Villanueva, Viage lill., t. XI, p
Bauoon df. Mony. — Comtes île Foi.r et Catalogne. I. ]v
mettre, lui et ses biens, sous la protection du Saint-Siège et récuser, pour le jugement à intervenir, le tribunal du prélat; celui-ci, en etl'et, était composé, disait-il, de chanoines, tous sujets dévoués de Pons et ennemis manifestes, comme lui, de la maison de Foix. Il reprochait à ce dernier, de l'avoir dépouillé violemment des fiels et bénéfices tenus de l'église par ses prédécesseurs, et de l'inviter à se rendre en un lieu où sa personne ne serait pas en sûreté. Il ajoutait que, se trouvant un jour à la cour épiscopale dans la ville de la Seo, il avait été assailli avec son escorte par les hommes de l'église. Il accusait, en outre, les gens de l'évêque d'avoir- violé la trêve conclue entre eux.
On ignore la suite donnée par Innocent IV à la requête de Roger ; l'on sait, par contre, l'état déplorable dans lequel le diocèse se trouvait alors, par le fait des nombreuses exactions des comtes de Foix. Une lettre ' de ce pape S octobre 1243) nous apprend, en effet, que l'évêque et le chapitre d'Urg-el avaient demandé au Saint-Siège de consentir à la réduction du nombre des chanoines de trente-trois à vingt-cinq : les revenus de l'église ne suffisaient plus à les entretenir « quant ]>/-<>j>/er guerrarum discrimina de proventibus ecclesie vivere ncquirent ». Innocent chargea l'évêque de Vich et l'abbé de Ripoll d'examiner la situation.
Pons et son rival arrivèrent ~ cependant à convenir d'une trêve (10 avril 1244); la durée en était limitée à la Pentecôte de l'autre année et, à partir de cette époque, aux vingt jours qui suivraient sa dénonciation par l'une des deux parties; les alliés de chacune d'elles y furent compris. Roger obtint, de la sorte, qu'Arnaud de Gastels 3, l'un de ses plus iidèles par-