‹ Relations inédites de la Nouvelle-France (1672-1679) [microforme]Chapitre 41 sur 88 · Kiskacons ou Kiska Voisins des Ponteouatami · texte numérisé non relu

Kiskacons ou Kiska Voisins des Ponteouatami

supplions Votre Révérence d’en bien recommander à Notre-Seigneur la conservation et le progrès dans les saints sacrifices pour moi, et la conjurer d’y donner quelque part à celui qui est avec tout le respect possible,

Mon Révérend Père,

Son très-humble et très-obéissant serviteur en Notre-Seigneur,

Pierre CHOLENEC, de la Compagnie de Jésus.

MISSIONS

Le Père Henri Nouvel, qui est supérieur de ces Missions, m’écrit qu’il a toute la consolation qu'il peut souhaiter de ces Sauvages, qui sont de deux nations différentes. La première ct la plus nombreuse est celle des Kiskakons!, où l’on compte cinq cents âmes ou environ. « Ils ont, dit-il, leur bourgade

1. Kiskacons ou Kiskaconüak, Sauvages de la langue algonquine, voisins des Ponteouatamis.

près de notre chapelle de Saint-Ignace à Michillimakinac. Les chefs et les anciens les plus considérables des Kiskakons sont chrétiens, et font bien leur devoir, aussi bien que la plus grande partie des femmes et des enfants. On peut dire que le Christianisme est chez eux en estime, et leurs anciennes superslitions dans le mépris. Je suis occupé depuis le matin jusqu’au soir à cultiver cette Église, et je n'ai que le temps de satisfaire à mes exercices spiriluels, surtout pendant l'hiver. Aussi vois-je le fruit de mes peines dans le ! aptème de vingt-cinq adultes et de quarante-huit enfants depuis une année. »

Le Père ajoute qu'il est témoin des travaux que le P. Pierson prend pour son Église des Hurons de Tionnontaté, parmi lesquels il a baptisé cette année cinq adultes et vingt-six enfants, dans notre chapelle de Saint-Ignace. Ces néophytes continuent à se distinguer par leur assiduité aux prières, et une grande ferveur à s'acquitter de tous les devoirs de la vie chrétienne.

Pour le P. Bailloquet, il ne fait pas moins de bien dans les environs du lac Huron, où il dirige une chrétienté fervente. Voici ce qu’il m’écrit à la date du 24 mai 1677 : « La Providence de Dieu a voulu nous sanctifier pendant tout l'hiver. Les occasions de patience et de charité ne nous ont point manqué ; nos Sauvages ont été malades et moi aussi. Plusieurs d’entre eux sont morts, et Dieu ne m'a pas encore

voulu appeler à l'automne, et s tions éparses au cinq enfants; et qu’un seul, à qu de pénitence ou Le P. Dreuill Marie-du-Sault côtés pendant l’é qu'il est des fa infirmités, ce b avec une vigue compte-t-on soi cette Mission der Le P, Charle Missions de Saint Puants, me fait vaux, et de ceu) l'instruction des que la Mission dc un centre, et qu rendent de temp faire instruire € avons bâtie, IL s

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voulu appeler à lui. J'ai visité en canot, pendant l'automne, et sur les glaces, pendant l'hiver, les nations éparses autour du lac Huron. J'ai baptisé trentecinq enfants ; et de tous les adultes, il n’en est mort qu'un seul , à qui je n'ai pu conférer le sacrement de pénitence ou de baptême.

Le P. Dreuillettes gouverne la mission de Sainte Marie-du-Sault, où les Sauvages abordent de tous côtés pendant l'été. Tout cassé d'âge et tout épuisé qu'il est des fatigues passées et’ de nombreuses infirmités, ce bon Père ne laisse pas de travailler avec une vigueur qui n’a guère d'exemple. Aussi compte-t-on soixante et quinze baptêmes faits en cette Mission depuis un an.

Le P, Charles Albanel‘, qui est supérieur des Missions de Saint-François-Xavier, dans la baïe des Puants, me fait savoir quel est le succès de ses travaux, et de ceux de nos Pères , qui sont occupés à l'instruction des nations circonvoisines. Il m’écrit que la Mission de Saint-François Xavier est comme un centre , et que, de toutes parts, les Sauvages s’y rendent de temps en temps et viennent prier et se faire instruire dans la belle chapelle que nous y avons bâtie, Il s'occupe, dans cette résidence, à don-

1. Le P,. Albanel était revenu à Québec, en 1676, après un séjour de deux ans dans les pays qui avoisinent la baie d'Hudson. Le mauvais vouloir des Anglais ne lui avait pas permis de continuer son apostolat auprès des Sauvages de ces contrées.

ner l'instruction à tous ceux qui se présentent; el depuis le peu de temps qu'il y est, il a conféré le baptême a plus de quarante Sauvages. D’un autre côté, le P, André a administré le même sacrement à plus de cent Catéchumènes; le P. Silvy, à une trentaine, chez la nation du Feu, et le P. Alloüez, à un nombre assez considérable chez les Outagamis et ailleurs. Un si grand fruit ne se peut pas recueillir sans bien des sueurs , des peines , ni sans beaucoup de dangers auxquels les missionnaires sont continuellement exposés parmi ces nations barbares. Le P. André a pensé faire naufrage deux fois; le P. Silvy s’est trouvé aussi dans un péril semblable. Ils ont été maltraités par les infidèles ; c’est ce qui fait le sujet de leur joie et de leur triomphe.

Comme la Mission des Illinois est de la dépendance de celle des Outaouais, ce serait ici le lieu d’en parler, mais on verra ce qui s’y est passé dans le récit que nous donnerons de l'établissement de cette Mission illinoise.

MISSI

Ces Missions c des Etchemins, Montagnais et a rain a soin de deuxième, et le E

Le P. Morain Bon-Pasteur, pri pendant une pa ouailles dans les quatorze, qu’il a recevoir ce sacre:

Le P. Bouche qui sont au-desst sicnnaire n’avait

L'opposition q jets qu’il avait fai pendant l'hiver, est opposé, dans gagné, ayant no

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