‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 142 sur 358 · col · texte numérisé non relu

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des hostilités implacables régnaient entre les habitants de Castelbon et ceux de la Seo, depuis que l'évêque et ses semblables avaient conçu et nourri une haine terrible contre lui et les autres vicomtes et excité la guerre contre eux. C'était enfin pour se mettre à l'abri des vexations inspirées par l'animosité du pontife qu'il en avait appelé, avant la sentence de celui-ci, à l'archevêque élu l de Tarragone ; mais l'évêque avait procédé à l'excommunication, nonobstant le dit appel.

Pons convint de ne s'être pas arrêté devant cet obstacle ; il n'eut pas de peine toutefois à réfuter les raisonnements subtils de Roger-Bernard, ceux relatifs notamment au domicile canonique du comte. Celui-ci, assurait-il tout d'abord, avait reçu une citation régulière, ce qui était facile à prouver, mais il n'avait pas comparu et avait été déclaré coutumace. C'était bien Roger-Bernard lui-même qui tenait de l'église le vicomte de Castelbon et en avait prêté l'hommage manuel à l'évêque, sans jamais en avoir été absous. Ce dernier, d'une part, n'avait pas été consulté sur la transmission du vicomte et n'y avait pas consenti ; Roger-Bernard, de l'autre, continuait d'en percevoir les fruits et d'en garder le titre dans les actes de sa chancellerie.

Pons expliquait, du reste, la raison pour laquelle il lui était devenu impossible de se rendre personnellement dans le vicomte : les habitants avaient attenté par deux fois à sa vie, avec la permission de leur seigneur. Il n'était donc pas surprenant qu'il eût demandé la remise des hérétiques entre ses mains. Ceux-ci n'étaient pas, d'ailleurs, une multitude; il n'en avait, effectivement, réclamé que trois d'abord, puis

1. Guillaume avait été élu archevêque de Tarragone, après la mort de Sparago, mais il ne se fit pas consacrer et renonça quelque temps après à l'épiscopat. Aussi se contentait-il de prendre dans les actes le titre de procureur de l'église de Tarragone. (Vaissète, t. VI, p. 703.)

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