‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 155 sur 358 · Id., p · texte numérisé non relu

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îi. Id., p. 78.

il. /</., p. 78 et 83.

les chicanes et les subterfuges du comte avaient réussi à la faire traîner plus de trois années durant '. sans qu'elle fût près d'aboutir. Ils s'adressèrent donc, eux-mêmes, au pape et se tirent accorder une bulle en vertu de laquelle les parties devaient produire, sous peine d'excommunication, tontes les lettres et pièces relatives au procès : les juges, nommés à la requête du comte, feraient alors une révision complète de l'affaire et statueraient, sans appel, dans l'espace de six mois. Ce délai passé, elle devait être renvoyée au Saint-Siège, afin d'y être vidée définitivement en présence des intéressés ou de leurs procureurs ~.

Les commissaires ne purent continuer personnellement l'instruction dont ils étaient chargés et déléguèrent leurs pouvoirs à l'oiiicial de Gérone et à l'abbé de Saint-Pierre-de Galligans :;. Ces juges subdélégués ne réussirent pas mieux que leurs prédécesseurs et renvoyèrent, au bout de six mois. la cause devant la cour pontificale 4.

Ce résultat va. semble-t-il. amener le dénouement de cette procédure embrouillée. Pas encore, toutefois; l'astucieux Roger IV trouvait toujours de nouveaux motifs pour en retarder la solution. Il redoutait, sans doute, de comparaître devant le tribunal du pape : ses moyens dilatoires n'y auraient pas été de mise. Il représenta donc à Innocent qu'un procès à Rome serait fort coûteux pour lui ■"' et il obtint de nouveau d'autres juges. Le pape6, en conséquence, écrivit 8 juin 1251) aux abbés de Ripoll :. de San Juan de las Abadessas et de Lézat,

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