‹ Relations inédites de la Nouvelle-France (1672-1679) [microforme] (volume 2)Chapitre 77 sur 119 · ET NOTRE-DAME DE LORETTE · texte numérisé non relu

ET NOTRE-DAME DE LORETTE

Cette mission s’augmentant tous les jours, soit par les recrues qui nous viennent du pays des Iroquois, soit par la bénédiction que Dieu donne aux familles huronnes pour les repeuple”, nous avons été obligés de retirer nos Sauvages de Notre-Dame de Foye, où ils manquaient de terre et de bois, pour les placer une lieue et demie plus loin de Québec'. Nous avons donné le nom de Lorette à leur nouveau bourg, à cause de la chapelle que nous y avons fait bâtir sur le modèle et sous le nom de la Sainte-Maison de Lorette,

1. L'endroit où fut transportée la Mission de Notre-Dame de Foye était un large plateau à deux lieues et demie de Québec, dépendant d'une propriété nommée Saint-Gabriel qui appartenait aux Jésuites, (Vie du P. Chaumonot, p. 92.)

Ce nouvel établissement ayant commencé sur la fin de l’année 1673, nous considérerons cette Mission depuis ce temps-là jusqu’au commencement de l'an: née 1675. Nous dirons d’abord ce qui s'est également passé dans l’un et l’autre de ces deux bourgs ; nous rapporterons ensuite ce qui est arrivé de plus considérable à Notre-Dame de Foye, où nos Sauvages ont encore été obligés de venir pour ensemencer leurs champs et faire leur récolte. Enfin nous marquerons brièvement ce qui s’est fait à notre nouvelle Lorette.

ÏJ. — DE LA MISSION DES HURONS CONSIDÉRÉE EN GÉNÉRAL SOIT À N.-D. DE FOYE, SOIT A N.-D. DE LORETTE.

Cette Mission renfermait déjà plus de deux cent dix chrétiens lorsque le P. Chaumonot et le P. Bouvart ,quien étaient chargés, ont eu, dans l’espace de quinze mois, la conselation d'y baptiser cinquantedeux personnes, savoir : vingt-sept enfants et vingtcinq adultes, qui, excepté deux ou trois, font tous paraître une ferveur comparable à celle des fidèles de la primitive Église.

Comme ces néophites sont Iroquois pour la plupart, la charité que nos Hurons, tout pauvres qu'ils sont eux-mêmes, ont montré à les vêtir, à les loger, à les nourrir, et même à les adopter, est d’autant

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