Elie Berger, Reg. d'Innocent IV. 1. I, p. 34, n
2. Orig. Aicli. capit. d'Urgel, armoire s, caisse intitulée : Castellbô. M. Son père et lui-même avaient donné asile à Arnaud de Castels,
lorsque l'évêque poursuivait celui-ci, pour ses méfaits dans la vallée de
GUERRES DE ROGER IV AVEC PONS DE VU.A.MlT. 179
tisans, fût admis au bénéfice delà suspension d'armes jusqu'à la prochaine fête de saint Michel et ensuite pendant un délai de 10 jours depuis le moment où il aurait déclaré vouloir reprendre les hostilités. Il fut, d'ailleurs, entendu que ce personnage participerait aux conditions générales de l'arrangement ', s'il s'était accordé avec Pons à la date ci-dessus.
Le différend fut soumis2, le lendemain 11 avril), à l'arbitrage de R. de Josa et de Bernard d'Alion, et, par substitution, à celui de B. de Mur, archidiacre de Tremp, et de Loup de Foix, en cas de désaccord entre les premiers juges. Lue amende de deux mille morabotins était stipulée en faveur de celle des parties cpii refuserait de se soumettre à la sentence des arbitres. Comme garantie de cette somme, l'évèque remit à ceux-ci les châteaux de Lès et de Tor ; le comte, les forteresses d'Adragen et de Salent, avec l'agrément d'Arnaud de Castels pour cette dernière, qui était inféodée à ce seigneur.
On n'aboutit pas, cependant, à une entente complète et une nouvelle trêve 22 juin 12t6) fut accordée3 au prélat par le comte, tant en son nom qu'en celui de ses alliés : Raimond de Cardone, B. de Anglerola, Gaucerand de Urg, etc. Elle
Tost et dans d'autres possessions de l'église (Pièces jiisf., n° 48, p. 110- III). Roger profita, du reste, de son amitié avec Arnaud pour se faire céder, moyennant une rente de 300 sous, tous les droits possédés par lui sur le vicomte de Castelbon, en raison de l'héritage de Pierre-Raimond de Castelbon, père de ce seigneur, 20 avril I2ii [Orig. Arcli. aat., J 870, n» 53. — Copie. Bibl. nat., coll. Doat, vol. 170, f° 252. — Analyse. Arch. dép. des liasses-Pyrénées, E 392, f° 2ot v°).
1. Le comte de Foix avait eu aussi quelques difficultés avec Roger, comte de Paillars; il convint, en effet, avec lui (30 mars 1244), de les faire régler par un arbitrage et de conclure une trêve devant durer jusqu'à la prochaine fête de Pâques (Doat, vol. 170, f° 285).
2. Arch. nat., J 879, sans numéro. Le vidimus de cet acte i 1249) porte le n° 52.