‹ Relations intellectuelles avec les Centraux? "Écrasons l'Infâme."Chapitre 121 sur 196 · IV. 1920. L. Counson · texte numérisé non relu

IV. 1920. L. Counson

(1) Les persécutions, les injustices, le mépris des Cours, l'indifférence du peuple..., l'indigence, l'exil..., voilà ce que je vous annonce. Faut-il que pour cela vous renonciez à éclairer les hommes ? Non, sans doute... Que sont tous vos ennemis auprès de la vérité ? Elle est éternelle, et le reste passe... Ne voyez- vous point le rapport qui est entre Dieu et votre âme ? Prenez devant lui cette assurance qui sied si bien à un ami de la vérité. Quoi ! Dieu vous voit, vous entend, vous approuve, et vous seriez malheureux !... Voyez la postérité qui s'avance et qui [vous] dit : « ...Attends et tu vas vivre, et tu pardonneras à ton siècle ses injustices, aux oppresseurs leur cruauté, à la nature de t' avoir choisi pour instruire' et pour éclairer les hommes ». A. L. Thomas (1735/85).

(2) Nous répondrons en détail à cette dernière question dans notre ouvrage sur La Science et V Enseignement supérieur en Belgique. Mais ici-même nous désirons aller au devant d'une objection que des anticatholiques ne manqueraient pas de faire : « Ce sont les cléricaux qui, ayant, avant la guerre, gouverné pendant 32 ans, sont, en grande partie, responsables du triste état de la Belgique au point de vue scientifique ».. Il y a mille arguments pour réfuter cette thèse. En voici trois : a) L'Eglise, (G u i z o t, quoique protestant, l'a reconnu ! ) a toujours fait son possible pour promouvoir la Science dans la plus grande mesure ;. b) c'est surtout depuis l'armistice, c'est-à-dire depuis que les catholiques sont en minorité gouvernementale,, que le gâchis règne en Belgique dans tous les.

Par suite de l'arbitraire des nominations [en Belgique], les jeunes gens hésitent aujourd'hui à aborder des carrières scientifiques.

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