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particularité de déverser sa sécrétion, non plus dans
les vaisseanx (comme le lobe antérieur), mais dans le troisième ventricule par l'intermédiaire de la tige pituitaire. Cette sécrétion se retrouverait donc dans le liquide céphalo-rachidien ; l'injection de ce liquide concentré (recueil chez le cheval) aurait amené des émacisations et des glycosuries analogues à celles produiles par les injections du lobe postérieur (Cushing et Gœtsch, 19r0).
Ces vues sont admises par von Eigelsberg, qui pense aussi, avec l’auteur américain (et contrairement à l’opimion de P. Marie), que l’hyperfonctionnement du lobe postérieur entraine le PANNE adiposo-génital.
Cette conception est combattue par Aschner qui, ayant enlevé le lobe postérieur seul, n’a pas vu, chez les animaux, se développer le syndrome adiposogénital que produirait l’ablation du lobe antérieur, quelques faits cliniques ne lui sont pas favorables ; dans ce cas où existait un syndrome de Frœæblich caractérisé, seul le lobe antérieur était profondément altéré (par une hémorragie ancienne avec sclérose consécutive); la portion nerveuse (lobe postérieur) était indemne.
Nous verrons, et ce sera là le but d’une partie de nôtre thèse, qu’une irritation ou une lésion de ce même lobe produit de la polyurie.
Comment ce lobe postérieur est-il donc constitué ? Son origine nerveuse nous permet de déceler: des éléments nerveux, soit des vestiges du neuraxe ou
de l’épendyme. Mais tous ces différents éléments ne semblent pas émaner d’une même origine cellulaire et il est très difficile de saisir toutes les transitions d’un élément jeune à sa complète formation (1). Il en résulte des formes variables, des cellules plus ou moinsirrégulières, semblant s’intercaler les unes entre les autres et ce qui est à noter, c’est la mobilité très grande de tous ces éléments (Soyer) (2). En dehors de cette variabilité de formes, cette partie nerveuse est comme la région intermédiaire, en voie de dégénérescence et de néoformation, ce qui la rapprocherait de cette région. L’analogie se poursuit par ce fait que ces cellules de dégénérescence donnent lieu à des substances colloïdales et qu'une fusion nette entre cette substance et la circulation sanguine s’établit. On remarque très bien, dit Thaon (3), les. vaisseaux sanguins, originaires de la carotide interne, venir se perdre dans celte glande, pour se ramifier en des capillaires de plus en plus ténus, si bien que l’on voit, nous dit-il, des communications entre les éléments colloïdaux et sanguins sans qu’on puisse saisir l'origine d’un vaisseau. On est alors porté, en voyant aussi la transition des éléments colloïdaux en éléments sanguins, à se demander si la glande n’aurait pas une physiologie sanguine spéciale (Thaon). Donc, comme dans la partie intermédiaire, cette