‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 152 sur 358 · Ici., ib., n · texte numérisé non relu

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devait durer jusqu'à la prochaine fête de Pâques. Les parties promettaient de ne se faire aucun mal, pendant ce délai, qu'elles fussent en instance ou non devant des juges du pape déjà obtenus ou à obtenir. Il fut convenu que, passé un certain temps, R. de Cardone, B. de Anglerola et les autres alliés du comte seraient libres.de faire la guerre à Pons, pourvu que ce ne fût pas avec les hommes de Roger et dans le but de soutenir celui-ci. Il leur était interdit, en ce cas, de revenir sur les terres du comte. La trêve fut jurée par les prud'hommes de la Seo et ceux de Castelbon.

Procès engagés entre Pons de Vilamur et Roger I\ devant les juges délègues par le pape.

La nouvelle suspension d'armes n'eut pas de meilleur résultat ; les parties se résolurent donc à remettre au Saint-Sièg-e le jugement de leurs querelles. Le pape ' chargea de cette affaire 2 les abbés de Scarpes et de Fontclar et le prieur de Fraga du diocèse de Lérida. Roger ne comparut point, paraît-il, car les juges le condamnèrent par contumace et décidèrent que l'évêque serait mis en possession provisoire des domaines réclamés par lui, c'est-à-dire des châteaux de Narg-o, Sévis et autres, ainsi que de la vallée d'Andorre. Mais ce sei-

1. La plupart dos détails ci-dessous sont empruntés aux documents cotés dans nos pièces justificatives sous les numéros 40 à 43. Deux d'entre eux (n05 40 et 41) donnent l'exposé des faits d'après la version du comte de Foix. Un troisième (n° 43) fournit le résumé des débats d'après celle de l'évêque. Nous les avons rapprochés les uns des autres et nous nous sommes ainsi efforcé d'indiquer, d'une manière exacle, les différentes phases du procès.

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