MARCHE. — TERMINAISON
La marche de la maladie est des plus variables ; tantôt elle passe à l’état de chronicité, laissant au malade des états de bonne santé apparente ; tamtôt, au contraire, la mort intervient assez rapidement, le malade se cachectise et meurt dans le coma.
D'autres formes se présentent avec plus de bénignité ou alors avec des poussées que l’on retrouve souvent dans les maladies infectieuses. Le pronostic est donc des plus variables puisqu'il dépend de la cause de ce syndrome. S’il y a des formes continues qui peuvent évoluer assez vite, il y a à côté, des formes intermittentes laissant au malade de longues périodes de répit. Certaines complications peuvent venir modifier l'évolution, telles sont la tuberculose, l’albumipurie, et enfin l’apparition du diabète sucré définitif ou alternant avec des périodes de diabète insipide.
Dans les formes graves, exceptionnelles d’ailleurs, l'amaigrissement est considérable et rapide, entrainant la mort dans le marasme au bout de deux ou trois ans. Enfin le pronostic varie encore suivant la variété qualitative des urines émises : c’est ainsi que l'on a décrit des diabètes azoturiques à amaigrissement considérable ; le diabète phosphaturique et hyperchlorydique et oxalurique au pronostic des plus | divers suivant la cause. Le diabète insipide qui nous oceupe ici, c'est-à-dire célui qui parail lié à des allé-
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rations hypophysaires, est également d’un pronostic variable. En général, il évolue très lentement et si une des complications que nous avons signalées ne vient pas hâter la marche, il peut subsister pendant plusieurs années, finissant par entraîner un état de déshydratation, d’ amaigrissement et de marasme conduisant à la mort.