHOLOGIQUE.