Thaon, Hypophyse. Thèse de Paris
LENS es
région est douée d'une grande activité, dit le D° Soyer : « Il est permis d'admettre, dans l'état actuel de la science, que le lobe nerveux humain subit, selon toute vraisemblance, l'effet des sécrétions ambiantes, mais sans les produire dans une mesure appréciable par lui-même, tout au moins d’une manière directe et immédiate, »
d) Histo-physiologie. — Ce qui caractérise la glande hypophysaire c’est sa liaison directe et constante entre le cerveau dont elle dérive et la circulation sanguine. C’est une glande cérébro-sanguine. Comment expliquer cette symbiose ? M. le Dr Soyer nous dit que le sang, ayant une constitution chimique rigoureusement la même, pour maintenir cet équilibre malgré les apports des tissus et les déchets qu'il élimine, aurait besoin de quelque chose. Ce « quelque chose » serait constitué, selon cet auteur, non seulement par les produits excrémentiels, mais aussi par des produits qui lui sont restitués par les glandes endocrines, produits dits récrémentiels. L'hypophyse serait spécialement chargée de prépa: rer au profit du sang cette réassimilation. Ce que toutes ces glandes transforment pour les restituer au sang, sont des matières extrêmement toxiques et infiniment précieuses, venant de nos tissus et pour l’hypophyse en particulier, de nos tissus les plus hautement différenciés. Il est possible, nous dit-il, que ce que l'hypophyse tire du cerveau ne représente quantitativement qu’une portion infime de
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l'aliment spécial qu’elle restitue au sang, mais il est probable en revanche que qualitativement cette part est en réalilé énorme. |
En dehors de ces actions à longue portée, ces produits de sécrétion interne ont des effets excitants, et provoquent des réactions fonctionnelles immédiates, vaso-constrictions, vaso-dilatations, diurèse, elc., que nous ne ferons que mentionnor, car elles relèvent de la physiologie expérimentale proprement dite.