XII. 1605. Henri IV
Dieu n'aime pas la guerre et préfère les pacifiques aux guerriers.
Bossuet (1627/1704).
S'associer pour la guerre n'est pas une vertu.
A. Ch. Renouard (1794/1878).
Ma gendarmerie s'est tellement déréglée que la plupart des hommes d'armes et archers allant et venant par les champs font infinis maux et pilleries à mon pauvre peuple et vivent sans rien payer...
1560. François II (1543/60).
Peut-on nier que les gens de guerre commettent de grands excès contre Dieu, par tant d'outrages et de violences qu'ils font tous les jours, s'enrichissant de vols et de brigandages, et cherchant leur bonheur dans la misère des autres ? Ce sont des loups plutôt que des hommes ; ils se repaissent de sang et de carnage, et leur âme est comme une mer qui est sans cesse agitée par les tempêtes des passions. Y a-t-il des désordres dont ils soient exempts ? Y a-t-il un vice qui ne règne pas en eux ?
Saint Jean Chrysostome (347/407).
Je ne connais guère de sophisme plus commun et p]us pervertissant que celui qui consiste à excuser et même à glorifier les actes les plus condamnables, par cette considération qu'ils ont été l'occasion de belles et bonnes choses [cas de la guerre]. 1870. P. Larroque (1801/79).
En temps de paix, la dissipation, l'orgie... les querelles, les rixes et les duels... En temps de guerre, les séditions, le pillage, la maraude, la dévastation, l'incendie, le déchaînement de> passions, la licence et la cruauté sous toutes ses formes !... Les soldats communiquent les influences délétères de la caserne aux enfants du peuple dans leurs garnisons. Les grosses joies des cabarets de nos villages viennent se transformer en habitudes quotidiennes dans le désœuvrement de la caserne.