‹ Relations inédites de la Nouvelle-France (1672-1679) [microforme] (volume 2)Chapitre 82 sur 119 · DE LA MISSION DES SEPT-ILES · texte numérisé non relu

DE LA MISSION DES SEPT-ILES

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pourtant d’être assez fameuses, à cause du concours des Sauvages, qui, après avoir chassé dans les forêls de la terre ferme, se rendent de temps en temps à une rivière assez voisine de ces îles, pour y trafiquer avec les Français que le commerce y attire.

C'est là proprement le pays des nations qu'on nomme Oumamiois!, dont la langüe tire son origine de celle des Sauvages de Tadoussac, quoiqu'elle ait beaucoup plus de mots et d'idiomes différents.

Ces Sauvages sont naturellement bons et fort traitables ; ils témoignent des dispositions assez favorables au Christianisme, car pour avoir seulement en-

tendu parler de la Foi par leurs voisins, ils désirent avec ardeur d’être instruits eux-mêmes et d'avoir Æ jy au milieu d'eux quelqu’un de nos Pères. pè Ils ne sont pas bien éloignés des Esquimaux, dont KE; ceux qui les avoisinent du côté du midi ne sont Æ }, pas aussi farouches que d’autres peuplades du même hq nom qui habitent plus au nord. Ces derniers, ainsi WE. qu'on nous l’a assuré, détruisirent l'an passé un pot vaisseau venu d'Europe, avec tout son équipage, & ;, pour venger la mort de quelques-uns des leurs, qui I avaierit été tués par des gens du navire, dans un dé- d'u mêlé survenu pendant qu'ils traitaient ensemble. le E Toute ia côte de cette mer est horrible à voir. Ce ne sont que des rochers entassés les uns sur les au- par ; min

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