‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 153 sur 358 · Pièces just., p. 77 et N · texte numérisé non relu

Pièces just., p. 77 et N

gneur ne voulut pas remettre les terres et les châteaux mentionnés ' .

Impuissants à briser son obstination, les commissaires pontificaux allaient l'excommunier lorsqu'il leur opposa un privilège apostolique, en vertu duquel il ne pouvait être frappé de censure par aucun juge délégué 2. L'évêque et le chapitre eurent alors recours au Saint-Siège pour obtenir la suspension de cette immunité, si elle existait réellement 3. S'étant pourvus, en conséquence, de lettres spéciales du pape, les juges prononcèrent l'excommunication de Roger, sur son refus de livrer à l'évêque les châteaux qu'il détenait 4.

Le comte laissa passer le délai canonique, sans interjeter appel au Souverain Pontife-^ ; puis il s'y décida, accusant les juges d'avoir procédé sans l'avoir averti ni cité, sans avoir instruit la cause ni observé aucune règle juridique ; de l'avoir excommunié enfin malgré son appel G. Ce recours de Roger eut pour ell'et la nomination de nouveaux délégués par Innocent IV 7 : l'évêque de Béziers, le prieur de Roda et l'archidiacre de Fenouillède (14 juin 1247); le pape les chargea d'examiner les griefs du comte et de casser la sentence, s'ils étaient fondés, ou bien de remettre la cause entre les mains des premiers juges ; de condamner, au contraire, l'appelant aux dépens, si sa requête n'était pas juste s.

L'évêque écrivit, de son côté, au Saint-Siège pour justifier la conduite de l'abbé de Fontclar et de ses assesseurs : ils avaient

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