Hypophyse. Thèse de sciences, Paris
particulière jouerait, d’après cet auteur, un rôle tout spécial dans le fonctionnement de l'organe.
Ces cloisons minces voient s’adosser contre elles les cellules glandulaires. Elles sont alvéolaires ou tubulaires, difficiles à différencier, dit Launois, en raison de la sinuosité et de la minceur des cloisons de séparation. Certaines limitent des tubes contenant de la substance colloïde. Parmi celles-ci, les unes sont plus ou moins sensibles aux réactifs de coloration, et c’est par là qu’on les distingue. Les unes sont acidopbiles, les autres basophiles, d’autres se colorent très difficilement, ce sont les chromophobes.
En dehors de leur affinité spéciale pour les colorants, elles ont d’autres caractères spéciaux. Elles varient par la forme. Les acidophiles sont arrondies ou polygonales.
Les basophiles sont plus sensibles à l’hématéine, ce sont les plus anciennement connues. Elles forment souvent le revêtemént épithélial destubes glandu-: laires. |
Elles sont alors aplaties. Mais le plus souvent leur volume est toujours considérable, tandis que leur noyau est petit. Leur protoplasma est très riche en granulations, dont l’affinité pour les colorants basiques est caractéristique.
Nous en arrivons aux chromophobes, [ci, peu de | proloplasmme ; par contrè, un noyau énorme et un aspect spécial semblant, dit Launois, varier selon le processus de sécrétion. Le protoplasma contient de nombreuses granulations.
Nous avons parlé plus haut des cordons glandulaires ; voici une définition très claire donnée par Launois. « Le parenchyme glandulaire est formé par un réseau de cordons cellulaires pleins, anastomosés, formant des mailles dans lesquelles cheminent les capillaires sanguins ».
L'aspect du cordon varie avec chaque glande, et il semble que, plus l’activité de la glande est intense, plus la différenciation de ces cordons est difficile à établir.
On a donc l'impression d'un travail glandulaire certain, dont nous parlerons dans la physiologie de l'organe.
b) Partie intermédiaire. — Cette partie avait été confondue avec la partie nerveuse à laquelle, du reste, elle est souvent accolée.Chez les Carnassiers, elle est représentée par une zone lacunaire très nette; tandis que chez l’homme, ce n’est, à vrai dire, qu’une zone de cellules en voie de perpétuelle fonte colloïdale suivie de régénérescence cellulaire semblant marquer une activité continue de cette région. Ce sont donc des espaces vacuolaires irréguliers, isolés les uns des autres, ou communiquant entre eux, ainsi qu'avec les vaisseaux sanguins, qui, d’abord isolés de ces lacs colloïdaux, finissent par se fusionner avec eux. M. le Dr Soyer, qui s’est tout particulièrement occupé de saisir le mécanisme de cette fonte et de cette néoformation cellulaire a essayé d’en fournir une explication.
P. Fleurot 2
-: Les cellules dégénérées, nous dit-il, serviraïent de substratum à l’apport d’autreséléments glandulaires, ear, ici, on ne saisit pas de divisions kariokynétiques comme dans les autres formalions glandulaires.
La régénération de la glande semblerait donc ne pas se faire selon les modes ordinaires et ce serait grâce à de continuels apports, soit de lymphocytes ou de noyaux provenant du tissu conjonctif que les cellules se renouvelleraient.
Il ne faut pas du tout songer à faire intervenir des
réveils d'éléments embryologiques provenant soit, par exemple, de la poche de Ratke ou de l’épendyme.
Ces espaces lacunaires sont chez l'adulte en voice de transformation se repètant souvent dans le cours de lexistence; disparaissant, puis réapparaissant alternativement mais de manière inégale.
c) Lobe postérieur.— Le lobe postérieur qui ne représente apparemment que la structure d’un fragment de système nerveux dégénéré, ne parut digne d'intérêt que lorsque la physiologie révéla ses importantes fonctions (l'injection de son extrait amène l'hypertension, la contraction de l'utérus et, en général, la contraction des fibres musculaires lisses). Nous verrons aussi son action sur la polyurie dans le syndrome hypophysaire,
D'après Cushing, ce lobe présiderait en outre au métabolisme des hydrocarbonés : son hypofonctionnement entraînerait Fobésité. It présenterail cette