‹ Relations inédites de la Nouvelle-France (1672-1679) [microforme] (volume 2)Chapitre 38 sur 119 · PRÈS DE MONTRÉAL · texte numérisé non relu

PRÈS DE MONTRÉAL

Dieu semble avoir permis, pour étendre en ce nouveau monde le royaume de son Evangile, que les Iroquois portassent la guerre dans des pays qu’on croyait inaccessibles aux hommes, et à des nations qui n'étaient pas connues des Européens. Ils en ont ramené une multitude de captifs; et ce sont ces caplifs, et les Iroquois, leurs vainqueurs, qui viennent eux-mêmes habiter ici avec leur proie, afin de devenir tous ensemble de fervents chrétiens: Habitabit lupus cum agno*.

1. La Mission de Saint-François-Xavier des Prés occupait une prairie près de Montréal, qu'on appelait Prairie de la Magdeleine. Les Jésuites possédaient ce terrain qui leur avait été donné par M. Jacques de la Ferté, abbé de la Magdeleine, chanoine de la Sainte-Chapelle de Paris, un des cent associés de la Compagnie de

la Nouvelle-France.

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