‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 141 sur 358 · ROGER-BERNARD II ET PONS DE VILAMUR · texte numérisé non relu

ROGER-BERNARD II ET PONS DE VILAMUR

commission, composée de frères Prêcheurs et Mineurs et de plusieurs prélats, se rendit en conséquence à Castelbon et y découvrit un assez grand nombre d'hérétiques. Guillaume, procureur de l'église de Tarragone, en emmena environ 45; les ossements de 48 autres furent exhumés et réduits en cendres; une quinzaine, eniin, furent condamnés par coutumace, pour s'être enfuis à la nouvelle de la décision prise par le concile d'envoyer des inquisiteurs à Castelbon. Restaient encore quelques personnes suspectes à examiner par ceux-ci. Le procureur compléta sa mission dans cette localité en y faisant détruire deux maisons et en donnant acte 1 au comte (27 mai 1237) des facilités laissées par lui aux inquisiteurs pour pénétrer dans le vicomte.

Quelques jours après (4 juin), Roger-Bernard comparut 2 avec Pons, à San Cerni, en présence de ce personnage et des évêques de Yich et de Lérida. Il demanda l'annulation des censures portées contre lui et fit valoir les moyens de défense ci-après.

La sentence, disait-il, avait été promulguée en son absence et sans citation légitime. Il n'était pas le diocésain de l'évêque d'Urgel, car il avait remis le vicomte de Castelbon à son fils Roger ; celui-ci en était, d'ailleurs, propriétaire par héritage maternel. Il n'avait donc pas son domicile sur le territoire de Pons de Yilamur et ne pouvait être atteint par l'excommunication d'un prélat qui n'était pas son juge. Fût-il vrai, du reste, ce qu'il niait absolument, qu'il possédât lui-même le vicomte de Castelbon, il n'était pas tenu de livrer à l'évêque les hommes dont celui-ci se plaignait, d'autant que leur nombre était considérable. Pons était son ennemi mortel, et

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