‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 154 sur 358 · hl., n° W · texte numérisé non relu

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fait au comte les sommations légales et procédé régulièrement dans l'instruction de la cause ; ils avaient excommunié Roger parce qu'il refusait de se soumettre à leur sentence ; celui-ci, du reste, n'avait pas interjeté appel dans le délai nécessaire '.

Sur ces entrefaites, le pape fit soigneusement étudier l'affaire par maître Barthélemi, son chapelain, et s'en fit faire par lui un rapport. Il désigna ensuite de nouveaux juges, à la demande de l'évêque 3 : le prieur de Saint-Paul de Barcelone, A. de Gurb, archidiacre, et P. Albert, chanoine de Barcelone. Ceux-ci devaient, si l'exposé de Pons était exact, le mettre en possession des domaines contestés et faire publier l'excommunication de Roger, aussi longtemps qu'il n'aurait pas donné satisfaction à l'église.

Ce dernier ne tint aucun compte des sommations de ces juges, sous prétexte qu'ils refusaient de lui assigner un lieu sûr, pour comparaître devant eux 4. Il fut donc excommunié derechef1' ; les commissaires décrétèrent, en même temps, la mise en possession de l'église des châteaux qu'il refusait de livrer. Pour échapper à cette nouvelle condamnation , le comte feignit d'en avoir appelé au siège apostolique, se plaignant à ce dernier qu'on eût procédé contre lui, au mépris de son appel ; il obtint, de cette manière, la révision du jugement par l'évêque et l'archidiacre d'Empurias ainsi que par le sacriste de Gérone 6. Innocent investit ces dignitaires du pouvoir de porter une sentence délinitive et sans appel.

Cependant, l'évêque et le chapitre étaient fatigués des retards réellement extraordinaires que subissait cette cause :

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