ROGER-BERNARD II ET PONS DE VILAMIR
cinq, quinze autres, ensuite, condamnés pour crime d'hérésie, et enfin quarante-quatre ; mais Roger-Bernard avait refusé net d'en livrer peu ou beaucoup.
L'évèque ajoutait qu'au moment où avait commencé cette affaire la paix avait mis fin aux conflits de ses prédécesseurs avec le comte. Aucune nouvelle guerre ne s'était produite entre ce dernier et lui-même ni entre les habitants de la Seo et ceux de Castelbon, depuis sa promotion à l'épiscopat; s'il y avait eu autrefois des querelles entre ceux-ci, les traités récents les avait fait entièrement cesser.
Roger-Bernard répliqua de diverses manières pour prouver qu'il avait réellement transmis le vicomte à son fils, que celuici avait offert à l'évèque de lui prêter hommage, que cette seigneurie avait été ouverte aux inquisiteurs, etc. ; puis les débats furent clos le même jour par un traité relatif à l'excommunication épiscopale. Nous ignorons quelles en furent les clauses, car les archives du chapitre d'Urgel ne nous ont conservé que l'analyse de ce document l.
C'est à cette époque, sans doute, qu'il faut rapporter la trêve conclue entre les parties par l'entremise de Guillaume, archevêque élu de Tarragone. Le mémoire d'Urgel nous apprend- ce fait, mais n'en marque malheureusement ni la date, ni les conditions.
1. Inventaire ms. dos arch. capit. d'Urgel, art. Castellbô, en la cayxa de la C, n° 41.