Pièces just., 'H'i> u° V
DÉMÊLÉS AVEC LE COMTE ET l'ÉVÊQUE d'uRGEL 125
effectivement, qu'il guerroyait ' avec le comte de Comminges au mois de novembre 1 198 et s était ligué contre lui avec les seigneurs de Ganag. Il ne perdait point de vue cependant les fruits à espérer de sa campagne de l'autre côté des Pyrénées. Dans ce moment même il s'y offrait un héritage tentant à recueillir, celui d'Arnaud de Castelbon en personne : Ermessinde, sa fille unique, était destinée à posséder le vicomte de Castelbon en même temps que les domaines de Caboet. Raimond-Roger avait un intérêt évident à rechercher une telle union pour son fils Roger-Bernard : c'était le meilleur moyen de prendre pied en Catalogne. Arnaud lui-même ne pouvait qu'être favorable à une alliance pareille ; il y trouvait une satisfaction d'amour-propre ainsi qu'un appui en cas de guerre. Les parties s'entendirenf donc et signèrent le contrat de mariage à Tarascon, dans le pays de Foix (10 janvier 1202); Arnaud donna la comtorie de Caboet en dot à sa fille avec les autres biens ayant appartenu à sa femme et le vicomte dont il se réserva la jouissance, à l'exception des vallées de San Juan et d'Andorre. Raimond-Roger lui constitua en douaire le Lordadais et tout le pays situé jusqu'aux Pyrénées ; il reconnut aussi à son fils et à sa future belle-fille le titre de comte et de comtesse 2.
Guerres suscitées dans le diocèse et le comté d'I'rgel par l'alliance d'Arnaud de Castelbon avec Raimond-Roger i 1 203- 1 206). — Paix définitive.
Cependant le mariage ne put se réaliser de suite ; il est facile d'en comprendre la raison. On se rappelle l'une des