‹ Relations entre le diabète insipide et l'hypophyseChapitre 35 sur 51 · Rathery, la Clinique, 27 février 1914, p · texte numérisé non relu

Rathery, la Clinique, 27 février 1914, p

Soi

d'urine émise est à peu près équivalente. Cette polydipsie est tellement vive que la malade n'ose rien faire sans s’assurer auparavant qu’elle pourra satisfaire sa soif. Placée comme domestique à Paris et ne pouvant la nuit satisfaire son désir de boire, elle boit ses propres urines. La polyurie atteint]8 à ro litres, sauf au cours de quelques phénomènes fébriles où les urines diminuent en même temps que la soif devient moins intense. Ce syndrome ne s'accompagne d’aucun phénomène morbide particulier. La malade a mené à bien sept £rossesses. Elle pèse 73kilos, alors qu'elle en pesait 5o à vingt-six ans; elle n’a donc pas éprouvé le moindre amaigrissement. Pourtantelle est venue consulter à l'hôpital Tenon pour de l’'eczéma et un prurit généralisé. Loin de présenter de la polyphagie, cette malade a un appétit très modéré. Il faut noter enfin qu'elle est particulièrement nerveuse. Cette malade fut améliorée par l’antipyrine, le sali-

cylate, l’hydrothérapie et la valériane.

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