CHAPITRE VI
ESSAIS D'OPOTHÉRAPIE HYPOPHYSAIRE DANS LE DIABÈTE INSIPIDE.— OBSERVATIONS THÉRAPEUTIQUES
Si les observations cliniques avec les faits qu'elles apportent, ne sont pas des arguments suffisants pour prouver le rôle certain de l’hypophyse dans le diabète insipide et qu’elles laissent à d’autres auteurs le pouvoir de soutenir une :thèse opposée en leur permettant de nous objecter que cette polyurie est aussi bien la conséquence d’une lésion basale du cerveau que de lhypophyse elle-même, ne pou:
vons-nous pas leur répondre que dans tous les cas où la lésion para-hypophysaire semble jouer un rôle. dans la polyurie, la glande elle-même n’en est pas exclue. Nous aurions aussi ce nouvel argument, que chez plusieurs des malades dont nous citons l’observation, on relate des symptômes considérés comme étant la conséquence de troubles des glandes à sécrétion interne, en particulier de l’hypophyse.
Ensuite, nous pensons trouver une preuve solide du rôle de cette glande sur la polyurie dans les effets obtenus par la thérapeutique hypophysaire, effets qué jusqu'alors on n’a pu obtenir avec aucun autre
médicament. Sans être une preuve rigoureusement suffisante elle a toutefois une grande valeur dont il y a lieu de tenir compte.
Ce sera donc ces différents essais thérapeutiques, que nous allons exposer. Nous placerons en premier lieu les observations de MM. Lereboullet, Faure, Beaulieu et Vaucher pour mentionner ensuite les expériences de Von den Velden, Farini et Rœmer qui ont essayé de préciser les premières indications de la thérapeutique hypophysaire.