‹ Relations entre le nombre atomique et des propriétés de corps simples ou de composés binairesChapitre 24 sur 41 · K EC 6 AE, LE · texte numérisé non relu

K EC 6 AE, LE

Enfin on note une baisse notable du quotient étudié et les 3 métaux du 2° sous-groupe de la lère. colonne de la classification voisinnent avec les valeurs très proches 0,56 et 0,54 pour l'argent et l'or, un écart sensible apparaît avec le cuivre, l'on descend à 0,47.

Dans une quatrième ligne où nous écrivons à nouveau le cuivre … . ou * # .

dont la valeur est au-dessous de 0,5 apparaissent deux métaux analogues Zinc et Cadmium,

Dans la ligne suivante, les métaux groupés présentent des parentés indiscutables, Le Fer, le manganèse, le nickel et le cobalt lorsqu'ils sont divalents ont des analogies avec C1 Me et Cd ; c'est la série isomorphe du magnésium dont les constituents se présentent tous à

la file. Enfin arrivent aux dernières places les alcelino-terreux pour lesquéls la stabilité relative de la phase liquide sous la pression normale est vraiment faible, Ce tableau montre qu'à très peu d'exceptions près on rencontre d'abord des métaux monovalents ou trivalents,

le quotient varie de 0,70 à 0,42, puis ensuite les métaux dont la valence est variable 2 ou % puis les métaux divelents.

L'étain 8e trouve en tête de notre classement et voisine avec la gallium, ces deux métaux se séparent ainsi nettement de tous les autres, L'étain as une constitution électronique du type 8 - 10 2 - 2 il peut être di ou tétravalent mais dans la colonne IV il se présente comme un élément ayant une allure particulière ; on ne peut pas lier la stabilité de la phase liquide à sa valence (1)

Le gallium est trivalent et un lien peut exister entre cette valence .et la stabilité de la phase liquide comme le prouveront les rai sonnements qui suivent. Après Ca et Sn nous trouvons en effet avec une valeur très voisine du quotient tous les métaux alcalins des métaux tri valents ou des métaux qui peuvent être monovalents, Le premier métal franchement divalent qui se présente est le cedmium qui occupe le l'7ème rang.

Les métaux alcalins se trouvent réunis par une valeur commune du quotient, il est donc lowique de penser que le liaison interatomique sous les deux états condensés ne fait intervenir que les électrons superficiels; ce doit être le caractère des atomes l'électron de valence unique qui détermine la propriété (les couches intérieures étant complètes), 11 permet le création d'un lien favorable à l'existonce du corps sous la phase liquide. Lorsque l'atome possède deux électrons superficiels la phase liquide se rétrécit, elle perd de sa stabilité puisque nous rencontrons Ca Ba et Sr à la fin du tableau, Au contraire avec trois élec trons la phese liquide reprend sa stabilité comme le prouve le position dans le classement de Al, In, T1, etc.,

ste.

(1) La liaison doit être très particulière dans le cas de l'étain liquide; d'après Jouniaux - Bull, soc. Chim. (4) 37-67-1925 l'édifice moléculaire de l'étain sensiblement triatomique à 115°C subit quand la tempérabture s'élève une dépolymérisation prosressive; on atteindrait le monoatomicité dans le liquide vers 620°, La courbe de dilatation du liquide présente un point d'inflexion vers 65922 ‘

| L'exemen des nombres du tableau précédent prouve que la valeur de ce quotient révèle les analogies chimiques et fournit une classifica- tion qui, si elle est loin de présenter l'intérêt de la classification périodique a& l'avantage d'ôtre basée sur une propriété physique eimple, .8t de donner une idée de la grandeur relative des forces de cohésion aux états solide et liquide. É

Les métalloides.

| Voyons maintenant les métalloides.

On calcule :

Te - Te Se S P 0; F, C1 N, | I, *p 0,48 0,44 0,43 0,40 0,30 0,26 0,20 0,18 0,15

| Le quotient a dans tous les cas une valeur moindre que 0,5. Dans une famille naturelle les variations du quotient sont très amples de 0,26 pour le chlore à 0,15 pour l'iode, il n'est pas un facteur d'a nalogie. Nous remarquerons que les métalloides "oxydante" diatomiques sont classés à la file et sensiblement dans l'ordre où 1a propriété oxy-

-dante décroft.

Dans le cas des métaux les températures critiques très élevées sont en général mal conmues - cependant nous devons rappeler que Van Laar a pu calculer la température critique à partir de la température de fugion(1) en ce qui concerne les métalloides ces mêmes températures sont au contraire connues, en général, avec une bonne précision. Nous avons caloulé dans le cas des métalloides le quotient RE +

di

(2) qui représente l'étendue de la phase liquide : par l'étendue c 3

totale des deux phases solide et liquide - si on substitue à Tf la tempé-

reture du point triple, le quotient répond alors parfaitement à sa défi-

nition - Nous obtenons :

Te = Te 0, N, F, Cl, Br, I, T

Les deux métalloides de la première ligne fluor et oxyrène g'écartent nettement des deux autres, ce qui est en accord avec l'allure chimique de ces deux corps. Si l'on écrit les corps, dans l'ordre où le quotient décroft, on obtient un classement presque parfait de ces 6 métal. loides oxydants F, 0, Br, Cl, I, N, - inversion de C1* et Br*.

(1) J.J,. Van Laar - Kon - Akad Wet Amst 1931. Fe (2) de Forcrand puis I.N. Longinescu ont remarqué la constance de = €

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