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Je dessus de la glace n’était pas plus haut que les basses marées de l’été ou les médiocres, tant dans les plus hautes que dans les plus basses marées.
J'ai remarqué encore que l’eau a augmenté dans dans notre rivière pendant ce mois, à mesure que les glaces de la‘baie de Saint-Xavier ! diminuaient et se rompaient. On ne peut pas attribuer cela à la plus
grande abondance d’eau qui vient d’en haut, puis-*
que la marée n’allait que jusqu’au pied du rapide, qui à présent se fait bien voir, tandis qu’il ne se fait pas voir en été; car, à celte époque de l’année, on ne s'aperçoit pas qu'il y ait un rapide, la plus basse marée étant, pour l'ordinaire, plus haute que lui. Ces deux remarques m’ont donné de la peine, parce que j'avais autrefois cru que les vents n'étaient pas cause de la marée. S'il m'était permis de philosopher, j’argumenterais contre ceux qui en attribuent la cause formelle à une raréfaction propre ou impropre. Car si l’eau se raréfie et se condense, tout ce grand amas d’eau du lac des Illinois? monte dans son vaste bassin, quand il se raréfie, et descend, quand il se condense, et l’eau montant toujours autant qu’elle descend, il s’ensuivrait que pour épaisses que fussent les glaces de la baie et de la rivière, elles ne feraient pas plus de résistance qu’un tuyau qui pour épais qu’il soit, n’empêche jamais que l’eau