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ROGER-BERNARD II ET LES ÉVÈQUES d'l'RGEL 1o7
Démêlés de Roger-Bernard avec Pons de Vilamur. Suzeraineté de V église d'Urgel reconnue. Paréage d'Organa.
Le nouveau prélat montra, dès le début, l'intention très ferme de revendiquer ' les droits de son église. L'acte de juillet 1231, mentionné à l'instant, permet de le constater. L'évèque et le comte y recourent à un arbitrage pour le règlement de leurs querelles. Nous avons nommé les juges désignés par Roger-Bernard : le comte de Paillars et le vicomte de Cardone ; Pons choisit Bérenger de Peramola et R. de Josa. On convint d'une trêve devant expirer à la Saint-Jean de l'année suivante (1232), afin de laisser aux juges le temps de provoquer une composition à l'amiable ou de faire accepter par les parties une décision judiciaire. Ce compromis eut de bons résultats : Roger-Bernard fit 2 la paix avec l'église, reconnut sa suzeraineté et confirma toutes les conventions passées entre Arnaud de Castelbon et Bernard de Vilamur (1232).
Il n'en reprit pas moins et, dès cette année même, la réalisation de ses projets ambitieux. Il se fit, en effet, donner 3 en franc-alleu la moitié du château de Gastello de Riutort par Brunissende, abbesse de Sainte-Cécile ^i mai 1232) ; il lui promit, en retour, de lui payer la moitié de la plus-value à percevoir sur les produits ordinaires de cette forteresse.
1. Le 3 septembre 1230, Aurembiax, comtesse d'Urgel, confirma les privilèges de l'église lArch. capit. d'Urgel, cart., vol. 2, n° 66). — Pons obtint, peu après (13 sept. 1231), le serment des six paroisses d'Andorre d'exécuter tous les accords faits par elles avec la Mitre [Id., vol. 1, n° 1013).