‹ Relations inédites de la Nouvelle-France (1672-1679) [microforme]Chapitre 65 sur 88 · Nous eûmes assez de peine de sortir de la · texte numérisé non relu

Nous eûmes assez de peine de sortir de la

le matin notre 1 n’y a point de

temps, et l’on Je chemin de difficile; nous : passé, lorsque

messe, on vient a aux Poutceouauestiou, Illinois, raison en partie >, arrive la nuit ont il nous fait

archons toute la tue deux chats

chant sur beau erbes semblables nt-Ignace ; mais ; gens y entrent put sortir à cause passent, à la ré-

e qu'il y a quelle soir.

de sortir de la

rivière ; sur le midi, on trouva les Sauvages dans une rivière, où je pris occasion d’instruire les Illinois, à raison d'un festin que Naouaskingoue venait de faire à une peau de loup.

6. On fit une belle journée ; les Sauvages, étant à la chasse, découvrirent quelques pistes d'homme, ce qui oblige d'arrêter le lendemain.

9. On mit à terre sur les deux heures, à cause d'un beau cabanage où l’on fait arrêt cinq jours, à cause de la grande agitation du lac sans aucun vent, ensuite par la neige, qui fut le lendemain fondue par le soieil et un vent du large.

15. Après avoir fait assez de chemin, on cabane dans un bel endroit où l’on est arrêté trois jours. Pierre racommode le fusil d’un Sauvage. Neige tombe la nuit et fond le jour.

20. On couche aux équors assez mal cabanés. Les Sauvages demeurent derrière durant qu’on est arrêté pendant un à deux jours et demi. Pierre, allant dans le bois, trouve la prairie à vingt lieues du portage ; il passe aussi sur un beau canal comme en voûte, haut de la hauteur d’un homme, où il y avait un pied d’eau. |

23. Étant embarqués sur le midi, nous eûmes assez de peine de gagner une rivière. Le froid commença pour lors, et plus d’un pied de neige couvrit la terre

qui est toujours depuis demeurée ; on fut arrêté là rois jours, durant lesquels Pierre tua un chevreau,

PU

trois outardes et trois coqs d'Inde qui étaient fort bons ; les autres passèrent jusqu'aux prairies. Un Sauvage ayant découvert quelques cabanes, nous vint trouver. Jacques y alla le lendemain avec lui; deux chasseurs me vinrent aussi voir ; c’étaient des Maskoutens, au nombre de huit ou neuf cabanes, lesquels séparés s'étaient les uns des autres pour pouvoir vivre. Avec des fatigues presque impossibles à des Français, ils marchent tout l’hiver dans des chemins très-difficiles , les terres étant pleines de ruisseaux, de petits lacs et de marais ; ils sont très-mal cabanés, et mangent ou jeünent, selon les lieux où ils se rencontrent ; étant arrêlés par le vent, nous remarquâmes qu'il y avait de grandes battures au large, où la lame brisait continuellement ; ce fut là que je sentis quelque atteinte d’un flux de ventre.

27. Nous eùmes assez de peine de sortir de la rivière, et ayant fait environ trois lieues, nous trouvâmes les Sauvages qui avaient tué des bœufs, et trois Illinois qui étaient venus du village ; nous fûmes arrêtés là d’un vent de terre, des lames prodigieuses qui venaient du large, et du froid.

1 Décembre. On devance les Sauvages pour pouvoir dire la première messe.

8. Ayant dit la première messe, étant embarqués, nous fümes eontraints de gagner une pointe pour pouvoir mettre à terre à cause des bourguignons.

Page 1