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lat, en pareil cas, aurait d'autant plus la valeur |
d’une expérimentation, que tous lesremèdes passant jusqu'alors pour avoir une action frénatrice sur la polyurie, belladone, antipyrine, diminution de lingestion des bajssons étaient restés sans acliou sur émission abondante des urines ch2z deux de ses malades (obs. I et 11).
Les premiers essais d’opothérapie eurent donc heu avec un certain tâtonnement. C’est qu'en effet, jusqu'alors, dans l’opothérapie hypophysaire, on avait coututmne d'’user soit d'extraits de la glande totale, soil, au contraire, d'extraits provenant seulement d’une partie isolée de ce même organe. Le mode de fabrication, comme les résultats en feront foi, ne doit pas ètre indifférentnon plus dans l’action thérapeutique.
Ce fut donc d’abord à l’action de l'extrait du lobe antérieur que MM. Lereboullet, Faure-Beaulieu et Vaucher eurent recours, puis à l’extraït total d'hypophyse et enfin à la partie postérieure de ce même organe (malade de l’obs. I). On l’administra d’abord par voie digestive, en tablettes d'extrait sec total. A ce propos, disons que l'extrait comprend généralement la glande entière ; parfois un lobe postérieur seulement d’hypophyse de bœuf, On peut donner journellement de o gr. 10 à o gr. 3o et même o gr. 50 d'extrait sec total; pour un adulte, de o gr. 10 à o gr. 40 d'extrait du lobe postérieur. Pour l'enfant, les doses sont du tiers ou dw quart, selon l'âge. L'extrait administré sous forme de cachets ou de
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tablettes de o gr. 10 se prend dans le courant de la journée, de préférence aux repas. Un gramme d’extrait total correspond à 4 gr. 50 de tissu glandulaire frais, une glande de bœuf pesant en moyenne 3 gr.50. Il y a aussi l'extrait aqueux, que l'on injecte sous la peau ou dans les muscles. [Il y a des ampoules de 1 centimètre cube contenant o gr. 15 d’extrait. On peut injecter de 1 à 2 centimètres cubes.
Il existe aussi dans l’hypophyse une substance active d’après Puchner(Deutch. med. Wochenschrift, 1913, n° 11), que l’on emploie en solution aqueuse à 1/1000, de telle sorte que 1 centimètre cube de cette solution équivaut à 1 milligramme de substance glandulaire : concentration choisie parce que 1 milligramme de ce produit exerce la même action que 1 centimètre cube d’un extrait pituilaire irréprochable et très actif.
D’après les différents essais, il semble que ce soit avec celui du lobe postérieur que l’on ait obtenu les meilleurs résultats sur la polyurie. L’injection intramusculaire ou sous-cutanée est une des meilleures : façons d’administrer l’hypophyse. Voici la marche que l’on peut suivre : pratiquer l'injection dans la matinée. Dans ces cas le plus souvent, c'est dans l'après-midi que l’amélioration de l'élat général se manifeste ; l’asthénie, l’apathie spéciale du sujet rétrocèdent, en même temps que te taux de l’urine et que la soif diminuent.
Cet elfetse prolonge toute la nuit, pendant laquelle le malade ne se relève pas pour uriner. Il n’y a qu'au
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réveil, vers les 8 heures du matin, qu’il urine une urine légèrement foncée ; puis l’action du médicament paraît alors avoir produit son maximum d'effet, car alors on voit cet abattement spécial envahir peu à peu le malade, l’envie d'uriner se manifeste et l'urine émise redevient claire et à la fois plus abondante ; la soif vient ensuite.
C'est ainsi que M. Lereboullet et ses élèves ont procédé pendant quatre mois, usant pendant les deux premiers soit de lobe antérieur, soit d'extrait total de glande hypophysaire. Ils ont noté que l’action du médicament ne se mauifestait que pendant une moyenne de vingt-deux heures ; aussi faut-il, pour que l'action soit plus durable, pratiquer des injections quotidiennes et non toutes les quarante-huit heures, comme les résultats externes l'ont prouvé.
Disons surtout que l'extrait du lobe postérieur semble avoir une action beaucoup plus efficace que les autres sur la polyurie. Il serait, de l'avis de certains auteurs, beaucou» plus riche en substances colloïdales, substances qui paraissent être en rela: tion continuelle avec la circulation sanguine générale, puisque, comme nous l’avons montré dans l'histo-physiologie de l’hypophyse, au moment de la néoformalion des vacuoles colloïdes, une riche circulation capillaire s'établit entre les vacuoles et la circulation générale. Toutefois, on ne peut accorder à ces faits qu'une valeur purement hypothétique, déjà vérifiée par l’histologie.
Donc,à la suite d’injections quotidiennes d'extraits
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duilobe: postérieur (o:gr. oû),. la diminution: du taux de l'urine est très: net, et: elle est durable quandiles: injections sont renouvelées: chaque jour.
Ce: traitementi ne:se limite pas: toutefois: à l'action: frénatrice de l'urine, maïs:dans bien des;:cas-on:constate. une amélioration notable de l’état général. C’est ainsi par exemple que cliez le malade-de notre: observation FH, consécutivement: au traitement opothérapique,.on voit l'aspect: vieillot du malade-s’atténuer peu à peu, les: poils du pubis et de L'aisselle devenir’ plus abondants et. le tissu: adipeux rétrocéder en grande partie.
En présence d'une scmblable:action thérapeutique: n’est-on pas endroit d'établir des relations. de cause: à effet entre: un trouble de la fonction hypophysaire: et la polyurie dans le diabète insipide. On peut s?y croire d'autant plus autorisé que jusqu'ici aucun mode:de traitement ne semble avoir donné de résultat, tandis qu'avec l'extrait d'hypophyse,.si l'on n’obtient qu’un résultat qui n’est peut-être que passager, il n’en est pas:moins réel, soulageant le malade, supprimant les nuits d'insomnie et la soif irrésistible.
Aussi ces résultats: sont-iis des: plus encourageants et nous: devons surtout: retenir que: leur efficacité dépend: à la fois de la fréquence des: injections et de la substance employée. Dans le cas particulier: du: malade de notre observation: L nous nous: sommesile plus souvent servis d’'hypophysine: Choay,. dont. les: effets ont été satisfaisants.
Laissons loutefois. à d'autres, épreuves thérapeu-
tiques le soin de venir confirmer les résultats déjà Concluants, de l’action de l'extrait hypophysaire du lobe postérieur, dans la polyurie du diabète insipide d’origine hypophysaire,