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Renouvellement de la guerre. Absolution de Roqer-Berntird
Roger-Bernard et son fils n'en continuèrent pas moins leurs attentats contre l'église : détroussant ses hommes sur les chemins publics, sous prétexte de lever la leude à laquelle ils avaient renoncé dans les conventions antérieures, enlevant k l'évêque ses châteaux et ses villages, protégeant ses ennemis, arrêtant et tuant ceux qui étaient chargés de poursuivre ces derniers l .
La trêve fut renouvelée ' sur les bords de la Valira (1238), en présence de P. de Vilamur, de G. de Bêlera, de G. de Urg et de beaucoup d'autres témoins; cependant le comte recommença aussitôt à mutiler et à tuer les hommes de l'église, à les emmener prisonniers, à piller leurs biens et incendier leurs demeures 3.
Une troisième suspension d'armes (1239) fut encore moins observée4. Roger de Foix se précipita sur la Seo (1er avril), y tua 26 hommes, en blessa un grand nombre d'autres et y prit un riche butin. Il mit le feu au village de Boxadera, après l'avoir saccagé entièrement. Il n'épargna pas davantage le château de Pla de San Tirso, mais le brûla, en malmena les habitants et en dévasta l'église. Le même sort fut réservé à celui d'Asnurri et à ses habitants.
Ce fut probablement à l'occasion de cette guerre que l'archevêque de Tarragone engagea les fidèles à porter secours à l'église, de concert avec Pons de Cabrera, comte d'Urgel.